Château de Chailvet

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château de Chailvet

Vue d'artiste du château en 1874
Vue d'artiste du château en 1874

Présentation
Période ou style Renaissance
Début construction XVIe siècle
Propriétaire initial famille La Vieuville
Propriétaire actuel propriétaire privé
Classement classéM H 1984
Géographie
Latitude
Longitude
49° 30′ 47″ Nord
       3° 32′ 06″ Est
/ 49.513056, 3.535
 
Pays France France
Région Picardie
Département Aisne
Commune Royaucourt-et-Chailvet

Le château de Chailvet, est un domaine privé, habité toute l'année, classé parmi les monuments historiques de l'Aisne depuis 1984, situé à Royaucourt-et-Chailvet, à 130 km au Nord de Paris, près de Laon. Sa façade est aujourd'hui le seul exemple d'architecture renaissance d'inspiration italienne en Picardie et le témoin des goûts les plus novateurs de l'époque. Une visite extérieure est organisée lors des journées du patrimoine historique.

Sommaire

[modifier] Présentation

Les arcades du château de Chailvet sont une œuvre de style Renaissance, avec galerie superposée, une fantaisie d'inspiration italienne, genre absolument inconnu dans la région.

Tout est en pierre de taille. Le logis rectangulaire est épaulé de deux tours carrées, servant deux larges vis d'escaliers. Une galerie à chacun des deux niveaux, couverte de voutes d'arêtes; les arcades sont séparées par un pilastre par saillant, du bas au sommet, ornés de deux types de chapiteaux classiques. Le second étage est couronné par une balustrade de de gros balustres à section carrée. Les tours sont ornées chacune d'un dôme à tourelle circulaire. La frise est soulignée par un bandeau de gouttes, les œils-de-bœuf sont placés dans des cartouches à l'antique, lesquels annoncent les styles de Henri IV et de Louis XIII. L'ornementation du grand œil-de-bœuf de la tour de gauche est intacte.

Cet oeuvre d'italianisme émane des La Vieuville (voir ci-dessous), grande famille de militaires. Ceux-ci voulurent donner une allure plus martiale, aussi ont-ils entouré la cour d'une petite enceinte, baignant son pied dans des douves, et l'ont défendue non pas par des bastions, mais par des saillies de chétifs flanquements à chacun des quatre angles, la même qu'on voit au château de Muret (près de Soisson). Le recouvrement de contre-escarpe recouvre souvent le parapet de l'escarpe.

Le château est à l'écart du village. Son accès principal était un pont à deux piles de pierre, tournée vers la vallée. Un autre ponton de bois était orienté vers la ferme seigneurale du village. Le colombier, en pierre de taille, circulaire, est remarquable. Cerclé de deux bandeaux à mouluration de la fin du XVIe siècle, ce colombier est certainement l'un des plus anciens et l'un des meilleurs exemples du Laonnois.

En juin 2009, des fouilles ont démontré que ces arcades n'avaient pas de contrepartie sur les trois autres façades du chateau. En outre, l'examen à la fois de la construction des arcades et des plans d'avant 1914,qui précisent en particulier des épaisseurs de murs et la répartition des fenêtres sur les façades du corps de logis, laissent penser que Pierre de la Vieuville a conduit vers 1545-1555 un embellissement du manoir qu'il tenait de sa mère afin de le rapprocher du goût le plus récent. Il apparait possible que l'ensemble des travaux prévus n'ait pas été conduit à leur terme, peut-être en raison de la mort de Catherine de la Vieuville et des besoins financiers importants de Pierre pour assumer sa place à la cour et mener sa carrière militaire.

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La juxtaposition des photos de la façade du chateau de Chailvet avec la façade de la salle de bal du château de Fontainebleau, pris du coté de la cour ovale, souligne les similitudes d'architecture. En outre, plus tard, leurs modifications similaires par la mise en place de fenêtres et fermeture de la galerie témoigne que les propriétaires du Chailvet avaient conscience de ce lien.

