Château de Chambonneau

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Château de Chambonneau
Image illustrative de l'article Château de Chambonneau
Nom local château de Camboniac
Période ou style médiéval et Renaissance
Type château militaire et civil
Début construction XIVe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Frotier de Melzéard - Frotier de Chambonneau
Destination initiale château fort
Propriétaire actuel Famille de Beaucorps-Crequy - Lozouet de Beaucorps-Créquy
Destination actuelle résidence
Protection  Inscrit MH (1964)[1]
Site web chambonneau.siteyou.com/
Coordonnées 46° 27′ 24″ N 0° 26′ 18″ E / 46.4567, 0.438346° 27′ 24″ Nord 0° 26′ 18″ Est / 46.4567, 0.4383  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Poitou
Subdivision administrative Poitou-Charentes
Département Vienne
Commune Gizay

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Chambonneau

Le château fort de Chambonneau est situé dans la Vienne, sur la commune de Gizay.

Il est construit au pied d'une colline, auprès du Miosson (rivière qui se jette dans le Clain).

Son premier état date de Philippe VI, au début du XIVe siècle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux hypothèses coexistent pour expliquer l'origine du toponyme du château : généralement, les noms de lieux en Chambon, Chambonneau, viennent du radical gaulois Xambo, qui veut dire courbure de rivière. Ce nom est souvent réinterprété comme signifiant champ bon ; c'est peut-être ainsi qu'il a longtemps été compris, désignant une terre alluviale mais dans ce cas particulier, l'absence de courbure de la rivière alliée à d'autres sources conservées dans les archives familiales des propriétaires du château et à la Bibliothèque Mazarine, ainsi que le dictionnaire topographique de la Vienne, indiquent une forme ancienne en camboniac et campus bonac, c'est-à-dire le camp bon (en bas-latin de pays d'oc), chargé de surveiller les environs approximativement entre 275 et 510.

Histoire du château fort[modifier | modifier le code]

Le domaine appartenait à l’abbaye de Ligugé, qui le vendit au XIe siècle à la famille Anguittard. À cette époque, seule une motte féodale existait, au sommet de la colline.

Au début du XIVe siècle, les nouveaux seigneurs, les Frotier de Chambonneau construisirent un château fort imposant pour faire face à l'évolution de l'armement. Au lieu de le construire sur l'emplacement de l'ancien, comme cela se faisait habituellement, il fut décidé de le construire au pied de la colline, mais de profiter de la proximité d'une rivière pour mettre des douves en eau.

Le château fut construit selon un plan quadrangulaire, avec tours rondes aux angles, deux tours barlongues (arrondies à l'extérieur seulement) sur le milieu des longs côtés, et deux autres tours barlongues pour défendre la porte. Cette porte était précédée d'un châtelet. Toutes les tours faisaient dix-sept mètres de haut, le donjon carré vingt-six mètres de haut.

C'est la forteresse la mieux conservée des anciennes places fortes du roi de France, Philippe VI de Valois.

En 1356, après la capture de Jean le Bon lors de la bataille de Poitiers, les Anglais cherchaient un abri sur la nuit, pour éviter une attaque surprise. Ils se présentèrent donc le soir de la bataille, avec Jean le Bon en avant, demandant un abri pour la nuit. Le châtelain ouvrit sans méfiance, et perdit ainsi son château en une minute. C'est donc dans ce château que Jean le Bon aurait passé son premier repas de captivité.

Transformation en résidence[modifier | modifier le code]

Sous Louis XI, les temps plus calmes permirent d'entreprendre des travaux afin de rendre le château plus confortable : la courtine et les tours furent abattues du côté ouest, le donjon et les tours du châtelet diminuées de hauteur, et des logis construits de manière symétrique de chaque côté du châtelet.

Au XVIe siècle, le domaine fit l'objet par édit royal de la première vente aux enchères du Poitou. Son propriétaire s'était en effet endetté au jeu. Le nouveau propriétaire fit construire deux fermes en L en avant du château, avec aux angles les deux pigeonniers, contenant plus de 4000 boulins. Le pigeonnier sud possède encore son échelle tournante datant d'Henri IV. Furent également ajoutés à cette époque une chapelle et un nouveau corps de logis en prolongement des précédents sur le côté sud.

Sous le Premier Empire (1810), le château fut racheté par Monsieur de La Chaslerie, ancêtre en ligne maternelle du comte de Beaucorps-Créquy (Famille de Créquy). Les deux tours du châtelet, déjà sérieusement réduites en hauteur, ont été définitivement arasées en 1953, afin de laisser le passage à la voiture de la châtelaine.

Description[modifier | modifier le code]

Le châtelet, élégant et bien restauré, est accolé aux bâtiments d'habitation. Un jardin d'agrément précède le château. Il est entouré d'un fossé et il est situé en bordure du Miosson.

À l'arrière, se trouve une grande cour de ferme avec des bâtiments sur trois côtés et deux petites tourelles aux angles.

Divers[modifier | modifier le code]

Illustration filmée : Émission La Carte au trésor diffusée sur France 3 le 6 juillet 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]