Château de Champs-sur-Marne

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Château de Champs-sur-Marne
Image illustrative de l'article Château de Champs-sur-Marne
Façade sud du château de Champs-sur-Marne.
Période ou style Classique
Type château
Architecte Pierre Bullet, Jean-Baptiste Bullet de Chamblain
Début construction 1699
Fin construction 1707
Propriétaire initial Charles Renouard de La Touanne, Paul Poisson de Bourvallais
Destination initiale maison de plaisance
Propriétaire actuel État français (ministère de la Culture et de la Communication)
Destination actuelle visite, location
Protection Logo monument historique Classé MH (1935)
Site web champs-sur-marne.monuments-nationaux.fr/
Coordonnées 48° 51′ 14″ N 2° 36′ 15″ E / 48.85389, 2.6041748° 51′ 14″ Nord 2° 36′ 15″ Est / 48.85389, 2.60417  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Brie
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Commune Champs-sur-Marne

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Champs-sur-Marne

Le château de Champs-sur-Marne[1] est situé en France dans la commune de Champs-sur-Marne, dans le département de Seine-et-Marne (région Île-de-France).

Le domaine de Champs présente la caractéristique rare de rassembler à la fois un jardin[2] et un château[3] encore parfaitement conservés.

Champs fait partie, au premier chef, du patrimoine artistique de la France. Il est par excellence le symbole de l'esprit et de la culture classique français.

Type accompli de la maison de plaisance à la française du début du XVIIIe siècle, avec son plan en « U » à deux courtes ailes sur la cour d'honneur au sud et sa rotonde sur le jardin au nord, il témoigne de l'évolution de la société vers la recherche de davantage de confort.

Entouré d'un des plus beaux parcs de France, il allie avec bonheur un jardin à la française et à l'anglaise sur 85 hectares. Le jardin est labellisé Jardin remarquable.

Il a été construit près d'une boucle de la Marne entre 1703 et 1706 par les architectes Pierre Bullet et son fils Jean-Baptiste Bullet de Chamblain pour deux financiers de Louis XIV : Charles Renouard de La Touanne puis Paul Poisson de Bourvallais.

Pendant plus de vingt ans, de 1718 à 1739, la princesse de Conti (1666-1739), fille légitimée de Louis XIV et de Louise de La Vallière, possède le château en usufruit.

À l’été 1757 le duc de La Vallière loue le château à la marquise de Pompadour qui y résidera pendant un an et demi.

En 1895 il est acheté par le banquier Louis Cahen d'Anvers, puissante famille de la haute finance parisienne, et son épouse Louise de Morpurgo; ils font restaurer le domaine et le château par l'architecte Walter-André Destailleur, qui avait déjà édifié pour eux en 1880 l'hôtel au 2, rue de Bassano à Paris, orné de lambris anciens, de tableaux et d'objets d'art des XVIIe et XVIIIe siècles[4].

Le couple remeuble à grands frais la demeure - où naîtra le 26 août 1899 leur fille Lydie Louise Yvonne - et font recréer les jardins par les paysagistes Henri et Achille Duchêne aidés par les nombreux jardiniers recrutés par Louis Cahen d'Anvers, qui en 1904 fut élu maire de la commune (1 200 habitants), avant son fils cadet Charles.

Il meurt en 1922; en 1934 Charles, époux de Suzanne Lévy, donne à l'État et la demeure restaurée et son mobilier à condition qu'il reste en place, et que l'emploi et le logement des 63 jardiniers, des 18 domestiques, des 11 garde-chasse et de la cinquantaine d'employés des fermes du domaine soit garanti.

« Dans la période qui a suivi la donation si le comte Charles désirait revenir à Champs, il téléphonait (...). Mes parents étaient heureux de lui préparer et de lui servir un repas et un café ultra fort - arrivant d'Argentine, où la famille possédait de vastes domaines » (Mme Tartier, née Biscaye, fille du maître d'hôtel de Champs, citée par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Châteaux et châtelains, éditions Anne Carrière, 2005, p. 97).

Le 3 juillet 1954 un grand bal réunissant 1 400 personnes y fut donné pour le 18e anniversaire de Monica Cahen d'Anvers, à la suite d'un décret ayant remis le domaine à la disposition (pour un mois) de son père, qui dut assurer le château pour deux millions de dollars et son contenu pour deux millions et demi ( même réf. p. 98).

De 1959 à 1969 le Général de Gaulle qui l'affecte aux hôtes de marque de l'Etat, y reçoit de nombreux chefs d'état de l'Afrique noire francophone après la décolonisation.

En 1980, un autre bal pour 800 invités y fut donné pour les 18 ans d'une nièce de Gilbert Cahen d'Anvers (1909-1995).

En 1987 fut créée l'association « Sons d'histoire au château », qui y donna des spectacles historiques ; celui de 1995 était intitulé Le Château d'Alice, en souvenir d'Alice, qui jeune fut peinte par Renoir, comme sa soeur Irène, épouse de 1891 à 1902 du comte Moise de Camondo.

À partir de la fin des années 1980, le rythme des tournages cinématographiques, télévisuels et publicitaires s'y intensifie (près de 80 tournages à ce jour). La richesse du décor intérieur et du mobilier ainsi que les jardins sont en effets très appréciés des cinéastes du monde entier.

C'est aujourd'hui un domaine national géré par le Centre des monuments nationaux qui abrite dans ses communs sud-ouest le Laboratoire de recherche des monuments historiques.

Après des travaux de restauration[5] ayant duré plus de six ans, la réouverture payante au public a eu lieu le samedi 29 juin 2013. Le parc a toujours été visitable gratuitement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Champs est mentionné entre 1079 et 1096 dans une charte de franchise signée par Adam de Champs. La seigneurie reste dans sa famille jusqu'en 1399, date à laquelle Jeanne II de Champs la vend à la famille d'Orgemont, originaire de Lagny-sur-Marne.