Pierre de la Vieuville (voir ci-dessous) a peut-être souhaité s'inspirer de la façade de Fontainebleau, dont il est contemporain et pour cela fait appel aux architectes du Roi. En effet, Pierre de la Vieuville était à la fois proche de Robert IV de La Marck, gendre de Diane de Poitiers, elle-même protectrice de Philibert Delorme l'architecte de la salle de Bal de Fontainebleau, et du roi Henri II comme en témoigne son appartenance à l'ordre de Saint-Michel.

[modifier] Historique des propriétaires

Pièce justificative 18 Archives de l’Aisne

La trésorerie de l'église cathédrale de Laon resta en possession de cette terre pendant cinq siècles. la traduction du texte latin est la suivante : « Au nom de la Sainte et Indivisible Trinité, il nous revient raisonnablement d’attester ce qui s’est fait en notre présence. C’est pour cette raison que moi, Gautier, évêque de Laon par la grâce de Dieu, je rends notoire que Gautier, trésorier de Laon, notre neveu, a acheté au frère Pierre de Noviome et aux autres frères du Temple, avec l’accord d’Eustache, maître des frères du Temple en France, ce qu’eux-mêmes détenaient à Chailvet en x livres provenant de monnaie?, l’année 1163 de l’Incarnation du Verbe, et qu’il a ainsi accordé qu’il donnerait les pièces prévues, cent livres à la fête suivante de tous les Saints et 80 livres l’année suivante, à la prochaine fête de tous les Saints, mais les 60 livres restantes à la fin de la troisième année, à la même fête. En plus de cela, nous sommes garants que si Gautier, pris par la mort ou par autre chose, ne donnait pas les pièces convenues, moi si je vis ou mon successeur, paierons intégralement les pièces dites et que cette terre sera la nôtre. Et si ni moi, ni mon successeur n’acquittons intégralement les pièces, Lesiardus, doyen de Laon, et le chapitre ont accordé qu’ils donneraient les pièces convenues et que l’église possèderait la terre librement. En vérité nous faisons en sorte que cela soit protégé puisque cela demeure ratifié par l’impression de notre sceau et les témoins ayant signé en bas,Signature du doyen de Laon Lesiardus. De Robert le préchantre. De Gonter et de Gautier, prêtres. De Gérard sous-trésorier. Du maître des diacres Hugues. De Manasse et Alexandre sous-diacres. De Rohard, de Galcher, frères du Temple. Angot le greffier a relu, a écrit et a signé. »

  • Raoul, fils illégitime d'Enguerrand VII sire de Coucy époux d'Isabeau de Lorraine, est seigneur de Chailvet[2]
  • En 1400, Marie, fille d'Enguerrand VII vend la seigneurie de Coucy et ses dépendances au duc Louis Ier d'Orléans, grand-père de Louis XII, qui devient de fait, suzerain du seigneur de Chailvet.
  • en 1462, Jehan de saint-Waast[3] est seigneur de Chailvet. Son père Jehan de Saint-Waast, écuyer et serviteur de Monseigneur de Luxembourg, comte de Soissons, hérita par testament de son oncle Martin de Croisettes, d'une rente de 19 livres sur la ville et communauté de Crépy et en rendit aveu au Roi le 22 juin 1425. Jehan de Saint-Waast est également donné comme seigneur de Velud dans le dénombrement de 1446, fief qu'il le tenait du chef de sa femme. L'aveu de la châtellenie de Pierrepont, du 2 octobre 1474, porte que ce fief appartenait à ses héritiers et celui d'Eppes de 1490 donne le nom de Saint-Waast, probablement son fils. Il est également recensé comme tenant la Prévôté d'Achery dans le Comté d'Anizy au XV° siècle.

