Château de Beaulon

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Château de Beaulon
Image illustrative de l'article Château de Beaulon
Façade sud du château
Début construction XVe siècle
Propriétaire initial Famille Vinsons
Propriétaire actuel Christian Thomas
Protection  Inscrit MH (1987)[1]
Coordonnées 45° 26′ 03″ N 0° 42′ 17″ O / 45.43417, -0.70472 ()45° 26′ 03″ Nord 0° 42′ 17″ Ouest / 45.43417, -0.70472 ()  [2]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Saintonge
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Commune Saint-Dizant-du-Gua

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Château de Beaulon

Le château de Beaulon est un château situé sur la commune de Saint-Dizant-du-Gua, dans le département de la Charente-Maritime en France.

Il est entouré du vignoble qui produit du pineau et du cognac et il est connu pour ses Fontaines bleues.

Il est situé à environ 30 km au sud de la ville de Royan, dans le bourg de Saint-Dizant le long de la D.145, route touristique de Royan à Blaye et Bordeaux.

Historique[modifier | modifier le code]

C'est vers 1480 (fin du règne de Louis XI) que la famille de Vinsons fait construire le château qui prendra le nom de Beaulon en 1510, lorsque la seigneurie de Saint-Dizant est acquise par la famille de Beaulon, en 1502, ou un peu avant.

Après un incendie en 1510, le château est reconstruit par Jacques de Beaulon dans sa partie ouest dans le style Renaissance[3].

En 1591, la terre est saisie par les jésuites de Bordeaux pour non-paiement de rente et ce malgré l'intervention d'Henri IV.

Au début du XVIIe siècle, Monseigneur de Nesmond, évêque de Bayeux et conseiller de Louis XIV, devient par héritage le seigneur de Beaulon (La famille de Nesmond en sera propriétaire jusqu'en 1712) et le droit de haute justice est donné à la seigneurie en 1635.

Il fut au XVIIe siècle, la résidence d'été des évêques de Bordeaux.

Par la suite, par alliance, le château de Beaulon sera, après la famille de Nesmond, la propriété des familles de Bigot, de Brémond d'Ars, de la Porte.

En 1965, le château de Beaulon devient la propriété de Christian Thomas. Depuis cette année où il acquit le domaine, des travaux de rénovation importants ont été effectués tant au niveau des bâtiments que de l'aménagement et l'embellissement des vignobles. Inscrit monument historique en 1987 grâce à la pugnacité de son propriétaire, après cinq siècles d'existence, le domaine familial, depuis une quarantaine d'années, accueille les visiteurs.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le corps de logis qui date de 1480[3] (1520 suivant d'autres sources[4]) est surmonté d'une haute toiture d'ardoise munie de rampants à crochets. La façade nord est très intéressante car elle présente deux lucarnes de style très différent. Celle de gauche est un témoignage médiéval d'inspiration florale alors que celle de droite est de style renaissance, flamboyante à colonnes torses. Cette dissymétrie architecturale n'enlève rien au charme de cette bâtisse qui témoigne de ses cinq siècles d'existence.

L'escalier du XVIe siècle remplace sans doute une tour d'escalier polygonale[réf. nécessaire]. Selon le site du château de Beaulon, l'escalier monumental « à l'italienne », s'il a été rénové, a toujours fait partie de la tour originale qui est toujours présente aujourd'hui.

Le pigeonnier, une tour cylindrique datée de 1740, présente un toit conique recouvert de tuiles plates de terre cuite et percé de lucarnes à frontons de pierre. À l'intérieur se trouvent 1500 boulins (nids) en pierre et en poterie (de la Chapelle-des-Pots - XVIIIe). Pour accéder aux nids, une échelle tournante est également une curiosité à ne pas manquer.

Le château de Beaulon a été inscrit à l'ISMH (Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques) le 16 décembre 1987[1].

Jardins[modifier | modifier le code]

Le parc[modifier | modifier le code]

Le château est agrémenté d'un jardin à la française et d'un parc qui s'étend sur 13 hectares. L'ensemble est labellisé « Jardin remarquable ».

Lors du passage de la grille du parc, le visiteur est accueilli par des conifères taillés puis par des plantations exotiques (bananiers) qui profitent de la douceur du climat de la région.

Le parc figure depuis 1990 au pré-inventaire des monuments historiques[5].

Le parc

Les Fontaines bleues[modifier | modifier le code]

Les Fontaines bleues intriguent par leur couleur : ce sont des exsurgences artésiennes dont la couleur bleue turquoise est due à la présence d'algues microscopiques[6]. Au milieu de la clairière, les bassins des fontaines, forment des entonnoirs de 10 à 18 mètres de profondeur, et l'eau, d'une température constante de 13 °C, s'écoule avec un fort débit et forme l'Étier de Beaulon. Chaque fontaine porte un nom : la Grande Fontaine, le Miroir des fées, la Fontaine aux fées, les Fontaines sereines, les Sources vives, et la Fontaine de la Main rouge avec sa légende. Autour, l'aménagement a été étudié en jardin sauvage avec sous-bois d'aulnes, de frênes, d'érables et des vivaces autochtones.

Les libellules sont très présentes.

L'accès aux Fontaines bleues par le chemin de gauche, puis le retour par celui de droite, permettent d'accéder au chai du château.

Les Fontaines bleues
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Château de Beaulon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Coordonnées d'après Géoportail
  3. a et b Christian Thomas, Prospectus du château de Beaulon,‎ 2012, 2 p.
  4. Frédéric Chassebœuf, Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime, vol. 2, éditions Patrimoine et Médias,‎ 2008, 795 p. (ISBN 978-2-916757-27-8)
  5. « Parc du château de Beaulon », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 18 juillet 2011.
  6. Pierre Tillinac, Un bleu comme on n'en voit jamais, Sud Ouest du 18 juillet 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guide des parcs et jardins de Charente-Maritime, Philippe Prévôt, éditions Sud-Ouest 2003, (ISBN 2-87901-497-2)
  • Frédéric Chassebœuf, Châteaux en Poitou-Charentes, Prahecq, Patrimoines et Médias, coll. « Belles visites »,‎ 2006, 173 p. (ISBN 2-910137-91-0, OCLC 71887670)