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, elle passe entre plusieurs mains avant d'être acquise vers 1698 par Charles Renouard de La Touanne, trésorier général de l'Extraordinaire des guerres et de la Cavalerie légère. En 1699, il fait appel aux architectes Pierre Bullet et à son fils Jean-Baptiste Bullet de Chamblain pour lui construire une nouvelle demeure, mais il fait banqueroute en mai 1701 et décède le 4 juin 1701. Il allait être conduit à la Bastille[6].

Les travaux sont alors arrêtés. On n'a toutefois aucune information sur le degré d'avancement de ces travaux au moment de leur arrêt[7].

Le domaine est confisqué en 1701 et revendu en 1703 à un autre financier Paul Poisson de Bourvallais[8], secrétaire du Conseil royal des finances qui est le modèle de la comédie : Turcaret ou le Financier d' Alain-René Lesage. Il fait achever les travaux, toujours sous la direction de Bullet de Chamblain. La construction est terminée en 1707. Les jardins à la française sont créés vers 1710, sans doute par Claude Desgots, petit-neveu et élève de Le Nôtre [a 1].

Deux ans après l'opération du visa, Poisson de Bourvallais est accusé de malversations et, en 1716, est condamné à des restitutions par la chambre de justice[9]. Il doit abandonner le château de Champs-sur-Marne ; selon les Mémoires du duc de Saint-Simon, à l'avènement du régent Philippe d'Orléans, « Bourvallais, un des plus riches traitants et des plus maltraités par la chambre de justice, fut dépouillé d'une superbe maison de campagne à Champs qu'il avait rendue charmante et que d'une maison de bouteille[10], il avait fait chef-lieu d'une grande et belle terre à force d'acquisitions. »[11].

Le château confisqué par la Couronne est vendu en 1718 à la princesse de Conti, fille légitimée de Louis XIV et de Louise de La Vallière. Celle-ci en cède aussitôt la nue-propriété à son cousin, Charles François de La Baume Le Blanc, marquis puis duc de La Vallière. Le fils de celui-ci, Louis-César de La Baume Le Blanc de La Vallière (1708-1780) en hérite en 1739. Il y reçoit des hommes de lettres dont Voltaire, Diderot, d'Alembert, Moncrif.

Mais, après la construction de son magnifique château de Montrouge vers 1750, il délaisse le château de Champs et cherche à vendre le domaine. Faute de trouver un acquéreur, il le loue entre juillet 1757 et janvier 1759 à la marquise de Pompadour, dont il est l'ami, pour 12 000 livres par an. En novembre 1757, celle-ci y reçoit le prince de Soubise au retour de la défaite de Rossbach.

En 1763 le duc de La Vallière parvient à vendre le domaine à l'armateur nantais Gabriel Michel (1702-1765), directeur de la Compagnie des Indes. À sa mort le château passe à sa fille, Henriette Françoise, épouse depuis 1757 de Jacques Auger, marquis de Marbeuf (†1789)[12].

Dès 1763, cependant, les époux sont séparés « d'habitation et de biens ». Riche de 8 millions de livres, la marquise a aussi un hôtel particulier à Paris rue du Faubourg-Saint-Honoré à l'emplacement de l'actuel no 31 et possède également la Folie Marbeuf sur les Champs-Élysées, au niveau des actuelles rues Lincoln et Marbeuf. Durant la Révolution, elle est condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire et exécutée le 5 février 1794, « comme convaincue d'avoir désiré l'arrivée des Prussiens ».

Le domaine est saisi comme bien national et vendu par adjudication en 1801 au neveu de la marquise de Marbeuf, Pierre-Marc-Gaston de Lévis (1764-1830), fils de Gabrielle Augustine Michel (1744-1794), qui y reçoit notamment Chateaubriand.

En 1831 son fils revend le château à Jacques Maurice Grosjean, qui en 1858 devient la propriété de l'agent de change parisien Ernest Santerre, dont le fils Sébastien revend la demeure en 1895 au comte Louis Cahen d'Anvers; les Cahen d'Anvers y mènent grand train et organisent de nombreuses fêtes; ils y reçoivent, entre 1895 et 1922, Marcel Proust, Isadora Duncan, Alphonse XIII d'Espagne, Paul Bourget.

Charles en donnant son don du château à l'État émit le souhait qu'il devienne une résidence présidentielle ou serve de « résidence de week-end » au président du Conseil - actuel Premier ministre.

Le château est classé parmi les monuments historiques le 24 juillet 1935 et un conservateur du domaine est nommé, le château étant ouvert à la visite.

Toutefois, sitôt après la donation, des hôtes d'honneur de la présidence de la République y sont reçus, comme le sultan du Maroc Mohamed V et sa famille en juin 1939, séjours qui obligent à chaque fois à fermer le château au public.

De Gaulle et ses hôtes à Champs-sur-Marne[modifier | modifier le code]

À partir de 1959, le général de Gaulle fait du château de Champs une résidence pour les chefs d'État en visite officielle en France. Les intérieurs sont entièrement restaurés.