[modifier] "La Vieuville", de 1510 à 1666

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  • Le 23 novembre 1510, Sébastien ou Bastien Coskaer de La Vieuville épouse Perrine de Saint-Vaast (vivante le 26 octobre 1520),
Perrine de Saint-Waast est dame de Chailvet, fille de Jehan de Saint-Vaast, seigneur de Simencourt et d'Idoine de Vendômois. Elle même est veuve de Jean de Haucourt, Maitre d'Hôtel de la duchesse de vendôme, Marie de Luxembourg.
Sébastien de La Vieuville, est le second fils de Jean de Coskaer et de Catherine Kerviher, seigneur de Farbus (1462). Il rejoint la cour de France lors du mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII en 1491, peut-être sur ordre du maréchal de Bretagne, Jean IV de Rieux, dont il fut enseigne (porte-drapeau) (montre de 1470): en effet, le maréchal de Rieux négocia le mariage d'Anne de Bretagne, car il était à la fois son tuteur, et le commandant des armées bretonnes à la bataille de Saint-Aubin du Cormier.
Arrivé à la cour de France, Sébastien traduisit son nom "de Coskaer" en "La Vieuville", introduisant un conflit avec une famille picarde du même nom. Toutefois, leur arrivée en Picardie est plus ancienne car il semble que Jean I de Coskaer soit devenu par alliance seigneur de Farbus, en Artois, en 1462, titre que reprit Sébastien.
Sébastien de La Vieuville fut commissaire des guerres (27 avril 1522 - 28 septembre 1523).
  • Pierre de La Vieuville (après 1510 - 1569) fit construire le château de Chailvet sous sa forme actuelle.
Seigneur de Farbus, Royaucourt et Chailvet, mais aussi de Challenet (Chailvet ?), Givaudeau et de Villemontry, il fut chevalier de l'ordre de Saint-Michel(25/12/1567), distinction réservée à 36 seigneurs proches du roi. Gentilhomme de la Chambre du roi Charles IX.
le 3 août 1539, il épouse Catherine de La Taste, fille de François de La Taste, qui a quitté sa gironde natale ravagée par les guerres pour s'installer à Laon comme grenetier, c-a-d officier au grenier à sel, lieu de jugement en première instance des différends relatifs aux gabelles. Sa soeur, Guillemette de La Taste, épouse d'Adolphe de Lyons, seigneur de Sy. Les deux beaux-frères seront compagnons d'armes.
Catherine et Pierre eurent pour enfants :
    • Anne, qui épouse Michel d'Aumale, également chevalier de l'ordre, guidon (porte-étendard) à la compagnie du duc d'Aumale dès janvier 1563, mort avant le 19/02/1570,
    • Marie (religieuse à la Ferté-Millon),
    • Charlotte (1550-morte après 1607, mariée à Jacques de Courseulles en 1576),
    • Robert (qui suit),
Il semblerait que Pierre ait épousé en seconde noce à Senlis le 3 octobre 1562 Jeanne de Canisy, dame de Ramecourt, veuve de Pierre de Chepoy. Toutefois, il est inhumé auprès de son épouse Catherine de La Taste, décédée le 25 janvier 1556 dans l'église de Chailvet (1556 et non 1555, car jusqu'à l'édit de Rousillon du 9 aout 1564 entré en vigueur en 1567, l'année civile commençait le 18 mars et non le 1er janvier).
