Château de Château-sur-Epte

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Château de Château-sur-Epte
Image illustrative de l'article Château de Château-sur-Epte
Basse-cour fortifiée et tour maîtresse
Période ou style Médiéval
Type Château à motte
Début construction 1087
Destination actuelle Ruiné
Protection Logo monument historique Classé MH (1998)[1]
Coordonnées 49° 11′ 52″ N 1° 39′ 41″ E / 49.1978, 1.661549° 11′ 52″ Nord 1° 39′ 41″ Est / 49.1978, 1.6615  [2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Vexin
Région Haute-Normandie
Département Eure
Commune Château-sur-Epte

Géolocalisation sur la carte : Eure

(Voir situation sur carte : Eure)
Château de Château-sur-Epte

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Château-sur-Epte

Le château de Château-sur-Epte est un ancien château à motte fondé en 1087 par le duc de Normandie Guillaume le Roux dont les vestiges se dressent sur la commune de Château-sur-Epte dans le département du l'Eure et la région Haute-Normandie. Il faisait partie des châteaux ducaux contrôlant l'Epte, frontière avec le royaume de France. Sous Henri II d'Angleterre, le château fut considérablement fortifié.

Les vestiges, bâtis et non bâtis, de l'ensemble castral font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 16 juin 1998[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Les vestiges du château de Château-sur-Epte sont situés dans le département français de l'Eure sur la commune de Château-sur-Epte

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de Château-sur-Epte a été fondé en 1087 par le duc de Normandie Guillaume le Roux.

Description[modifier | modifier le code]

Le château a conservé sa structure du XIe siècle, constituée par une grande plate-forme fossoyée circulaire, d'environ 70 mètres de diamètre ; à son raccordement avec le plateau est implantée une énorme motte tronconique de près de 50 mètres de diamètre au sol. Il s'agit d'un ensemble motte-basse cour tout à fait spectaculaire, primitivement couronné de palissades et d'une tour en bois.

La basse-cour a été ceinturée durant le XIIe siècle d'un mur percé de deux tours-portes rectangulaires, à contreforts plats ; les portes sont en arc brisé, celle du plateau conservant quelques traces d'un décor sculpté, et de jambages en colonnettes à chapiteaux de la seconde moitié du siècle. Le mur escaladait les flancs de la motte pour rejoindre son sommet.

À l'intérieur de la basse-cour fut délimité un ensemble fortifié par une muraille interne se refermant sur le sommet de la motte ; l'entrée était assurée par une tour-porte du XIIe siècle, doublée au XVe siècle d'un avant corps pour pont-levis. À flanc de la motte, un nouveau mur, percé d'une tour-porte, divisait cette cour en deux : il fut construit vers 1180. On y reconnaît, donnant sur l'extérieur une archère à niche.

Au sommet de la motte se trouve une tour maîtresse circulaire, très ruinée ; elle est entourée d'un mur circulaire percé de minuscules meurtrières fort originales, peut-être tardives. La tour, de la première moitié du XIIe siècle, possédait un niveau noble correspondant à l'accès surélevé, décoré d'armatures romanes ; une vis fut ajoutée dans l'épaisseur du mur à la fin du siècle, puis un demi-niveau au XIVe siècle, percé d'une fenêtre rectangulaire surmontée d'un trilobe.

Le site est caractéristique des châteaux à motte et basse-cour parmi les plus nombreux et reprend le schéma dit en tenailles. L'enceinte de la basse-cour circulaire à deux tours-portes vient en effet se refermer sur la motte à tour maîtresse et chemise[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ensemble castral », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps.
  3. Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale : de la défense à la résidence, tome 1, les organes de la défense,‎ 2013 (2e édition), 376 p. (ISBN 978-2-7084-0961-3), p. 29.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Mesqui, Châteaux forts et fortifications en France, Paris, Flammarion,‎ 1997, 493 p. (ISBN 2080122711), p. 111-112

Articles connexes[modifier | modifier le code]