De nombreux hôtes, principalement originaires d’Afrique noire francophone nouvellement indépendante, y sont alors reçus par le Général sur une dizaine d’années [b 1] :
- Philibert Tsiranana président de la République Malgache et madame (du 26 au 29 octobre 1960),
- Léon M'Ba président de la République du Gabon et madame (du 22 au 25 mars 1961)[13],
- Léopold Sédar Senghor président de la République du Sénégal et madame (du 19 au 22 avril 1961),
- Félix Houphouët-Boigny président de la République de Côte d'Ivoire et madame (du 7 au 10 juin 1961)[14],
- Diori Hamani président de la République du Niger et madame (du 27 au 30 septembre 1961),
- Mohammed Reza Pahlavi chah d'Iran et la chahbanou Farah Diba (du 11 au 23 octobre 1961),
- Hubert Maga président de la République du Dahomey actuellement République du Bénin et madame (du 25 au 28 octobre 1961),
- Fulbert Youlou président de la République du Congo (du 20 au 23 novembre 1961),
- François Tombalbaye président de la République du Tchad et madame (du 14 au 17 mars 1962),
- Maurice Yaméogo président de la République de Haute-Volta actuellement Burkina Faso et madame (du 11 au 14 avril 1962),
- Hassan II roi du Maroc (les 10 et 11 mai 1962),
- Moktar Ould Daddah président de la République Islamique de Mauritanie et madame (du 23 au 26 mai 1962),
- Harold Macmillan premier ministre de Grande-Bretagne et madame (les 2 et 3 juin 1962)[15],
- David Dacko président de la République centrafricaine et madame (du 20 au 23 juin 1962),
- Nicolas Grunitzky président de la République du Togo et madame (du 4 au 7 mars 1964),
- Ahmed Ben Bella président de la République Algérienne (le 13 mars 1964)[16],
- Christophe Soglo président de la République du Dahomey actuellement République du Bénin et madame (du 21 au 24 novembre 1967),
- Jean-Bedel Bokassa président de la République centrafricaine et madame (du 11 au 14 février 1969).

Cette vocation cesse définitivement en 1971 et le château est alors affecté au ministère de la Culture qui se charge de l'ouvrir à la visite et installe le Laboratoire de recherche des monuments historiques dans ses communs Sud-Ouest construits par les Cahen d'Anvers.

Depuis le 20 septembre 2006 et l'effondrement d'un plafond attaqué par la mérule[17], le château a été longtemps en attente de réparations[18] et fermé au public. Les travaux de restauration [19] sont actuellement terminés (coût : 6 millions d'euros)[20]. Le Centre des monuments nationaux fait appel au mécénat pour récolter des fonds [21] et un Club des mécènes a été créé[22], le château a rouvert le samedi 29 juin 2013. Le parc peut être visité gratuitement.

De Gaulle, Ben Bella et le château de Champs-sur-Marne[modifier | modifier le code]

Le château a été le cadre de l’une des deux rencontres entre le Général de Gaulle et Ahmed Ben Bella. Ce dernier est l’auteur d’un article dans L’Express du 26 octobre 1995 où il évoque ces deux rencontres[23] :

« La première fois que nous nous sommes rencontrés, c'était en avril 1944, en Italie, au nord du monte Cassino. Il avait insisté, contre l'avis des Alliés, pour que le corps expéditionnaire français participe à cette campagne. La plupart des troupes venaient d'Afrique du Nord. J'appartenais à une unité d'élite, le 5e régiment de tirailleurs marocains (RTM), basé à El Malah. Cet hiver-là, le froid fut terrible. Nous progressions dans les montagnes, pied à pied, repoussant l'ennemi à la baïonnette, à la grenade, à l'arme automatique, parfois à coups de poignard... De Gaulle nous a gratifiés d'une visite spéciale. Il allait, disait-on, décorer cinq ou six officiers. Moi, le sous-off, je ne me sentais pas concerné. Juste avant la cérémonie, le colonel me fait chercher: «Comment, vous n'êtes pas prêt? Dépêchez-vous donc, on vous attend!» De Gaulle, ce jour-là, m'a remis la médaille militaire pour faits de guerre exceptionnels.

Vingt ans plus tard, le 13 mars 1964, eut lieu notre seconde entrevue. Je venais de passer quelques jours à Belgrade, à l'invitation de Tito. Avant et pendant la guerre, de Gaulle avait soutenu Mihailovic contre lui. Têtu comme une mule, il en voulait à Tito, et leurs relations étaient à peu près inexistantes. Le chef de l'État yougoslave avait évoqué cette vieille brouille : "Vois si tu peux faire quelque chose..." Sur le chemin du retour, par l'entremise de Georges Gorse - un diplomate de tout premier ordre, alors ambassadeur à Alger - on arrangea une rencontre au château de Champs, près de Meaux, avec le Général. De prime abord, l'homme avait la solennité d'une statue de l'Histoire. Un peu distant, guindé par le protocole, le ton, au bout de deux à trois minutes, prit un tour d'une chaleur exceptionnelle. J'ai plaidé la cause de Tito. Echange laborieux, mais il a fini par se rendre à mes raisons. Je souhaitais un retrait anticipé de l'armée française d'Algérie et la coopération de la France pour développer une activité de chantiers navals à Mers el-Kébir. Il a consenti à tout. "À mon tour, dit-il. Je veux renouer avec les pays arabes, et surtout il y a un homme qui m'intéresse, c'est Nasser." Il savait, bien entendu, que je n'aurais aucune difficulté à les mettre en contact. Nasser a d'ailleurs saisi la balle au bond : "Dis à de Gaulle qu'il est invité officiellement au Caire. À lui de choisir une date !" À Champs, le Général avait abordé une question capitale pour lui : "J'ai besoin d'une Algérie forte, mais aussi d'une France forte, qui ne subisse pas la loi des États-Unis. Puis-je compter sur vous ?" Pour moi, c'était l'évidence. De son côté, il a joué à fond la carte de la stabilité en Algérie, du moins tant que j'ai été en fonctions. Il m'avait proposé de venir à Paris l'année suivante, en 1965, pour y signer les accords auxquels nous étions parvenus à propos du pétrole. "Les Français doivent apprendre à vous considérer comme un chef d'Etat. Nous remonterons ensemble les Champs-Élysées." Le coup d'État de Boumediene - dont je connaissais les intentions et que j'aurais pu faire arrêter vingt fois - eut raison de ce projet, comme de la conférence afro-asiatique en préparation à Alger, et qui promettait d'être un second Bandung. Du fond de ma prison, j'ai appris que de Gaulle était intervenu auprès de Boumediene, par la voix de Jean de Broglie, alors secrétaire d'Etat, pour que j'aie la vie sauve. De Gaulle n'était pas un politicien. Il avait cette dimension universelle qui fait trop souvent défaut aux dirigeants actuels. »

Rentabilisation du château[modifier | modifier le code]

Des réflexions ont été menées par le CMN et le Ministère de la Culture pour rentabiliser les sites historiques (dont la château de Champs-sur-Marne) et les ouvrir à l’hôtellerie de luxe[24].

