Château de Chevenon

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Château de Chevenon
Image illustrative de l'article Château de Chevenon
Nom local Vieux-Château
Période ou style Moyen Âge
Type Forteresse médiévale
Début construction 1382
Fin construction 1406
Propriétaire initial Guillaume I de Chevenon
Destination initiale Défense
Destination actuelle Habitation privée ne se visitant pas
Protection Logo monument historique Classé MH (1946)
Coordonnées 46° 55′ 10″ N 3° 13′ 59″ E / 46.9193062, 3.232917899999646° 55′ 10″ Nord 3° 13′ 59″ Est / 46.9193062, 3.2329178999996  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Nivernais
Région Bourgogne
Département Nièvre
Commune Chevenon

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Château de Chevenon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Chevenon

Le château de Chevenon est une forteresse médiévale située dans la commune de Chevenon, dans le département français de la Nièvre. Il fait l’objet d'un classement au titre des monuments historiques par décret du 25 février 1946[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L'édifice actuel fut construit entre 1382 et 1406, dans un style qui rappelle le château de Passy-les-Tours, inspirés du château de Vincennes. Guillaume Ier de Chevenon était capitaine au donjon de Vincennes, charge qu'il occupe sous le roi Charles V et qui sera également occupée par ses fils Guillaume II de Chevenon et Jehan de Chevenon auprès du roi Charles VI.

Jean (Jehan) de Chevenon sera comblé de bienfaits par le roi, ce qui en fera une des plus grosses fortune de son temps. Henry Antoine de la Grange d'Arquian, le possède au XVIIe siècle.

En 1766, le château est acheté par Mathieu Bernard Gondin et en 1848, il est repris par Frédéric Girerd, (1801-1859).

En 1940, Monsieur et Madame Bardin en étaient les propriétaires.

Descriptif[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château d'origine était de plan carré, protégé par deux enceintes de fossés, cantonnées de grosses tours rondes. Des courtines reliaient les tours de l'est au corps de logis. On franchissait les fossés par une passerelle, donnant sur l'aire libre, qui était protégé par une seconde enceinte de fossés et de courtines, flanquées de tours rondes aux quatre angles. On y accédait par un châtelet.

Au XVIIIe siècle, cet ensemble défensif étant en ruines et menaçant de s'écrouler, elles furent démolies par Mathieu Bernard Gondin, conseiller du roi en son Grand Conseil et en l'hôtel de ville de Paris, qui en était propriétaire depuis 1766

Au XIXe siècle, le château étant transformé en ferme, menaçait ruine et c'est sur les pressions de George Sand, que le député de la Nièvre en 1848: Frédéric Girerd fit l'acquisition du domaine. Ce dernier sera ministre sous la Troisième République.

Aujourd'hui le château se présente sous la forme d'un grand bâtiment de plan rectangulaire, plus haut que large, formant un donjon. Au couchant, la façade du château à quatre étages est flanquée de deux grosses tours rondes, autrefois crénelées et aujourd'hui recouverte d'une toiture conique. La façade comporte des archères à croisillon médian et des ouvertures pour les canons, certaines d'entre elles ayant fait l'objet d'aménagement en fenêtres pour le confort des propriétaires.

Au premier étage on voit encore la porte, qui desservait le chemin de ronde. En son milieu, la façade est percée d'une ouverture surmonté d'un arc surbaissé et encadré de deux tourelles sur contreforts et s'élevant jusqu'aux combles. Les consoles d'une ancienne bretèche subsistent en sa partie supérieure. Une tête de femme orne l'une d'elle. L'emplacement de la herse et d'un assommoir sont toujours en place. De chaque côté du passage sont deux salles voûtées, en berceau brisé. L'une d'elle servit de prison et l'autre de corps de garde.

À l'intérieur, le caractère médiéval est assez bien conservé. Les tours d'angles conservent des pièces voûtées en coupoles. Les corbeaux qui supportent dans les pièces, des plafonds à la française, sont décorés aux armes des Girard, des La Platière et de Jean de Clamecy.

Les cheminées datent de la fin du XIVe siècle, l'une d'elle porte les armes d'Henry Antoine de la Grange d'Arquian. Sur les murs des embrasures des fenêtres qui ont conservé des coussièges, on trouve quelques graffitis des dames du temps jadis, cloîtrées en ces lieux.

Cour intérieure[modifier | modifier le code]

On y accède par l'entrée principale de la façade ouest. Elle est flanquée de deux tourelles carrées et à gauche du porche d'une tour carrée hors œuvre de 25 mètres de haut qui dans sa partie supérieure a reçu une tourelle à encorbellement à culot mouluré. À l'intérieur de laquelle, un escalier à vis donne accès aux différents niveaux du château. Un petit escalier dans la tourelle, le prolonge et conduit à la plate forme du guet. Cette tour a gardé le conduit acoustique qui permettait de donner l'alerte au corps de garde situé au rez-de-chaussée.

Communs[modifier | modifier le code]

Colombier[modifier | modifier le code]

Le colombier est situé dans la cour d'Ouest et se trouvait à l'origine situé entre les deux bailes

Chapelle[modifier | modifier le code]

Armoiries et devise[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cyprien Girerd, Les seigneurs de Chevenon, sd.
  • Raymond Colas, Châteaux en Nivernais, 1976, p. 189–193.
  • Raymond Colas, Guide des Châteaux de France, la Nièvre, éd. Hermé, Paris, 1981, p. 33–35, 102.p.
  • Françoise Vignier, Dictionnaire des Châteaux de France, Bourgogne et Nivernais.
  • Charles-Laurent Salch, Les plus beaux châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal,‎ 1987, p. 78.

Iconographie[modifier | modifier le code]