Château d'Olivet

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Château d'Olivet
Image illustrative de l'article Château d'Olivet
Vestige de la basse-cour nord depuis la motte castrale
Période ou style Médiéval
Type Château à motte
Début construction Première moitié du XIe siècle
Propriétaire initial Erneis Taisson
Propriétaire actuel Ville de Caen
Protection  Inscrit MH (1988)[1]
Coordonnées 49° 02′ 34″ N 0° 25′ 39″ O / 49.0428192, -0.427393949° 02′ 34″ Nord 0° 25′ 39″ Ouest / 49.0428192, -0.4273939  [2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Commune Grimbosq

Géolocalisation sur la carte : Calvados

(Voir situation sur carte : Calvados)
Château d'Olivet

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Olivet

Le château d'Olivet est un ancien château à motte de la première moitié du XIe siècle dont les vestiges se dressent dans la forêt de Grimbosq sur la commune de Grimbosq dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.

Les vestiges du château font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 21 juillet 1988[1].

La protection de la motte d'Olivet est caractéristique de la récente reconnaissance archéologique dont bénéficient les mottes castrales du Moyen Âge ancien. Inséré au milieu d'une forêt à vocation de loisir, le site est un témoin historique de qualité facilement accessible à partir du parking du Chêne Guillot, situé à quelques centaines de mètres.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château d'Olivet est situé dans le département français du Calvados sur la commune de Grimbosq, dans la forêt éponyme, au confluent de deux ruisseaux, le ruisseau du Coupe-Gorge et le ruisseau de la Grande Vallée, sur un éperon rocheux ayant vue sur l'Orne. L'intérêt stratégique de ce lieu consiste à contrôler le franchissement du fleuve. Le village est établi à quelques kilomètres de l'endroit où les habitants exploitent les terres défrichées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du XIe siècle, le château est la propriété de Erneis Taisson, fils cadet de Raoul Taisson, dit l'Angevin car venu d'Anjou pour des terres données par le duc de Normandie. Erneis est en guerre ouverte avec son frère ainé, Raoul IIe Taisson (taisson signifiant "blaireau", terme conservé en héraldique), seigneur de Mutrécy, le village voisin. Raoul IIe est le plus connu car en 1046 il se joint aux barons révoltés contre le duc Guillaume le Bastard. Ce conflit fratricide est fréquent en Normandie pendant la période de la minorité de Guillaume[3].

Pendant les fouilles de 1976, les archéologues ont mis au jour des éléments évoquant une présence aristocratique : éperons, pointes de flèches, pions de trictrac, hochets d'enfant en poterie vernissée[4]...

Au XIVe siècle, le domaine d'Olivet est érigé en baronnie par la famille de Tournebu[5].

En 1606, une fille de Pierre d'Harcourt épouse un membre de la famille de La Marzelière, qui prend ensuite le titre de châtelain d'Olivet. Le château subsiste probablement jusqu'au XVIIe siècle.

Description[modifier | modifier le code]

Le site fortifié d'Olivet comprend une motte et deux basses-cours édifié dans le première moitié du XIe siècle[6]. Des campagnes de fouilles ont eu lieu de 1975 à 1978. L'étude archéologique[7] du site a montré qu'une tentative de défrichement a été effectuée afin de permettre aux paysans du village voisin d'exploiter les terres ainsi libérées. La fortification est composée de trois parties :

  1. une motte étroite supportant une tour-beffroi servant au guet.
  2. une basse-cour dite noble au nord qui comprenait des bâtiments sur soubassement de pierre, comme le logis seigneurial, la cuisine et la chapelle, dite Saint-André-d'Olivet[8].
  3. une basse-cour dite utilitaire au sud qui accueillait une forge et probablement une écurie.
Reconstitution

À la suite des fouilles, des travaux de protection ont été entrepris. Les murs de pierre sèche ont été consolidés et des pièces de bois disposées aux emplacements de l'ossature intérieure du logis seigneurial. Un panneau explicatif et une table d'orientation facilitent la lecture du site.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Château d'Olivet », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps.
  3. Guillaume le Conquérant, Michel de Boüard.
  4. Bois et forêts de Normandie, Jean-Marie Foubert.
  5. Notice du Ministère de la Culture (Réf. Mérimée IA00000175).
  6. Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale : de la défense à la résidence, tome 1, les organes de la défense,‎ 2013 (2e édition), 376 p. (ISBN 978-2-7084-0961-3), p. 26-27.
  7. Dossier pédagogique : étude du Service départemental d'archéologie du Calvados - (pdf).
  8. Notice du Ministère de la Culture (Réf. Mérimée IA00000169).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]