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Le château participe à de nombreuses manifestations culturelles [25]: "Rendez-vous au jardin", "La Seine-et-Marne-Couleur jardin", "Journées européennes du patrimoine", "Fête de la Marne", "Festival d'Île-de-France", "Monuments jeux d'enfants", "Festival Mots-buées", concerts, conférences, spectacles [26], spectacles son et lumière, expositions temporaires (dont celle sur « Le goût des chinoiseries au XVIIIe siècle » prévue pour septembre 2013)…

Le château[modifier | modifier le code]

Vue générale de l'édifice depuis la cour d'honneur.

La construction du château et ses transformations[modifier | modifier le code]

La conception du château intervient à une période d'innovation architecturale et en fait l'archétype de ces « petites maisons », résidences de campagne bâties à une heure de véhicule hippomobile de Paris, pour des aristocrates ou des financiers désireux d'échapper pour un moment à la pesanteur de la Cour.

Le parti initial conçu par les Bullet père et fils pour Renouard de La Touanne est ensuite amplifié et simplifié par Bullet fils pour Poisson de Bourvallais. Bullet père reste marqué par la tradition italienne, caractérisée par une abondante ornementation, tandis que son fils a complètement assimilé le style classique français.

Le plan dit « massé » du château reprend des exemples du XVIIe siècle comme le château de Blérancourt par Salomon de Brosse (1612) ou le château de Maisons par François Mansart (1643). Placé dans l'axe de la grille d'honneur, le principal corps de logis est isolé au fond d'une cour, séparée de la route par un court fossé enjambé par un saut-de-loup. De simples grilles le relient aux bâtiments des communs.

Le plan rectangulaire massé est animé sur chacune des façades principales par trois avant-corps : les avant-corps latéraux gardent la trace des ailes du château traditionnel de la Renaissance, de plan en U ; l'avant-corps central présente un salon en rotonde sur le jardin qui permet de jouir de vues plus variées tout en ménageant un effet de transparence de la cour jusqu'au parc, disposition dite "traversante" initiée vers 1660 par Le Vau à Vaux-Le-Vicomte

Le château peut être rapproché de plusieurs constructions antérieures :

Le traitement des façades existe dans l'architecture française depuis plus d'un demi-siècle. Les deux niveaux sont d'égale hauteur. L'avant-corps central de la façade sur cour est sobrement orné d'un ordre toscan au rez-de-chaussée et de pilastres composites au premier étage. Les baies rectangulaires, en anse de panier ou en plein cintre animent les façades. La sculpture n'est présente que sur l'avant-corps central de la façade sur jardin, sans doute issu du projet de Pierre Bullet, orné au-dessus de la fenêtre centrale d'un vase flanqué de griffons là où Bullet de Chamblain avait prévu une simple agrafe en forme de tête.

Au XVIIIe siècle, le château de Champs sera imité à de nombreuses reprises, par exemple non loin de là au château de Jossigny (Seine-et-Marne) construit en 1743 peut-être par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, qui présente un avant-corps central à pans coupés sur la façade côté jardin, ainsi qu'au château de Champlâtreux (Val-d'Oise), bâti en plus grandes dimensions entre 1751 et 1757 par Jean-Michel Chevotet qui ouvre sur le jardin une rotonde à deux niveaux d'ordres superposés (qui sera reproduit vers 1900, moins une travée, au château d'Artigny à Montbazon).

Le duc de La Vallière apporte seulement quelques changements à la façade sur le jardin, dont témoignent les planches publiées par Mariette. Des putti remplacent les griffons au-dessus de la fenêtre centrale du premier étage tandis que le toit du pavillon central est percé d'ouvertures ovales[27]. Une fenêtre est transformée en porte-fenêtre dans l'angle du grand cabinet, devenu un « salon chinois », avec un perron permettant un accès aisé au jardin. Au XIXe siècle, une nouvelle porte-fenêtre sur le jardin est aménagée symétriquement à celle du salon chinois.

En 1832, Jacques Maurice Grosjean « écrête » les combles et les remplace par un toit en terrasse à l'italienne bordée d'une balustrade d'un effet assez malheureux, mais les combles à la Mansart d'origine sont restitués à partir de 1895-1896 pour les Cahen d'Anvers par l'architecte Walter-André Destailleur, qui travaille à partir des sept planches gravées publiées par Mariette, non sans modifier légèrement le profil de la toiture de la rotonde.

Une nouvelle porte-fenêtre sur le jardin est percée dans le boudoir « en camaïeu » du rez-de-chaussée.

La distribution intérieure[modifier | modifier le code]

La distribution intérieure constitue l'aspect le plus novateur du château. Elle en fait « un jalon majeur de l'histoire de l'architecture française » [a 2]. Il est donné en exemple dans des recueils tels que De la distribution des maisons de plaisance et de la décoration des édifices en général (1737) et dans le Cours d'architecture civile (1771-1777), tous deux de Jacques-François Blondel, dans L'Architecture française (1727) de Jean Mariette, ainsi que dans L'Art de bâtir des maisons de campagne (1743) de Charles-Étienne Briseux.

