Château de Bienassis

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Château de Bienassis
Image illustrative de l'article Château de Bienassis
Vue aérienne du château
Type château fort
Début construction XVe siècle
Propriétaire initial François Ier
Destination initiale Jean Ier de Quelenec
Propriétaire actuel famille de Kerjegu
Protection Classé MH (1945)
Site web Site officiel www.chateau-bienassis.com Site officiel
Coordonnées 48° 35′ 18″ N 2° 29′ 13″ O / 48.58825, -2.487 ()48° 35′ 18″ Nord 2° 29′ 13″ Ouest / 48.58825, -2.487 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Commune Erquy

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

(Voir situation sur carte : Côtes-d'Armor)
Château de Bienassis

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Bienassis

Le Château de Bienassis (XVe - XVIIe siècle) est situé sur le territoire de la commune d’Erquy dans les Côtes-d'Armor, en Bretagne. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 août 1945 (remplacé en 2012 et 2013 par des arrêtés de classements plus généraux)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier Château de Bienassis était un manoir du XIIe siècle cerné d´une douve propriété de la famille de La Motte, les seigneurs de La Motte d´Erquy semble-t-il. Jean de Quelennec, seigneur de Quelennec en Quintin, qui épouse Tiphaine du Fou en 1374 acquiert la terre de Bienassis. Son fils Geofroy de Quelennec fait construire le logis vers 1434, date à laquelle le manoir neuf est attesté.

Il a été occupé par les troupes du duc de Mercœur pendant les guerres de la Ligue à la fin du XVIe siècle, en partie détruit et reconstruit à dater de 1620 par Gilles Visdelou seigneur de La Goublaye en Saint-Alban, et son épouse Françoise de Quelennec. Il passe par mariage au comte de Lambarc et au duc d’Arenberg, puis, en 1760, le château est vendu à François-Louis Visdelou de la Ville-Théart, commissaire des haras de Bretagne. À cette époque, le domaine comprend 39 métairies, 7 moulins, et s’étend sur plus de 1000 hectares. Confisqué pendant la Révolution, il servira de prison.

En 1796, il est acheté par le général Jean Valletaux, général français de la Révolution, puis général d'Empire et député des Côtes-du-Nord.

En 1880, la famille Le Pomellec, ses descendants, le vendent à l’amiral Jules de Kerjégu, grand navigateur. Il s’y installe après avoir participé à toutes les grandes campagnes de son siècle : expéditions du Mexique, de Crimée, Chine et Cochinchine.Ce chateau est aujourd'hui toujours propriété de la famille de Kerjégu.

Le château de Biennassis, son grand escalier, la poterne d'entrée, le jardin et l'allée ont été classés monument historique le 29 août 1945. Ce classement est remplacé par un autre classement en 2012, lui même remplacé par un classement plus général le 25 avril 2013[note 1],[2]

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château de Biennassis est un ensemble très complet de demeure seigneuriale. L'accès se fait par un pont qui a succédé au pont-levis au-dessus des douves qui entourent les plates-formes sur lequel le logis cantonné de tours aux angles. Le logis et ses dépendances sont en grès roses d’Erquy. Une partie médiévale possède une tour d'escalier demi-hors-œuvre dans un angle et une tour hors-œuvre dans l'autre angle. La partie renaissance prolonge la partie ancienne vers l'ouest et abrite un escalier monumental à deux volées et un grand salon au rez-de-chaussée. Les cheminées et les escaliers sont des XVe et XVIIe siècles. Un mur crénelé est le seul vestige de l'enceinte du XVe siècle. Les tours d'angle et les tourelles du mur ont été ajoutées au XVIIe siècle, à l'époque de la reconstruction du château.

Le logis est ouvert à la visite : le rez-de-Chaussée meublé, le grand salon, la salle des gardes, la salle à manger (où l'on peut admirer des porcelaines de Chine, du Japon et de Bayeux, des meubles de style Louis XIV et de la Renaissance bretonne), la cuisine, la chapelle, témoignent d’une maison vivante ainsi que sa grande avenue classée, ses larges douves, ses remparts, sa cour d'honneur, son jardin français, son potager et son parc forestier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. La fiche mérimée précise : Le château, à savoir : le logis pour ses façades et toitures et son grand escalier ; l'ouvrage d'entrée avec ses pavillons, en totalité ; les douves, en totalité, avec leurs murs, la levée de terre qui les délimite au sud et l'ensemble des constructions se trouvant dans et sur ces douves (ponts, vestiges en pierre d'édifices antérieurs, escaliers, etc...) ; l'avant-cour, la cour d'honneur et le jardin circonscrit par les douves, pour leurs clôtures et leur sol d'assiette ; le jardin potager clos de murs, en totalité ; l'ancienne basse-cour pour ses clôtures, son sol d'assiette, le bâtiment des écuries et du séchoir en totalité, les autres bâtiments (poulailler, atelier, pressoir, chenil, bâtiments de la maison de la Porte, etc ...) pour lueurs façades et toitures ; le parc pour son esplanade, sa grande avenue, ses allées, sa pièce d'eau et le sol d'assiette de ses parcelles agricoles ou forestières, à l'exclusion des bâtiments de l'ancienne métairie de la Porte (cad. Erquy E 123 à 126, 128 à 133, 136 à 140, 217 à 224, 226 à 233, 235 à 238, 660, 662, 664, 812 à 816, 826, 827 ; Pléneuf-Val-André C 297 à 305, 309, 312, 313, 835 à 838, 1305 à 1308 ; Saint-Alban A 1 à 13, 63 à 76, 87 à 89, 90)
Références

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]