La carrière militaire de Pierre de La Vieuville est liée aux guerres contre Charles-Quint en Champagne puis aux débuts des guerres de religion, comme en témoignent les montres de l'époque : guidon à la compagnie du maréchal Robert IV de La Marck (montre du 15/10/1545) puis à la compagnie[4] Antoine de Bourbon, duc de Vendôme et roi de-Navarre (montres du 23/04/1552 et du 13/01/1560) puis lieutenant (montres du 22/05/1560 et du 5 aout 1561), enfin capitaine de sa propre compagnie dite Vieuville-Chaillevet le 25/12/1567[5]. Nommé gouverneur de de Mézières (aujourd'hui rattachée à Charleville-Mézières le 5 mars 1964, (montres[6] du 23/12/1567 et du 19/02/1570), mais également de Reims, de Linchamps (actuel canton de Montermé) et du Rethelois, il veille avec minutie à l'adoption de mesures de sécurité rigoureuses dans les villes qui lui sont confiées (archives du Luxembourg, archives des Ardennes).
  • Robert de La Vieuville,
marquis de La Vieuville, baron de Rugles, Arzillières, vicomte de Farbus, seigneur de Chaillevet, Royaucourt, Villemontry, Plumoison, Lumes, Mambrecourt, Sy, Pavan, Givaudeau, Assy, la Ferté, Rommery, Wautrincourt, Chauny, Vougrey. Il est fait chevalier de l’ordre du Saint-Esprit le 2 janvier 1599. Il fut aussi guidon à la compagnie de son oncle Adolphe de Lyons d'Espaulx (6 mai 1569), lieutenant de fauconnerie (30 mars 1605), Grand Fauconnier de France (mars 1608 - 30 décembre 1609), gentilhomme de la chambre du roi de Navarre (13 janvier 1573), lieutenant général en Rethelois (27 janvier 1574 - 19 février 1605), capitaine de Gendarmerie (7 mars 1577 - 10 décembre 1601), ambassadeur en Allemagne, et conseiller d'État (22 avril 1580 - 31 janvier 1600), Il épouse Guillemette de Bossut-Longueval, puis en 1581 Catherine d'O de Vérigny (née en 1555, vivante le 2 mai 1601), veuve de Michel de Poisieu-Pavant, lieutenant dans la compagnie de Pierre de La Vieuville. Robert meurt en 1612 et il est inhumé, ainsi que sa deuxième épouse, dans l'église du monastère de Challenet (Châtenet)..
fut baron de Rugles, seigneur de Pavant, châtelain de Sy-en-Rethélois, marquis puis duc de La Vieuville, chevalier des "Ordres du Roi", capitaine de la compagnie de la garde écossaise du roi, maître d’hôtel du duc de Nevers, futur duc de Mantoue.
Le 7 février 1611, il épouse Marie Bouhier de Beaumarchais († 7 juin 1663), fille de Vincent Bouhier, seigneur de Beaumarchais, trésorier de l’Épargne, et de Marie Lucrèce Hotman. Lieutenant général en Champagne et Rethélois (v.1616), il est aussi Grand Fauconnier de France par survivance. Nommé surintendant des Finances le 21 janvier 1623, il fait entrer alors Richelieu au Conseil du roi et disgracier Sillery. Sur ordre de Richelieu, il est emprisonné pour prévarication le 13 août 1624 à Amboise[7] d'où il s'évade en 1625 ou en 1631[8] et se réfugie en Angleterre. Il est alors en disgrâce, et ce jusqu'à la mort de Richelieu. Le 8 septembre 1651, il est rétabli de nouveau surintendant et il est fait ministre d'État, duc et pair de France[9]. Le tombeau du duc et de la duchesse de La Vieuville, sculpté par Gilles Guérin, est visible au Musée du Louvre. Ils sont tous deux été inhumés dans la chapelle Saint-François de Sales de l'église du couvent des Minimes de la place Royale à Paris[10].
  • Charles II de La Vieuville (v. 1616 - † 1689), fils du précédent. Seigneur de Pavant, duc de La Vieuville, pair de France, seigneur de Sallèdes et par mariage seigneur du château de La Chaux-Montgros en Auvergne. Chevalier d’honneur de la reine en 1670, il est gouverneur du Poitou. Le 25 septembre 1649, il épouse la comtesse Françoise Marie de Vienne de Châteauvieux, († 1669), fille de René de Châteauvieux et de Marie de la Guesle[11].