L'aspiration de la société va alors vers la recherche de davantage de confort. Le modèle de maison de plaisance conçu en France entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle sera ensuite imité dans toute l'Europe. On trouve à Champs le développement de plusieurs concepts déjà mis en œuvre dans des résidences antérieures :

  • la symétrie axiale de la distribution avec un axe dominant occupé par un salon et un vestibule, comme à Vaux-le-Vicomte ;
  • le traitement de l'escalier, repoussé sur la gauche comme à Issy ou Vaux ; néanmoins, à Champs, l'escalier est de proportions monumentales avec une cage s'élevant en dôme jusqu'aux combles, à la différence de celui de Vaux, beaucoup plus discret. Il faut toutefois remarquer que l'étage noble de Vaux étant le rez-de-chaussée, cet escalier ne dessert que des appartements secondaires, et que le véritable escalier d'honneur est l'escalier extérieur qui permet l'accès au bâtiment[réf. nécessaire].

Les pièces deviennent indépendantes les unes des autres; comme dans les hôtels parisiens elles sont distribuées en double profondeur, desservies par un couloir central. Les chambres ne se commandent plus. Les plans initiaux de Bullet de Chamblain montrent ainsi des dégagements à droite et à gauche du salon du premier étage, donnant directement dans les chambres à coucher [a 3]. Chacune de celles-ci est pourvue d'un cabinet et d'une garde-robe. Trois petits escaliers desservent un entresol de service.

On voit aussi apparaître pour la première fois une salle à manger autonome. Un escalier à volée simple contigu la relie à la cuisine, située en sous-sol. Au premier étage, côté Ouest, on note la présence d'une chapelle, qui n'existe plus.

Des transformations sont effectuées dans le courant du XIXe siècle, que retrace un plan levé avant 1885 par Claude Sauvageot, dessinateur d'architecture [a 4]: au rez-de-chaussée, la garde-robe et le passage situé près de la salle de billard sont réunis pour créer une bibliothèque ; le boudoir « en camaïeu » du rez-de-chaussée, le cabinet à côté de la chapelle, encore citée dans les textes de l'époque, sont transformés en chambres à coucher. « Il est à noter que la chambre de Mme de Pompadour contient deux lits montrant bien que le château a fait l'objet, au cours du XIXe siècle, d'un certain nombre de réaménagements signalés seulement par quelques mentions. Ce siècle reste pour Champs largement méconnu [a 5]. »

Du temps des Cahen d'Anvers, le boudoir « en camaïeu » du rez-de-chaussée devient le bureau du comte Louis Cahen d'Anvers, des salles de bains sont installées dans les garde-robes, et une autre, pour Monsieur, est aménagée dans les sous-sols (conservée).

La chapelle est transformée en chambre à coucher.

Le décor intérieur[modifier | modifier le code]

Champs-sur-Marne-01.JPG

Le décor d'origine n'est pas entièrement documenté mais des dessins conservés à Stockholm permettent de se faire une idée de certaines boiseries dessinées par Bullet de Chamblain, notamment celles du salon du premier étage. « Le décor reste dans la tradition de la fin du XVIIe siècle avec de grands pilastres, comme ceux du salon d'assemblée. » [a 6].

Les boiseries du Salon Chinois – peintes à une époque ultérieure – ainsi que celles de la salle à manger sont également de Bullet de Chamblain et se situent dans la tradition décorative de Jules Hardouin-Mansart et des réalisations de Robert de Cotte pour le château de Versailles et le Grand Trianon, vers 1700.

Le duc de La Vallière fait mettre au goût du jour les décors, essentiellement dans les chambres, le boudoir et le cabinet. Au rez-de-chaussée, dans le Salon Chinois, les lambris de hauteur dessinés par Bullet de Chamblain sont peints de chinoiseries par Christophe Huet dans les années 1740, qui décore également le boudoir voisin, dans un camaïeu bleu de même inspiration.

C'est sans doute la marquise de Pompadour, locataire du château pour une brève période, qui fait exécuter les superbes boiseries de la pièce dite aujourd'hui « chambre d'honneur », au décor de palmiers, colombes et paons au milieu de rinceaux qui débordent de la corniche pour se déployer sur le plafond, dans l'esprit des réalisations de Jacques Verberckt et Jules-Antoine Rousseau[28].

Sous le Second Empire certains décors intérieurs sont « enrichis » avec des dorures et des faux marbres; ensuite, pour les Cahen d'Anvers, Walter-André Destailleur restaure les décors en retrouvant une partie des teintes d'origine sous les couches de peinture; il dégage ainsi le camaïeu du petit cabinet. Le monogramme LC pour Louis Cahen d'Anvers est ajouté dans la rampe de ferronnerie du grand escalier; son fils Charles fera ensuite décaper les boiseries de la bibliothèque et du fumoir (rez-de-chaussée).

Les jardins et dépendances[modifier | modifier le code]

Une partie du parc du château

Les jardins sont commencés vers 1710 par Poisson de Bourvallais, qui fait réaliser un jardin à la française. Sa conception serait due à Claude Desgots, petit-neveu et élève de Le Nôtre dont il suit étroitement les principes : un grand axe ponctué de bassins et de sculptures, une grande allée de pourtour longeant le mur d'enceinte, engazonnée en son centre et bordée d'arbres, « des parterres de broderies, des divisions en bosquets recoupés par des allées transversales et secondaires, des quinconces. Cependant, les surfaces de gazon sont plus nombreuses et se rapprochent du château. Une certaine monotonie se lit dans les dessins répétitifs des masses boisées [a 7]. » Le plan de ce jardin est publié en 1722 par Mariette dans le tome III de son Architecture française. Il est décrit par Dezallier d'Argenville en 1755 : « Le château est porté par deux terrasses qui l'élèvent. La première terrasse est bordée d'un talus en glacis, la seconde d'un mur de soutènement. Au bas des degrés s'étendent les parterres. Ils sont suivis de deux bassins que séparent quatre longues pièces de gazon, interrompues par un rond où est un groupe de sculptures. Toutes ces pièces sont soutenues de quinconces verds [sic] ornés de figures et de deux petits bois compartis en croix de Saint-André. Un autre bosquet, au-dessus, forme une grande salle longue accompagnée de cinq cloîtres ou étoiles, ornés dans leurs milieux de figures et de vases. En se rapprochant du château, on aperçoit deux salles dont l'une est en boulingrin et l'autre est compartie de sept pièces de gazon, toutes deux entourées d'arbres isolés. »

