Château d'Aynac

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Château d'Aynac
Image illustrative de l'article Château d'Aynac
Château d'Aynac
Début construction XVIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial François de Turenne (1548-1633)
Propriétaire actuel Personne privée
Protection Logo monument historique Classé MH (1988)
Coordonnées 44° 47′ 00″ N 1° 51′ 02″ E / 44.783373, 1.85053644° 47′ 00″ Nord 1° 51′ 02″ Est / 44.783373, 1.850536  
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Quercy
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Commune Aynac

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Château d'Aynac

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Le château d'Aynac est un château situé à Aynac, en France.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1988[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Le château est situé sur la commune d'Aynac, dans le département français du Lot.

Historique[modifier | modifier le code]

La famille de Turenne d'Aynac[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Aynac a appartenu à une branche latérale de la maison de Turenne par Pierre II de Turenne, fils de Hugues de Turenne, seigneur de Saint-Genest, marié avec Saure d'Aynac, fille d'Archambaud, seigneur d'Aynac pour partie, cité en 1271[2].

On trouve Annet de Turenne, seigneur d'Aynac, marié le 11 février 1495 à Jacquette de Genouillac, fille de Jean seigneur d'Assier, sœur de Jacques de Genouillac, dit Galiot de Genouillac, seigneur d'Assier, grand écuyer, grand maître de l'artillerie, nièce de Jacques de Genouillac, maître de l'artillerie en 1479 sous Louis XI et Charles VIII. Chevalier de l'Ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, lieutenant de l'artillerie, compagnon de Galiot de Genouillac, il a été fait prisonnier à la bataille de Pavie. Pour payer sa rançon, sa femme doit vendre une partie des terres de la baronnie d'Aynac, en 1526.

Son petit-fils, Galliot de Turenne († 1569) avait été fait l'héritier de Galiot de Genouillac, dans ses testaments de 1523 et 1544, si ses descendants, François de genouillac, baron d'Assier, et Jeanne de Genouillac, vicomtesse d'Uzès, n'aient pas de descendants.

François de Turenne (vers 1548-1633), fils de Galliot, baron de Molières et d'Aynac, marié en 1591 à Antoinette de Pontaniez, fille unique d'Antoine, seigneur de Salers. Il a commencé sa carrière dans la compagnie du comte de Sancerre. Il a rendu hommage pour ses terres à Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon et vicomte de Turenne.

Flotard III de Turenne (vers 1600-après 1675), fils de François, baron d'Aynac. Il s'était marié en 1633 avec Claude de Gourdon de Genouillac, dame d'Aubepeyre, sœur de Jean-Paul Ricard de Gourdon de Genouillac (1621-1681), comte de Vaillac, premier écuyer de Philippe d'Orléans, fille de Louis II de Gourdon et de Genouillac, maréchal de camp, et de Françoise de Cheyradour, dame d'Aubepeyre. Il a servi comme guidon dans la compagnie de gendarmes du maréchal de Thémines, son cousin. Il a servi dans l'armée qur commandait le maréchal de Thémines en Guyenne pour lutter contre les protestants révoltés. Il a reçu une commission de Louis XIII pour se rendre à Cardaillac pour contenir les protestants du Haut-Quercy qui y tenaient des assemblées.

Louis II de Turenne, fils de Flotard III, marquis d'Aynac, mort en 1697. Il s'est marié en 1646 avec Marie-Hélène de Felzins, fille de Jean, baron de Felzins, marquis de Montmurat, premier baron du Quercy. Frère de Jean de Turenne d'Aubepeyre (né en 1643), dit le comte d'Aubepeyre, seigneur de Saint-Yrieix, marié en 1671 avec Catherine de Felzins.

Jean-Paul de Turenne (né vers 1665), marquis d'Aynac et de Montmurat, baron de Felzins et de Gramat. Il s'est marié en 1698 avec Marie Victoire de Durfort, baronne de Gramat, sœur du comte de Boissières, sénéchal et gouverneur du Rouergue, commandant pour le roi en Quercy, fille d'Armand de Durdort, comte de Boissières et d'Anne de Touchebœuf, comtesse de Clermont Vertillac.

Jean Louis. Anne de Turenne (vers 1700-1767), marquis d'Aynac, marié en 1732 avec Anne Claude Robert de Lignerac.

Claude Joseph de Turenne d'Aynac (1734-1771), fils de Jean Louis Anne de Turenne, frère de René Joseph de Turenne (vers 1735-1777), marquis d'Aynac, marié en 1772 avec Pauline Gabrielle de Baschi de Pignan (vers 1742-1833).

