Château d'Excideuil

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Château d'Excideuil
Image illustrative de l'article Château d'Excideuil
Le château d'Excideuil vu du nord-est
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XXe siècle
Propriétaire initial Vicomtes de Limoges
Propriétaire actuel Privé et public (commune d'Excideuil)
Destination actuelle Propriété privée et salle de spectacle communale
Protection  Inscrit MH (1927)
Coordonnées 45° 20′ 02″ N 1° 02′ 58″ E / 45.333889, 1.049333345° 20′ 02″ Nord 1° 02′ 58″ Est / 45.333889, 1.0493333  
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Périgord
Région administrative Aquitaine
Département Dordogne
Commune Excideuil

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Excideuil

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

(Voir situation sur carte : Dordogne)
Château d'Excideuil

Le château d'Excideuil[1] est un château français implanté sur la commune d'Excideuil dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le château d'Excideuil se situe en Périgord vert, au nord-est du département de la Dordogne, en bordure de la route départementale 705 (l’ancienne route nationale 705). Il est implanté sur un rocher au sud immédiat de la ville d’Excideuil et au nord de la vallée de la Loue.

La partie orientale (logis et donjon) est une propriété privée et le reste, propriété de la commune d'Excideuil, est accessible en visite libre.

Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 6 janvier 1927[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le XIe et le XIIe siècle, les vicomtes de Limoges fortifient le site en faisant établir des murailles et un donjon[3] pour surveiller la route qui relie Limoges à Périgueux par Saint Yrieix[4].

Le château d'Excideuil apparaît pour la première fois vers 1100 dans un acte de donation du vicomte Adémar à l'abbaye d'Uzerche. Dans la mesure où, entre 1037 et 1059, l'évêque de Périgueux, en lutte contre le comte de Périgord, inféode le château d'Auberoche au vicomte de Limoges, on peut supposer que la défense d'Auberoche n'était possible pour le vicomte de Limoges que si Excideuil était déjà fortifié.

Bernard de Comborn, doyen de l'oratoire de Saint-Yrieix, oncle et tuteur d'Adémar V, l'avait dépossédé du château d'Excideuil. En 1176, il est obligé de le rendre à son neveu en échange du château allodial de Salon.

Attaqué en 1182 et 1184 par les troupes anglaises, menées lors d'une occasion par Richard Cœur de Lion, le château résiste[3]. À la suite de la trahison du vicomte de Limoges Adémar V en 1199, Jean sans Terre se rendit maître de plusieurs châteaux de la vicomté. Le vicomte Gui V ne put récupérer les châteaux d'Aixe, Châlucet, Thiviers et Excideuil que vers 1210-1211.

En 1303, le château reçoit la visite du roi de France Philippe le Bel, et l'année suivante celle du futur pape Clément V[5].

Lors de la guerre de Cent Ans, après avoir résisté à un assaut en 1346, il connaît l'occupation anglaise en 1351. Libéré en 1356 puis rendu aux anglais en 1360, en application du traité de Brétigny, il est repris par les troupes de Du Guesclin en 1370[3].

Durant les guerres de religion, le château, toujours sous l'apanage des vicomtes de Limoges, appartient à Jeanne d'Albret, du côté des catholiques. En 1574, il passe aux mains des protestants qui en sont chassés l'année suivante[3].

En 1582, le vicomte de Limoges n'est autre que Henri III de Navarre, le futur roi Henri IV. Il vend la châtellenie d'Excideuil au comte François de Pérusse des Cars[6].

Par mariage, le château passe à la famille de Talleyrand-Périgord[3] et la terre est érigée en marquisat en 1613[4],[5].

Délaissé par ses nouveaux propriétaires qui transfèrent les objets et mobiliers de valeur dans leur château de Chalais, en Charente, le château se dégrade[3].

En 1883, Hélie Roger de Talleyrand-Périgord lègue le château d'Excideuil aux hospices de Chalais[4].

En 1973, un incendie ravage les toitures du châtelet d'entrée[4],[7].

Lors du dernier quart du XXe siècle, la famille Naudet, nouveau propriétaire, entreprend des travaux de réhabilitation importants[8].

Architecture[modifier | modifier le code]

Les tourelles du châtelet d'entrée

Cernée par des fortifications, une butte rocheuse de forme ovale, longue d'environ 150 m dans le sens nord-sud et moitié moindre dans le sens est-ouest, sert d'assise au château.

À l'est, le donjon et le logis surplombent la vallée de la Loue de façon abrupte, le rocher ayant été taillé de façon à empêcher les assauts ennemis[9]. Le donjon se compose en fait de deux tours carrées des XIIe et XIIIe siècles[4] reliées entre elles par un haut mur[9].

La surface des logis des XVe et XVIIe siècles[5] a été doublée lors de travaux importants à la fin du XXe siècle, leur redonnant en partie leurs proportions d'antan[8].

Au sud-ouest, le châtelet d'entrée qui date des XIVe et XVe siècles a été remodelé par Nicolas Rambourg, l'architecte du château de Hautefort, à la fin du XVIe siècle[5],[7]. Il est encadré par deux tourelles décoratives.

À côté de cette forteresse médiévale s'élève une demeure Renaissance, avec tourelles et fenêtres à meneaux, qui appartint aux Talleyrand en faveur de qui Louis XIII érigea, en 1613, la terre d'Excidueil en marquisat.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Séraphin et Christian Rémy, Le château d'Excideuil, pp. 195-223, dans Congrès archéologique de France. 156e session. Monuments en Périgord. 1999 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1999
  2. « Château d'Excideuil », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 mai 2011.
  3. a, b, c, d, e et f « Le château d'Excideuil » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur le site de l'Office de tourisme du Haut-Périgord. Consulté le 2 mars 2010.
  4. a, b, c, d et e Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 103, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)
  5. a, b, c et d Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, p. 179, Ouest-France, 1987, (ISBN 2-85882-842-3)
  6. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 738, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)
  7. a et b Panneau d'information n° 20 à l'entrée du château (description du corps de garde).
  8. a et b Panneau d'information à l'entrée du château avec les photographies du site en 1975 et 1999
  9. a et b Panneau d'information n° 19 à l'entrée du château reprenant un extrait du procès-verbal en 1582 de la vente du château entre Henri de Bourbon et le Comte des Cars.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]