Les éditions successives du Voyage pittoresque des environs de Paris de Dezallier d'Argenville permettent de retracer la transformation du jardin par Jean-Charles Garnier d'Isle à l'époque des ducs de La Vallière. Un plan anonyme qu'on peut dater entre les 3e et 4e éditions du livre de Dezallier d'Argenville, soit entre 1768 et 1779, met en évidence son intervention qui concerne principalement l'axe Est-Ouest, perpendiculaire au château, ponctué de « parterres, de bosquets meublés de pièces de gazon excentrées et asymétriques et d'allées aux tracées plus souples et plus indépendants » [a 8]. Sur l'axe Nord-Sud, le groupe sculpté situé entre les deux bassins disparaît. Les surfaces en herbe se rapprochent du château.

En 1779 le jardin a encore évolué : un long tapis vert sépare les deux bassins sur l'axe Nord-Sud, les broderies sont supprimées et l'ensemble du parc transformé à l'anglaise.

À partir de 1895 Henri et Achille Duchêne recréent des jardins à la française en s'inspirant des dessins anciens, mais ils redessinent les bosquets et les parterres et conservent comme toiles de fond de larges paysages à l'Anglaise. « Les terres n'ont pas été rabaissées au niveau d'autrefois, car si lors de la construction du château le jardin était destiné à être admiré depuis les appartements du premier étage, le mode de vie privilégie désormais le plain-pied. La perspective est donc différente.

Par ailleurs, la dimension du parc est aussi modifiée, nécessitant des adaptations aux nouveaux panoramas rendus possibles grâce à l'agrandissement du domaine [a 9]. » Le salon dit « de Madame » présente une grande architecture de treillages.

Les statues du parc sont des copies ou des ré-interprétations d'originaux qui se trouvent dans le parc de Versailles ou en Italie, mais certaines sont des originaux, à l'instar de la cuve baptismale romaine ornée de médaillons sculptés représentant des papes du XVIe siècle.

La laiterie est édifiée en 1884 contre la façade orientale de la ferme. Pour les Cahen d'Anvers, Walter-André Destailleur bâtit au début du XXe siècle l'orangerie, la maison du jardinier et de nouveaux communs au Sud-Ouest du château; il construit de chaque côté de l'avant-cour un mur composé de dix arcades aveugles séparées en leur milieu par une porte et dont chaque extrémité est terminée par un pavillon carré. Les communs de droite, comprenant l'ancienne ferme et le pigeonnier seigneurial, datent eux du début du XVIIe siècle et sont ainsi antérieurs au château actuel.

L'entrée du domaine est matérialisée par une place circulaire qui ménage, du côté du château, une demi-lune et, à l'opposé, un vertugadin prolongé par une allée bordée d'arbres qui suit l'axe d'ordonnance du domaine.

À son extrémité, cette allée est ornée d'un vase de marbre blanc orné d'un soleil aux traits d'Apollon, copie de la fin du XIXe siècle d'un des deux « vases du Soleil » exécutés en 1684-1688 pour les jardins de Versailles par Jean Dugoulon et Jean Drouilly d'après un dessin de Jules Hardouin-Mansart.

L'accès à la cour d'honneur s'effectue à travers un saut-de-loup franchissant une douve sèche et une grille de ferronnerie couronnée du monogramme LC pour Louis Cahen d'Anvers.

L'architecte Walter-André Destailleur, à la fin du XIXe siècle, a conservé les deux pavillons d'entrée couverts d'un comble brisé à la Mansart et a édifié de part et d'autre de la cour d'honneur deux murs percés de dix arcades et comportant en leur centre une porte surmontée d'un fronton triangulaire, qui dissimulent à gauche la cour des écuries, édifiée à la même époque, et à droite la ferme et le pigeonnier circulaire du XVIIe siècle.

Parc[modifier | modifier le code]

Les jardins du château sont labellisés « Jardin remarquable ».

La perspective du jardin à La Française a une orientation Nord-Sud quasi parfaite[29].

Une promenade de deux heures (5,5 km) est balisée dans le parc[30].

Le parc comporte un if mâle (près de l’orangerie) planté en 1875 et dit « if de Bossuet ». L’arbre s’est reproduit par marcottage. Il décrit au sol un cercle de 76 m de circonférence; il a reçu le label arbre remarquable de France en mars 2006[31].On trouve également des arbres peu communs comme le pin noir d’Autriche ou le séquoia. La tempête de 1999 a malheureusement abattu beaucoup d’arbres.

Rucher[modifier | modifier le code]

Au Nord-Est de la Grande prairie, les apiculteurs Charlotte Chiarelli et Olivier Pierret, membres de l’ADAIF : Association pour le développement de l'apiculture en Île-de-France [32], gèrent une quinzaine de ruches. Cette association a pour but de protéger les abeilles et de promouvoir l'apiculture et ses produits.

