Château de Chantemerle

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Château de Chantemerle
Image illustrative de l'article Château de Chantemerle
Nom local Château de Saint-Didier
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Propriétaire initial Archevêque de Tarentaise
Destination initiale Résidence épiscopale
Propriétaire actuel Commune de La Bâthie
Destination actuelle Ruiné
Coordonnées 45° 38′ 19″ N 6° 26′ 44″ E / 45.63861, 6.44556 ()45° 38′ 19″ Nord 6° 26′ 44″ Est / 45.63861, 6.44556 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces du Duché de Savoie Tarentaise
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Commune La Bâthie

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Château de Chantemerle

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Chantemerle

Le château de Chantemerle appelé également château de Saint-Didier est un ancien château fort, du XIIe siècle, centre de la châtellenie archiépiscopale de La Bâthie, résidence d'été des archevêques de Tarentaise, dont les ruines se dressent sur la commune de La Bâthie dans le département de Savoie en région Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Les ruines du château de Chantemerle sont situées dans le département français de Savoie sur la commune de La Bâthie, au nord, à l'extrémité d'une crête rocheuse, dominant le hameau de Chantemerle et la vallée de l'Isère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château fut le centre de la châtellenie archiépiscopale de La Bâthie, comprenant Beaufort, Saint-Vital, Blay, Saint-Paul, auquel Cléry fut rattaché.

En 996[2], Rodolphe III de Bourgogne, remet aux archevêque de Tarentaise leur diocèse au titre de fief comtal.

Le château, cité en 1196[3], est reconstruit au XIIIe siècle[3]. Les évêques, devenu prince du Saint-Empire, l'évêque Aimon de Briançon, au XIIIe siècle, obtient, de Barberousse, la cession de Moûtiers ainsi que des châteaux de Saint-Jacques, Briançon, Conflans, Villette, Beaufort et La Bâthie.

Vers 1263, l'archevêché local décida le transfert des chanoines à Moûtiers. Un conflit entre le comte de Savoie et l'archevêque, éclata autour de droits que tous deux avaient sur le secteur de Cléry. Ainsi l'archevêque, désireux d'asseoir son autorité sur ce territoire et se considérant comme menacé par les avancés comtales, prit la décision d'ériger le château de la Bâthie, en basse Tarentaise, autour duquel il réorganisa entièrement une châtellenie. Il en profita également pour rattacher Cléry à cette nouvelle châtellenie archiépiscopale pour les hommes et les biens dépendant de lui.

L'amélioration des techniques de sièges et des armes à feux, entraina une réorganisation de l'espace ; nouvelles entrées, transformation des meurtrières en fenêtres, destruction des mâchicoulis ; ces remaniements réalisés en briques contraste avec les matériaux employés pour la construction primitive.

En 1423[2], Jean V de Bertrand reconnaît le tenir en fief, le cardinal Jean d'Arcis en fait de même en 1454[2].

À la Révolution, il est déclaré bien national. Le département l'a acquis en 1988, consolidé et éclairé à l'occasion des Jeux Olympiques d'Hiver de 1992 ; dispositif d'éclairage aujourd'hui complètement vandalisé.

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Description[modifier | modifier le code]

L'ensemble des bâtiments date de la fin du XIIe siècle et du début XIIIe siècle.

Le château de Chantemerle se présente sous la forme d'une enceinte polygonale irrégulière que commande une tour maîtresse cylindrique à archères du XIIIe siècle, et d'une tour carrée du XIVe siècle[4] située un peu en contrebas.

Le donjon circulaire de 8,50 mètres de diamètre, construit côté aval, est haut de 22 mètres. Le mur en petit appareil irrégulier est constitué de moellons noyé de mortier et a une épaisseur de 2,65 mètres à sa base. Il est divisé en cinq niveaux planchéiés. Le dernier est le seul à être éclairé, les autres sont percés d'archères à niche. À son sommet une plate-forme, que supporte une voûte, est garnie d'un parapet crénelée. On accède au donjon par une porte située à 9 mètres de hauteur, percée au premier étage et donnant sur la cour. Cette porte était protégée de l'extérieur par un volet en bois se mouvant sur deux tourillons posés sur des corbeaux placés au-dessus de la baie.

Un peu en contrebas, se dresse une tour flanquante, de plan carrée, placée en avant et rattachée au château par un angle. Habitable, fait du même matériau que le donjon, mesurant 8,50 mètres de côté, elle est divisée comme ce dernier en cinq niveaux planchéiés, éclairés par des fenêtre rectangulaire. Fortement talutée à sa base, ses murs sont hauts de 22,80 mètres et ont 1,55 mètre d'épaisseur.

Différents logis appuyés aux rempart, sont disposés autour de la cour, parmi eux, l'un devait recevoir, le greffe, le prétoire, le logement du châtelain et de ses gens, et une tour-résidence de forme irrégulière, qui servit probablement d'habitation aux archevêques. Haute de quatre étages sur rez-de-chaussée. Elle comprend une cave, une cheminée à manteau avec chapiteaux sculptés, supporté par deux pieds-droits, avec des consoles hexagonales engagées et dont il subsiste aujourd'hui une console et les deux chapiteaux.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  2. a, b et c Michèle Brocard 1995, p. 52-53.
  3. a et b Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France,‎ 1987, 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 109.
  4. Jean Mesqui 1997, p. 475

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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