Château de Château-Thierry

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Château de Château-Thierry
Image illustrative de l'article Château de Château-Thierry
L'entrée du château.
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction VIIIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Thibaut IV de Blois
Destination actuelle Ruiné
Protection Logo monument historique Classé MH (1932)[1]
Coordonnées 49° 02′ 46.5″ N 3° 24′ 10.6″ E / 49.04625, 3.402944 ()49° 02′ 46.5″ Nord 3° 24′ 10.6″ Est / 49.04625, 3.402944 ()  [2]
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province de France Picardie
Région Picardie
Département Aisne
Commune Château-Thierry

Géolocalisation sur la carte : Aisne

(Voir situation sur carte : Aisne)
Château de Château-Thierry

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Château-Thierry

Le château de Château-Thierry est un ancien château fort, fondé au XIIe siècle[3] par les comtes de Champagne et remanié au XIIIe siècle[3], dont les vestiges se dressent sur la commune de Château-Thierry dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Les ruines de l'ancien château et la butte sur laquelle elles sont situées font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 2 août 1932[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Les vestiges du château de Château-Thierry sont situés dans le département français de l'Aisne sur la commune de Château-Thierry.

Le site du château occupe l'extrémité d'une longue butte isolée dominant de 45 mètres la vallée de la Marne. La Marne, axe navigable, permettait la circulation de Paris vers l'est du royaume et le chœur de la Champagne ; elle y croisait en ce lieu l'un des grands cheminements nord-sud de l'est parisien qui reliait les cités de Troyes et de Soissons, sur la route menant de l'industrieuse Flandre à la riche Bourgogne.

C'est une roche isolée de 50 mètres de hauteur s'étirant d'est en ouest sur une longueur de 350 mètres et une largeur variant de 60 à près de 100 mètres. Distante d'environ 200 mètres des rives de la Marne, elle servit d'assise à la cité de Château-Thierry qui s'entoura en son temps d'une enceinte fortifiée. Le Chemin sud-nord, après avoir traversé la rivière, pénétrait dans le bourg en contournant par l'ouest la butte castrale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Remparts du château
La porte Saint-Pierre sur les remparts de la ville

D'abord oppidum gaulois[réf. nécessaire], place mérovingienne, puis carolingienne, le château abrita le roi fainéant Thierry IV sous la tutelle de Charles Martel. Les comtes de Champagne en relevèrent les ruines aux Xe et XIIe siècle. En 1105 Hugues Ier de Champagne incorpore la cité à son domaine propre. Thibaud IV de champagne y entreprend après 1229[3] d'important travaux. En 1285[3] le château est rattaché au domaine royal, avant cette date les sires de Coucy en étaient châtelains. Au début du XVe siècle[3] le château est cédé à Louis d'Orléans. À sa mort il fait retour à la couronne.

Les remparts ont été construits progressivement entre le IXe et le XVIIe siècle, notamment par le comte Thibaut IV de Blois. La forteresse est aménager pour le canon au lors de remaniements survenus au cours des XVe et XVIe siècle[3].

Dès le début du XIXe siècle, les murailles du château sont rasées, ne laissant que les remparts, la porte Saint-Pierre, la porte Saint-Jean et la poterne.

Description[modifier | modifier le code]

Il reste peu de trace aujourd'hui de l'édifice du temps des comtes de Champagne, avec son donjon, son église, son cimetière, ses remises, ses écuries, ses fours, ses magasins, ses moulins, sans oublier le curieux « puits de l'Abîme », les souterrains et les tours.

Un fossé coupe la butte aux deux tiers vers l'est derrière lequel fut dressé un fort donjon roman quadrangulaire de 30 X 24 mètres de côté qui en commandait le franchissement et dont ils restent les bases. C'est dans cet espace protégé que furent érigés, résidence, chapelle castrale, et bâtiments d'usages. La basse-cour occupant le tiers restant, fut ceinte de murs au XIIIe siècle et complété d'une tour-porte en éperon et à bossages par Philippe le Bel.

L'enceinte, dérasé aujourd'hui, était flanqué sur sa face nord de huit tours circulaire de la première moitié du XIIIe siècle, voûtées en coupoles et percées d'archères et de tours rectangulaires ainsi que de braies pour armes à feu sur sa face sud. Un escalier logé dans une des tours rectangulaire permet d'accéder dans les jardins.

Des quinze tours construites, les principales furent la tour du Roi, ainsi nommée parce qu'au Xe siècle le roi de France Charles le Simple y fut enfermé pendant quatre ans par Hugues de Vermandois, alors seigneur de la ville, la tour rouge, parce que la voûte était lambrissée de briques rouges, et la tour de Bouillon, la famille de Bouillon ayant gouverné la ville pendant près de deux cents ans. Les tours étaient espacées l'une de l'autre d'environ cinquante mètres.

On accédait au château par la porte Saint-Pierre, terminée à la fin du XIVe siècle. Contrairement à la croyance populaire et à la plaque commémorative y figurant, Jeanne d'Arc revenant de Reims en compagnie de Charles VII après son sacre en 1429, ne passa pas sous cette porte. En réalité, Jeanne d'Arc est arrivée par la porte Sud de la ville et est ressortie par la porte Nord. Elle devait chasser les Anglais qui occupèrent Château-Thierry pendant huit ans, de 1421 à 1429. À l'époque, Château-Thierry possédait 4 portes.

Puis, passant sous une arcade ogivale, détruite en 1845, on atteignait la porte Saint-Jean, à bossages, qui date du XIIIe siècle-XIVe siècle.

Dans l'enceinte du château on trouvait successivement l'église Notre-Dame du château du XIIIe siècle, puis la galerie construite au XVIe siècle située légèrement en retrait de la tour de Bouillon et de la tour du Roi. C'est là que logea le roi Louis XIII lorsqu'il vint résider à Château-Thierry de 1631 à 1635. Richelieu s'était fait construire une maison à l'autre extrémité.

Au Moyen Âge, le château ne comprenait pas moins de 2 000 hommes d'armes.

Des fouilles archéologiques ont révélées la présence de cuisines monumentales datant de la fin du Moyen Âge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Pommier, Nos vieux murs : Le Château de Thierry, essai de reconstitution, Château-Thierry, Imprimerie moderne,‎ 1910, 138 p. (notice BnF no FRBNF34114132) disponible sur Gallica
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France,‎ 1987, 1304 p. (ISBN 2865350703)
  • André Chatelain, L'évolution des châteaux forts dans la France au Moyen Âge, Editions Publitotal,‎ 1988, p. 20
  • Jean Mesqui, Île-de-France Gothique 2 : Les demeures seigneuriales, Paris, Picard,‎ 1988, 404 p. (ISBN 2-7084-0374-5), p. 119-126

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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