Potager et chantier d’insertion[modifier | modifier le code]

Le potager est cultivé par les salariés de la MEP (Mission d’éducation permanente), une association qui oriente et accompagne vers l’emploi les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) dans le cadre d’un chantier d’insertion (culture des légumes et des arbres fruitiers du potager du château). L’association, subventionnée par les pouvoirs publics, permet à des personnes très éloignées de l’emploi de reprendre une activité au travers d’un Contrat unique d’insertion (CUI) ou d’un Contrat d’accompagnement vers l’emploi (CAE), de se ré-habituer au rythme du travail (contraintes horaires, vestimentaires, acceptation de la hiérarchie), et d’apprendre les bases d’une activité professionnelle. Outre le travail concret sur le projet, ces salariés suivent des formations et continuent de travailler activement sur leur projet professionnel. Le résultat peut se mesurer en insertion dans l’emploi (contrats décrochés par la suite) dont le chantier d’insertion est souvent une première étape importante. La MEP gère le chantier d’insertion du potager du château, fruit d’un partenariat fructueux avec le château, sa conservatrice Jacqueline Maillé (administratrice du château de Champs et de Jossigny) et ses jardiniers.

Filmographie : le cinéma, la télévision et la publicité au château de Champs[modifier | modifier le code]

Le château de Champs-sur-Marne a servi de décors à près de 80 productions[33] (cinéma, télévision et publicité). Le cadre du château est notamment choisi pour avoir une certaine ressemblance avec le palais de l'Élysée. Les équipes de tournage télévisuel : Guignols de l'info, Groland ainsi que d'autres productions l’ont utilisé dans ce but. Mais les tournages, s’ils rapportent des recettes [34] au Centre des monuments nationaux, abîment le château qui est un monument historique fragile. En 2006, après l'effondrement du plafond du salon chinois, le château est fermé est rénové, quelques tournages autorisés (en 2011, ils rapportent 800 000 euros) mais il n’est depuis plus question d’en accueillir de nouveaux : si le mobilier d’origine n’était pas utilisé dans les fictions, l’installation d'une équipe de tournage abîmait en effet sérieusement le cadre, et notamment les parquets[35].
Parmi les films dont des scènes se déroulent au château de Champs-sur-Marne :

Photographies[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Cordey et Jean Verrier, « Le château de Champs », Congrès archéologique de France, CIIIe session, Île-de-France, 1944, pp. 27–43
  • Ernest de Ganay, « Le château de Champs », La Gazette illustrée des amateurs de jardins, 1933-1934
  • Runar Stranberg, « Le château de Champs », Gazette des Beaux-Arts, 1963, n° 1129, pp. 81–100
  • Runar Stranberg, Pierre Bullet et Jean-Baptiste Bullet de Chamblain à la lumière des dessins de la collection Tessin-Harleman du musée national de Stockholm (thèse)
  • Jean Taralon, « Le château de Champs-sur-Marne », Monuments historiques, 1974, n° 4, tiré à part
  • Jean-Claude Menou, Un château "bien basti", Champs-en-Brie, historique de la construction du château de Champs : collection Tessin-Harleman : catalogue de l'exposition, Champs-sur-Marne, Château de Champs, du 17 avril au 17 juillet 2000
  • Pedron, Le Château de Champs - Seine-et-Marne Touring Club de France n° 622 du 01.09.1952

