Château d'Arques

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Château d'Arques
Image illustrative de l'article Château d'Arques
Le château d'Arques.
Période ou style Médiéval
Type Tour forte
Début construction 1280[1]
Fin construction 1310
Propriétaire initial Gilles de Voisins
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Commune d'Arques
Personne privée
Destination actuelle Ouvert au public
Protection Logo monument historique Classé MH (1887)[2]
Site web www.chateau-arques.fr/
Coordonnées 42° 57′ 11″ N 2° 22′ 01″ E / 42.953056, 2.36694442° 57′ 11″ Nord 2° 22′ 01″ Est / 42.953056, 2.366944  
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Commune Arques

Géolocalisation sur la carte : Aude

(Voir situation sur carte : Aude)
Château d'Arques

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Arques

Le château d'Arques (Arcas en occitan) est une ancienne maison forte, de la fin du XIIIe siècle, qui se dresse sur la commune d'Arques dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 16 août 1887[2].

Situation[modifier | modifier le code]

Le château d'Arques est située dans le département français de l'Aude sur la commune d'Arques, au sud-est de Carcassonne. Il est regroupé au sein des châteaux du pays cathare.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, un conflit oppose le vicomte de Carcassonne et plusieurs seigneurs dont ceux d'Arques et de Lagrasse. Les terres d'Arques deviennent la propriété des seigneurs de Termes.

En 1217, Béranger d'Arques figure parmi les proches de Guillaume de Peyrepertuse. En 1231, après la prise du château de Termes durant la croisade contre les Albigeois, Simon IV de Montfort s'attaque à Arques. Après avoir brûlé le village (Villa de Arquis), situé sur les bords du Rialsès, il donne cette partie du Razès à un de ses lieutenants, Pierre de Voisins. En 1284, Gilles de Voisins commence les travaux de construction du château. Il s'agissait de défendre la vallée du Rialsès et de contrôler les voix de la transhumance qui menaient aux Corbières.

En 1316, Gilles II de Voisins dit « Gilet » remanie et achève la construction du château.

En 1518, Françoise de Voisins dernière héritière des Voisins épouse Jean de Joyeuse auquel revient la baronnie d'Arques. Le château fût alors délaissé au profit de Couiza. En 1575, le château est assiégé par les protestants et seul le donjon résiste à l'assaut.

À partir de la Révolution, le château tombe en ruine. Il est vendu comme bien national puis subit quelques dommages. Après son classement en 1887, il est alors rénové et reconstruit en partie, puis ouvert aux visiteurs.

Description[modifier | modifier le code]

Le donjon.
Le château d'Arques.

La maison forte d'Arques, bien que sur le plan architectural elle présente tous les attributs du château : tour maitresse (donjon), tours d'angles, courtines, porte fortifiée, etc., elle n'en a pas le statut[3].

La maison forte est constitué d'une enceinte et d'un « haut donjon » carré cantonné de quatre tourelles. Elle a été construite après la croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle sur les terres données à Pierre de Voisins, un des lieutenants de Simon de Montfort.

L'enceinte presque carrée 51 × 55 mètres cerne le château avec une porte dotée d'un mâchicoulis ornée au sommet d'une clef de voûte aux armes de la famille de Voisins ("De gueules à trois fusées d'or en fasce, accompagnées en chef d'un lambel à quatre pendant de même"). De nombreux bâtiments devaient exister le long de l'enceinte. Subsistent deux tours-logis bien conservées.

Le donjon carré, haut de 25 mètres, est un chef-d'œuvre d'architecture militaire inspirée d'Ile de France. Il comporte 4 niveaux desservis par un escalier à vis. Les différentes salles ont été construites avec un soin extrême. Le dernier étage était consacré à la défense du château. Une quarantaine de soldats pouvaient y défendre en même temps ce donjon grâce aux nombreuses archères et baies rectangulaires qui ajourent symétriquement les murs. C'est un bon exemple des progrès des constructions militaires, désormais complexes et savantes, dans une zone stratégiquement sensible.

Carte[modifier | modifier le code]

Carte des châteaux cathares

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri-Paul Eydoux, Châteaux des pays de l'Aude, congrès archéologique de France, 131e session, Pays de l'Aude, 1973, Société Française d'Archéologie, Paris, 1973, p. 208-212.
  • Lucien Bayrou, Le château d'Arques : guide du visiteur, centre d'archéologie médiévale du Languedoc, Carcassonne, 1989.
  • Lucien Bély, Connaître les Cathares, éditions Sud-Ouest, Luçon, 2006, p. 73.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.chateau-arques.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2
  2. a et b « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Emmanuel Litoux - Gaël Carré, Manoirs médiévaux - Maisons habitées, maisons fortifiées (XIIe ‑ XVe siècles), Paris, Rempart, 2008, (ISBN 978-2-904365-47-8), p. 78.