Henri Amédée Mercure de Turenne d'Aynac (1776-1853), marquis d'Aynac, marié en 1799 avec Claire Isabelle de Brignac de Montarnaud (1781-1856)

Gustave Joseph Edmond Romuald de Turenne d'Aynac (1803-1893), marquis d'Aynac, officier de marine, marié en Jeanne Adélaïde Louis de La Tour du Pin de La Charce (1812-1862)

Guy-Étienne de Turenne d'Aynac (1837-1905), marquis d'Aynac, conseiller général du Lot, marié en 1874 avec Élisabeth Alexandrine Berthier de Wagram (1849-1932), fille de Napoléon Alexandre Berthier, prince de Wagram.

Louise (Marie Josèphe Françoise Louise) de Turenne d'Aynac, fille de Guy-Étienne de Turenne d'Aynac, mariée en 1895 avec le comte Bertrand (Raymond Bertrand Louis) de Toulouse-Lautrec Montfa, cousin du peintre Henri de Toulouse-Lautrec, et maire de la commune au moment de la séparation de l’Église et de l’État, entre 1904 et 1906, a été la dernière descendante de la famille à habiter le château.

Le château[modifier | modifier le code]

La construction du château a été entreprise par François de Turenne au début du XVIIe siècle.

Les décors des plafonds du château ont été réalisés par Flotard de Turenne. Son fils, Louis de Turenne, a enrichi la décoration et a ajouté ses initiales avec la couronne de marquis.

Pendant tout le XVIIIe siècle le château est délaissé. Il est malmené pendant la Révolution.

Le château commence à être restauré à partir du milieu du XIXe siècle. Élisabeth Berthier, princesse de Wagram, se prit de passion pour le château et entreprit de remettre en état la vielle résidence de la famille de son époux. Puis la famille de Turenne d'Aynac vend le château. Il a été acheté par la commune en 1973. À la suite d'un référendum auprès de la population de la commune début 2008, la commune a décidé de vendre le château[3].

Le château d'Aynac est classé au titre des monuments historiques le 26 juillet 1988[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le château est constitué de deux corps de logis soudés au centre par la haute tour recevant la cage d’un escalier monumental. Ils entourent une cour étroite ouverte au Sud. Le château est cantonné de tours circulaires couronnées de mâchicoulis et coiffées d'une toiture en dôme, dite "à l’impériale", recouverte de lauzes façonnées en tuiles plates. Les autres toitures en pavillon sont munies de lucarnes surmontées par des frontons ornés de pinacles de pierre.

La tour côté nord-ouest est la plus importante, et peut-être la plus ancienne. Elle dispose d’ailleurs d’un plan intérieur carré.

Au XIXe siècle, les fenêtres à meneaux et les croisillons d’origine ont été remplacés par de larges baies.

Au-dessus du portail d’entrée, la princesse de Wagram a fait exécuter un bas-relief attribué à Jean-Antoine Idrac (1849-1884), sculpteur parisien originaire de Toulouse et élève de Falguière, figurant les armes des Turenne d'Aynac et celles de la princesse de Wagram ainsi que l’écusson du Maréchal Berthier : les abeilles et l’aigle royal posé sur un foudre.

L’escalier à rampe droite de style Renaissance permet de monter les six étages de la tour. Il est couvert de voûtes appareillées retombant au niveau des paliers sur des pilastres doriques.

Le château comprend au total une soixantaine de pièces. Un inventaire après décès de 1733 en mentionne cinquante-six. La grande salle du premier étage et le salon, ont conservé leurs dispositions initiales conçues peu après 1633 dans lesquelles se trouvent deux plafonds à la Française ornés de décors peints, ainsi que deux cheminées monumentales, l’une sculptée dans la pierre, l’autre en bois polychrome avec une dominante de dorure.

Les autres pièces de l’édifice ayant été transformées au cours du XXe siècle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane qui contient en abrégé l'histoire fabuleuse des dieux & des héros de l"Antiquité païenne. Les vies et les actions remarquables des empereurs, des rois, des princes illustres et des grands capitaines, ..., tome VI, p. 641-642, Paris, 1732 (Lire en ligne)
  3. La Dépêche - Vente du château d'Aynac : bataille judiciaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Didon, Châteaux, manoirs et logis : le Lot, Chauray, Association Promotion Patrimoine, Éditions patrimoines & médias,‎ 1996, 336 p. (ISBN 2-910-13718-X), p. 92-93
  • Bruno Tollon, Le château d'Aynac, p. 151-155, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989, Société française d'archéologie, Paris, 1993 ; p. 544

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]