Château de Beynac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Beynac
Image illustrative de l'article Château de Beynac
Le château de Beynac.
Période ou style Château médiéval
Début construction XIIe siècle
Propriétaire initial Barons de Beynac
Propriétaire actuel Personne privée
Protection Logo monument historique Classé MH (1944)
Coordonnées 44° 50′ 25″ N 1° 08′ 43″ E / 44.840278, 1.14527844° 50′ 25″ Nord 1° 08′ 43″ Est / 44.840278, 1.145278  
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Commune Beynac-et-Cazenac

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Beynac

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

(Voir situation sur carte : Dordogne)
Château de Beynac

Le château de Beynac est situé sur la commune de Beynac-et-Cazenac, dans le département de la Dordogne et plus précisément dans le Périgord noir. Ce château est l'un des mieux conservés et l'un des plus réputés de la région. Il a été classé par les Monuments historiques le 11 février 1944[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

C'est une construction médiévale, d'allure austère, perchée sur le haut d'une falaise calcaire dominant le bourg sur la rive droite de la Dordogne. Le château présente la forme d'un quadrilatère irrégulier prolongé au sud par un bastion en éperon. Le sévère donjon, garni de créneaux, date du XIIIe siècle. Protégé du côté du plateau par une double enceinte, le château surplombe la Dordogne de 150 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château fort est bâti dès le XIIe siècle par les barons de Beynac[2] pour verrouiller la vallée. L'à-pic étant suffisant pour décourager toute escalade côté vallée, les défenses s'accumulèrent côté plateau : double enceinte crénelée, double douve dont l'une approfondissait un ravelin naturel, double barbacane.

À la mort d'Adhémar de Beynac (1147-1189), croisé décédé sans postérité, Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre offre Beynac à Mercadier, son fidèle routier. Celui-ci est assassiné à Bordeaux en 1200 et la baronnie revient dans la famille d'origine. À partir de 1241, la châtellenie, dont fait partie le château de Commarque, est divisée entre deux frères, Gaillard et Mainard de Beynac. Les deux branches ne seront à nouveau unies qu'en 1379.

À l'époque de la guerre de Cent Ans, la forteresse de Beynac est l'une des places fortes françaises. La Dordogne sert alors de frontière entre France et Angleterre ; non loin de là, de l'autre côté de la Dordogne, le château de Castelnaud, rival de Beynac, était aux mains des Anglais.

La partie la plus ancienne du château est un gros donjon roman carré, vertigineux, aux rares percements, agrafé d'une bretèche et d'une échauguette, accosté d'une cage d'escalier en vis, mince comme un contrefort et terminé par une terrasse crénelée. D'un côté, un logis de la même époque lui est juxtaposé ; il a été retouché et agrandi aux XVIe et XVIIe siècles. De l'autre côté, c'est un logis en partie XIVe siècle, auquel sont accolés une cour et un escalier de plan carré desservant des appartements du XVIIe siècle. Les appartements ont conservé des boiseries et un plafond peint du XVIIe siècle ; la salle de Réunion des États du Périgord est ainsi nommée parce que s'y réunissait la noblesse des quatre baronnies, celles de Beynac-Biron pour le sud et celles de Bourdeilles-Mareuil pour le nord ; elle garde une belle cheminée Renaissance sculptée de bucranes ; cette salle donne sur un petit oratoire entièrement décoré, au XVe siècle, de fresques parmi lesquelles une Pietà, un saint Christophe, une cène dans laquelle saint Martial est le maître d'hôtel. On peut également y voir de somptueuses tapisseries représentant des scènes de chasse et d'autres scènes de la vie des seigneurs de l'époque, ainsi que la reproduction de l'étendard de la famille Beaumont-Beynac, propriétaire du château depuis le XVIIIe siècle jusqu'en 1961.

Blason des Beynac.

Liste des barons de Beynac[modifier | modifier le code]

  • Maynard (1115–1124)
  • Adhémar (1147–1189)
  • Mercadier reçoit le château de Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre (1189–1200)
  • Pons Ier (1200–1209)
  • Gaillard (1238–1272)
  • Pons II (1251–1300)
  • Adhémar II (1269–1348)
  • Pons III (-1346)
  • Boson (1341–1348)
  • Pons IV (1362–1366)
  • Philippe (-1403)
  • Pons V (1461–1463)
  • Jean-Bertrand (-1485)
  • Geoffroy Ier (-1530)
  • François (-1537)
  • Geoffroy II (-1546)
  • Geoffroy III
  • Guy Ier (1643-)
  • Isaac
  • Guy II
  • Pierre
  • Marie-Claude (1732-18??), épouse de Christophe de Beaumont
  • Christophe-Marie (1764-18??)
  • Louis, dit Ludovic (1784-18??)
  • Christophe-Amable-Victoire (1831-18??)
  • Soffrey-Paul-Louis-Armand (1857-19??)
  • Amable-Avit-Christophe (1895-)
  • Pierre-Aimé-Soffrey-Armand (1929-)

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Le château a servi de cadre au tournage des films :

Photos[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Château de Beynac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. C'est l'une des quatre baronnies du Périgord
  3. Voir la fiche technique sur Châteaux & films
  4. C'est sur la table de la cuisine (photo ci-dessous) que Sophie Marceau, dans le rôle d'Éloïse d'Artagnan, escrimait contre ses assaillants.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Boudon, Ludwyne Saulnier, Le château de Beynac, p. 287-313, dans Congrès archéologique de France. 137e session. Périgord Noir. 1979, Société Française d'Archéologie, Paris, 1982
  • Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 36, Éditions Sud Ouest, 1996 (ISBN 2-87901-221-X)
  • Jacques Lagrange, Dominique Audrerie, Pierre Pommarède, Le Périgord des Mille et Un châteaux, p. 261-264, Pilote 24 édition, Périgueux, 2005 (ISBN 2-912347-51-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]