[modifier] Les descendants de Claude Parat

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  • Claude Parat, écuyer, conseiller et secrétaire du roi, maison et couronne de France et de ses finances, seigneur de Chailvet, Saint-Julien, Royaucourt et bas Chaillevois. Ce riche bourgeois de Soissons acquit son office de Laurent Bertemet, et la terre de Chailvet du duc et de la duchesse de la Vieuville par contrat passé devant Denos et Gallin, notaires au Châtelet de Paris, le 29 mai 1666. Son fils aîné, rendit hommage en son nom à l'évèque de Laon, le 30 juillet suivant. Claude Parat épousa Marie Demay[12], fille de Robert Demay, marchand bourgeois de Laon, et de Jeanne le Carlier, et eut trois enfants :
  • Pierre Parat,
  • Antoine Parat,
  • Geneviève Parat, mariée à Frédéric-Antoine Charmolue de la Garde, seigneur de Rocheman et Longpré, trésorier de France à Soissons par provisions du 29 avril 1651 : ils eurent pour enfants Pierre-Antoine, Jean-François Claude, Madeleine, Florimonde, Geneviève (qui épousera Jacques le Carlier et enfantera, notamment, de Joseph Bernard Le Carlier).
  • Pierre Parat écuyer et secrétaire du roi achète le domaine en 1666. Seigneur de Chailvet, il meurt en son château de Chailvet le 1er mars 1699. Capitaine de cavalerie, maintenu noble par R de Machault le 11 juin 1670 [13].
  • Nicolas le Mercier , écuyer, gentilhomme servant du Roi, seigneur de Chailvet, Saint-Julien et forêt d'Herli, époux de Florimonde Charmolue, héritière bénéficiaire de Pierre Parat son oncle, hérite domaine en 1699 et y mourut le 6 mai 1706. Florimonde y décède également au château le 3 août 1710.
  • en 1710, Jean-François Charmolue de la Garde hérite à son tour. Écuyer, conseiller sécrétaire du roi, vicomte de Laon, seigneur de Chailvet, Royaucourt, Bas-Chaillevois, forêt d'Herli, et Clacy-et-Thierret.
  • 1737, Crépine-Catherine Charmolue de la Garde, fille du précédent vicomtesse de Laon, vidame et dame de Clacy-et-Thierret, Laniscourt, Saint-Julien, Royaucourt, Chailvet, Bas-Chaillevois et autres lieux. Elle meurt en son château de Chailvet le 22 septembre 1751.
  • 1751, Joseph-Bernard le Carlier prêtre, chanoine de l'église cathédrale de Laon, seigneur de Chailvet, Royaucourt et Bas-Chaillevois. Meurt le 26 septembre 1772, à 82 ans, inhumé le surlendemain dans la cathédrale, à l'issue de la messe canoniale.

François-Aimable était le fils de Félix-Jean Louis de la Garde, qui épousa en seconde noce le 13 février 1738, devant les notaires Lenain et Costes au bailliage de Laon, Marie-Françoise-Nicole-Gabrielle Le Carlier, elle même veuve de Simon-Christophe-Rémi de Bignicourt de Chambly, vicomte de Chesne et de Merfy [14]. François-Aimable a épousé François-Nicole-Gabrielle de Bignicourt de Chambly, fille de Marie-Francoise-Nicole-Gabrielle sa belle-mère. De ce mariage sont nés :

  • Marie-Jeanne-Félixe-Françoise de la Garde de Saignes, mariée avec Louis-Marie de Castres, cf ci-dessous.
  • Louise de la Garde de Saignes, mariée avec monsieur Farell de Longfort, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine de grenadiers avant son émigration, puis officier supérieur d'infanterie

Il ouvrit dans son domaine de Chailvet une fosse pour l'extraction de cendres pyriteuses[15]. Après la révolution, il émigra, et fut amnistié par arrêté le 8 juin 1802. Il se retira à Montchâlons, chez son gendre, et y mourut le 8 janvier 1813. La baronne de Saignes divorça en 1792 pour sauver la fortune de ses enfants, et n'en fut pas moins enfermée au château de Nointel, pendant la Terreur.

  • 1801, Louis-Marie de Castres, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, ancien brigadier des chevaux-légers de la garde du roi, capitaine réformé à la suite de la suppression de son corps de cavalerie. Sa femme, Marie-Jeanne-Félixe-Françoise de la Garde de Saignes, fille de Francois-Aimable de la Garde, fut enfermée avec sa mère à Nointel en 1793. Elle mourut dans son château de Chailvet le 11 juillet 1828 à 78 ans. Louis-Marie fut maire de la commune de Royaucourt-et-Chailvet de 1801 jusqu'à sa mort le 23 septembre 1817 à l'âge de 77 ans. Ils possédaient le château, soit que son père l'ait cédé à sa fille au moment d'émigrer, soit qu'il le lui ait abandonné après restitution par le gouvernement consulaire.