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Charles Cahen d'Anvers, Le Château de Champs, Paris, Imprimerie nationale, 1928
  • Claude Hourdel, De Gaulle et ses hôtes à Champs-sur-Marne au temps des indépendances, la décolonisation (1959-1969), Paris, Éditions l'Harmattan, 2011. Nouvelle édition revue et augmentée. (Première édition : Éditions des Écrivains Paris, 2000) (ISBN 2-29654-616-1), 311 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  1. p. 84-85.
  • Claude Hourdel, De Gaulle et ses hôtes à Champs-sur-Marne (1959-1969) Un homme, une ville : la croisée des destins, Paris, Éditions des Écrivains, 2000 (ISBN 2-84434-747-9)
  • Jean-Claude Menou, Le Château de Champs, Paris, Centre des monuments nationaux Monum, Éditions du patrimoine, coll. Itinéraires du patrimoine, 2001 (ISBN 2-85822-332-7)
  • Marie-Hélène Didier et Renaud Serrette, Le Château de Champs , Paris, Centre des monuments nationaux Monum, Éditions du patrimoine, coll. Itinéraires du patrimoine, 2006, (ISBN 2-85822-855-8), 63 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  1. p. 14.
  2. p. 12.
  3. p. 13.
  4. p. 21.
  5. p. 22.
  6. p. 14.
  7. p. 14-15.
  8. p. 23.
  9. p. 28-29.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a - Visite virtuelle du château de Champs-sur-Marne – Reportage : Anne Chépeau - Administratrice du château de Champs-sur-Marne : Jacqueline Maillé - France Info le 28.06.2013
    b - Ballade au jardin du Château de Champs-sur-Marne – Musique de Vladimir Cosma : Le Château de ma mère par Pinkant77
    c - Le jardin du Château de Champs-sur-Marne en Seine-et-Marne par audlrpa
    d - Château de Champs-sur-Marne par Fulminator
  2. Visite virtuelle du parc du château de Champs (Mécénat).
  3. Si le château de Champs-sur-Marne m’était conté – Un bref rappel historique. Association des bords de Marne (Champs-sur-Marne). Claude Hourdel. Bulletin N° 44 – Avril 2011
  4. Assouline, op. cit. p.155
  5. Les gestes du patrimoine. La restauration des décors muraux du château de Champs-sur-Marne. Le salon chinois – Le boudoir camaïeu. Sandra Roca-Rey et Vittoria Giartosio restauratrices du patrimoine. Centre des monuments nationaux - Paris 2011 par ducdesully
  6. « Trois à quatre cents ouvriers travaillaient alors au château et à la terre de Champs-en-Brie » note Saint-Simon dans ses Mémoires
  7. Les projets dessinés des deux architectes Bullet père et fils sont conservés dans la collection Tessin-Hårleman du Nationalmuseum de Stockholm (Suède), Carl Hårleman ayant été l'élève de Jean-Baptiste Bullet de Chamblain
  8. L’épouse de Paul Poisson de Bourvallais était la fille de Guyon de Bruslon, acquéreur en 1706 de l'hôtel de Bourvallais place Vendôme actuel siège du ministère français de la Justice.
  9. Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Éditions Fayard, Paris, 1984 (ISBN 2-21301-485-X), p. 671
  10. Maison de bouteille ou "vide-bouteilles" : «petite maison de campagne qui n'est qu'un pied-à-terre» (Littré)... plutôt modeste et où l'on vide bouteille(s) entre amis.
  11. Saint-Simon, Mémoires, Paris, 1842, 40 vol., chap. 471, p. 243
  12. Jacques Auger est le neveu du général et gouverneur de Corse Charles Louis de Marbeuf.
  13. Institut national de l'audiovisuel – Radiodiffusion-télévision française. Journal télévisé de 20 heures. Journaliste : Georges Bortoli – Léon M’Ba à Champs-sur-Marne (Mairie, rue de Paris, château, Centre de formation professionnelle des adultes, interview au château), 24 mars 1961
  14. Institut national de l'audiovisuel – Radiodiffusion-télévision française. Journal télévisé de 20 heures journaliste : Joseph Pasteur – Félix Houphouët-Boigny à Champs-sur-Marne (interview au château), 10 juin 1961
  15. La nuit du 2 au 3 juin 1962 est l’unique nuit que le général de Gaulle ait jamais passée au château de Champs-sur-Marne
  16. a - Le seul entretien politique en tête à tête connu entre De Gaulle et Ben Bella
    b - Brève histoire d'un indigène de la République - Le tirailleur Ben Bella par Charles-Henri Favrod article paru dans le journal Le Temps, Genève, le jeudi 5 octobre 2006 :« De Gaulle rencontra en tête-à-tête Ben Bella au château de Champs-sur-Marne. Saura-t-on jamais ce qu'il y fut dit ? Ben Bella, toujours loquace, n'a jamais voulu répondre à mes questions à ce sujet, se bornant à célébrer la beauté des jardins et la somptueuse décoration du constructeur Pierre Bullet au XVIIe siècle ! »
    c - Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Paris, Éditions de Fallois-Fayard, t. 2, 1997, p. 445. « De Gaulle le répéta au président algérien Ben Bella lors de sa visite à Champs-sur-Marne en mars 1964 ».
    d - Sénat - Séance du 14 janvier 1998. Philippe de Gaulle : « …lors de l'entretien qui a eu lieu au château de Champs-sur-Marne, le 13 mars 1964 – des procès-verbaux en témoignent – soit à peu près deux ans après l'indépendance de l'Algérie, entre le général de Gaulle et Ben Bella… »
  17. a - AFP 14.12.2006 Château fermé à Champs : la capacité de l'État à entretenir son patrimoine en question
    b - Le Parisien 23.09.2006 Champs-sur-Marne. Le château fermé au public pour un plafond effondré par David Charpentier
  18. Vivre mieux à Champs - Effondrement partiel du plafond du salon chinois du château de Champs-sur-Marne - Michel Lansman
  19. Restauration des plafonds du salon chinois, du fumoir et du boudoir camaïeu - Château de Champs
  20. Le Parisien 09.08.2011 Champs-sur-Marne 6 millions € de travaux pour sauver le château
  21. a - Mécénat : Réouverture du Château de Champs-sur-Marne. CCI de Seine-et-Marne
    b - CCI de Seine-et-Marne : Aidez à la réouverture du Château de Champs-sur-Marne
    c - Château de Champs-sur-Marne. Après six ans de restauration et grâce à un appel au mécénat
  22. Mécénat - Club des mécènes du château de Champs
  23. Ahmed Ben Bella, « De Gaulle voyait plus loin », L'Express,‎ 26 octobre 1995 (lire en ligne)
  24. a - Nouveau Tourisme culturel septembre 2002 Transformer les monuments historiques en hôtels par Évelyne Lehalle
    b - Le Figaro 12.12.2011 Champs-sur-Marne bientôt château-musée par Claire Bommelaer
    c - Le Figaro 21.01.2010 Du château à l’hôtel par Claire Bommelaer
    d - Mediapart 26.07.2010 L’État divorce-t-il de son patrimoine ?
  25. Le bonheur est dans le jardin 2012
  26. Château de Champs-sur-Marne à Noël 2009 - France 3. Reportage Aurélie Colombel - décembre 2009
  27. Un dessin de Carl Hårleman montrait déjà un projet en ce sens, mais avec des percements rectangulaires sommés d'un arc segmentaire.
  28. Si aucun document n'atteste que c'est bien elle qui a fait réaliser ces boiseries, on sait qu'elle a dépensé la somme considérable de 200 000 livres pour la décoration intérieure. V. Marie-Hélène Didier et Renaud Serrette, op. cit., p. 20
  29. Association Riverains Bords de Marne (Chelles) - Lucien Follet : La Symbolique du parc du château de Champs-sur-Marne
  30. Guide de randonnée du Parc du château de Champs-sur-Marne – Fédération française de la randonnée pédestre FFRPComité départemental de la randonnée pédestre en Seine-et-Marne CODERANDO77
  31. Association ARBRES - Arbres remarquables
  32. ADAIF : Association pour le développement de l'apiculture en Île-de-France
  33. Centre des monuments nationaux : Tournages et monuments – Communiqué de presse – 2009
  34. Centre des monuments nationaux - Tarifs des locations pour l’audiovisuel. Il y a deux tarifs A et B (A étant le plus élevé). Château de Champs-sur-Marne : tarif A de 900 à 5000 euros TTC par jour et 1300 à 6400 euros par nuit selon le type de production : cinéma, télévision ou publicité.
  35. a, b, c, d, e, f, g, h et i Claire Bommelaer, « Champs-sur-Marne, l'élégance à la française - Un haut lieu du cinéma », in Le Figaro, mardi 2 juillet 2013, page 29.