[modifier] 1817 à 1924

  • 1817 Pierre-Louis-ALexandre Brunel, né en 1783, propriétaire de l'usine d'alun, acquit le château à la mort de Madame de Castres, et y mourut le 10 octobre 1857. Il fut maire de Royaucourt-et-Chailvet de 1824 à 1855. Il épouse Elisabeth-Anne Casin (1781-1869). Il figure sur la liste générale du jury pour 1838 (ref annuaire de l'Aisne 1838). Il est enterré dans le cimetièrre de Royaucourt-et-Chailvet. Il eut deux enfants : Alice Joséphine née en 1808, épouse de Pierre Fisher, et Gustave-Alexandre Brunel.
  • 1857 Gustave-ALexandre Brunel (24 aout 1812 - 26 octobre 1893) en hérite à la mort de son père. Il fut président de la fabrique d'alun, maire de la commune de 1855 à 1878. Il épouse Louise Aménaïde Paul (2 nov 1819 - 3 janv 1900). Enterré à Royaucourt-et-Chailvet. Ils eurent trois enfants : Paul-Gustave Brunel, Louis-Léon Brunel (1848-1917) (ingénieur des arts et manufactures, résidant à Laon) qui épouse Alice Jadas (1840-1912), Marguerite Brunel (1872 - 1970) épouse de Louis Deviolaine (1865 - 1927). Paul et Léon reçurent en donation le chteau par acte du 27 octobre 1900 chez maitre Cottin, notaire à Mons-en-Laonnois.
  • 1893 Paul-Gustave Brunel, leur fils, né au château le 21 mai 1842, officier d'artillerie, fut chassé de chez lui par l'invasion allemande, et mourut à Paris le 22 février 1917. Il épousa Gabrielle Jenny Brucelle (1847-1933). Elle est décédée au château. Jenny fit démolir l'aile des cuisines, trop vétuste, qui allait jusqu'aux douves. Au premier étage, se trouvait la salle de billard, qui permettait de pécher depuis la fenêtre. Ils eurent un enfant, Cécile Brunel ci-dessous.
  • 1917 Gustave-Joseph-Ernest Huin, (1864- 04/02/1932), officier de l'ordre national de la Légion d'Honneur, lieutenant-colonel d'artillerie en retraite, ancien directeur du journal L'Aisne. Il épouse en 1889 Cécile Brunel (1870 - 19/09/1930) et ont une fille Anne-Marie qui naît au château le 27/07/1890. Il est enterré à Royaucourt-et-Chailvet.
  • En 1921, Jenny - Anne-Marie Huin, revint avec son mari pour créer une ferme. Elle épouse en 19/11/1912, Henri-Paul Dupont(15/02/1885 - 1946), avocat à la cour d'appel de Saint-Quentin en 1912, et directeur du domaine des Guise en Thiérache, il est maire de Royaucourt-et-Chailvet de 1919 à 1924. Ils firent de grands travaux au château après la guerre, dès 1921 grace à l'architecte parisien Lafillée. Albert Huin, oncle de Jenny et dernier du nom, lègue le château Henri-Paul Dupont. La famille devient Dupont-Huin. Le 19/03/1924, Henri-Paul Dupont est contraint de vendre le domaine de Chailvet, car le propriétaire des terres qu'il loue à Merlieux les reprend, rendant impossible la survie de la famille. Jenny - Anne-Marie Huin est décédée le 01/10/1989.
  • 1924 : le château est acheté par Georges Louis Marie Sourmais, banquier à Saint-Quentin[16]. Sa famille conserve encore aujourd'hui les communs et le pigeonnier.
  • Le château fut vendu en 1981 à Patrick et Muriel de Buttet.

Bien que détruit en grande partie le 29 août 1944 par des bombes incendiaires allumées par l'armée allemande fuyant devant l'avance des alliés, le château est classé en 1984 au nombre des monuments historiques du département de l'Aisne.

[modifier] Architecture

Le château a payé un lourd tribut aux deux guerres mondiales. L'aile nord du XVIIe siècle avait déja complétement disparu. Au cours de la Première Guerre mondiale, des obus ont provoqué la destruction de l'aile sud et de la partie centrale. L'intérieur de la partie centrale a été complétement refait en 1922-1923, planchers et combles compris. L'architecte Ermant réalisa en 1927 la partie sud, avec l'entrepreneur Bardin .

En 1935, le propriétaire fait cuveler les caves par l'entreprise Romano de Soissons.

De mai à juillet 1940, le château est occupé par l'armée allemande, et sert d'infirmerie, puis de lieu de stockage de marchandises diverses et d'objets inflammables tels que des couvertures militaires. Le 28 août 1944, fuyant devant les armées alliées, les Allemands placèrent trois mines dans les murs de la cave qui avaient été arrosées d'essence. Puis ils se retirèrent jusqu'à la maison du jardin, près de la porte d'entrée du parc, avant de faire sauter les mines par commande électrique. La force de l'explosion a été telle que des morceaux du comble ont été projeté à environ 200 mètres. (témoignage de M. Daniel BEDIN, maire de Chailvet après guerre.)

Les dommages de guerre, représentant 254 495 nouveaux francs réglés le 14 février 1961, permirent de construire deux habitations de type F3 accolées au reste de la façade.

le dossier de chailvet fut successivement confié aux architectes suivants : - Gaston Mercier et André Degremont, de Laon - André Rimbert, architectec à Chavignon à partir de 1948, - Georges NORE, architecte à Faucoucourt et Anizy à partir de 1959. il dresse tous les plans et les travaux seront achevés en décembre 1960, à parti du permis de construire n°13877 du 26 juin 1959 et de plans du 10 mai 1959

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Louis-Gabriel Michaud Biographie universelle ancienne et moderne 1816, tome XVI, p. 604
  2. Maximilien Melleville Dictionnaire historique du département de l'Aisne 1865, p. 292
  3. Maxime de Sars, dans son ouvrage sur le Laonnois Féodal retient le nom de "Jehan de saint-Basle". Toutefois, l'absence d'un autre saint-Basle dans l'ouvrage, et les références à d'autres personnages comme le comte de Roucy et Monsieur de Luxembourg permettent de conclure à l'erreur de transcription d'un document du XVe siècle
  4. Une compagnie est composée de 100 lances, une lance comprenait six personnes : un homme d'armes avec trois chevaux, un page et un coutilier, deux archers avec trois chevaux et un varlet (apprenti chevalier). Outre le capitaine, il y avait sous ses ordres dans chaque compagnie, un lieutenant, qui commandait la compagnie en l'absence du capitaine, un guidon, un enseigne, et un maréchal des logis (sergent).
  5. Dictionnaire de l'État-Major français au XVIe siècle de Fleury Vindry, 1901
  6. une montre était à l'époque une sorte de revue militaire
  7. Voltaire Œuvres complètes 1857, tome 8, p. 398, 399
  8. Henri de Campion Mémoires 1857, p. 160
  9. Voltaire Œuvres complètes 1857, tome 8, p.  399
  10. Eudoxe Soulié Notice du Musée impérial de Versailles 1860, p. 393
  11. Sites et monuments 1969/1970,p. 22
  12. http://site.voila.fr/geneolivier/noblesse/laon.html
  13. Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France - Laine - 3e tome - 1830
  14. Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France P Louis Lainé - http://books.google.fr/books?id=ICQIAAAAQAAJ&pg=RA3-PA28&dq=de+la+garde+de+Saignes&ei=HOKVSbi9B4LeyAS8k_z7CQ&hl=fr#PRA3-PA31,M1
  15. Les cendres pyriteuses ou cendres de Picardies
  16. Chez maître Sorlin, notaire à Laon, Bureau des Hypothèques de Laon, 3 avril 1924, vol 175 N°32

[modifier] Liens externes

49°30′47″N 3°32′6″E / 49.51306, 3.535