Château d'Anjony

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Château d'Anjony
Image illustrative de l'article Château d'Anjony
Le donjon du château d'Anjony.
Période ou style Médiéval
Type Tour forte
Début construction XVe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Michel d'Anjony
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Famille Pélissier de Léotoing d'Anjony
Destination actuelle Ouvert au public
Protection Logo monument historique Classé MH (1942)
Coordonnées 45° 03′ 14″ N 2° 28′ 41″ E / 45.05389, 2.4780645° 03′ 14″ Nord 2° 28′ 41″ Est / 45.05389, 2.47806  
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province de France Auvergne
Région Auvergne
Département Cantal
Commune Tournemire (Cantal)

Géolocalisation sur la carte : Cantal

(Voir situation sur carte : Cantal)
Château d'Anjony

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Anjony

Le château d'Anjony est un château fort, situé dans la commune de Tournemire (Cantal), département du Cantal (France).

Descriptions[modifier | modifier le code]

C'est une forteresse d'aspect martial composée d'un haut donjon cantonné de quatre grandes tours coiffées de mâchicoulis. Elle a été construite en pierre de lave sur un éperon qui domine la vallée encaissée de la Doire. Elle possède une fresque du XVIe siècle représentant les Neuf Preux sous les traits d'un desquels Michel d'Anjony s'est fait représenter.

À proximité, se trouve le corps de bâtiments du XVIIIe siècle. C'est un bâtiment rectangulaire en basalte à un seul niveau et toiture en lauzes à deux niveaux de lucarnes. Ce logis sévère et gris, renferme des décors raffinés de style Louis XV: parquets, boiseries, cheminées et trumeaux.

Les bâtiments de communs, répartis le long de l'allée d'accès au château, sont construits dans le même style que le logis ce qui constitue un ensemble exceptionnel[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Famille d'Anjony[modifier | modifier le code]

Bernard Johanini, bourgeois d'Aurillac, acquiert en 1351 des droits sur le fief de Tournemire. Il est anobli[réf. nécessaire] en 1360. Il est marié en 1368 avec Marguerite de Tournemire.

Ayant combattu au côté de Jeanne d'Arc, le roi Charles VII l'autorise à construire le donjon médiéval pour défendre le pays environnant vers 1439 malgré le refus du seigneur de Tournemire (une famille chevaleresque connue dans ce fief depuis le XIIIe siècle). De cette construction doit dater le conflit entre les deux familles[2].

La décoration de la chapelle privée représentant des scènes de la Passion a dû être entreprise après le meurtre par Jean de Tournemire du fils du seigneur du château d'Anjony, curé de Marmanhac, en 1523. Celui-ci a choisi d'éviter d'aller à l'église. En effet le seigneur de Tournemire avait fait déterrer le corps du curé de l'église paroissiale et jeter devant la porte du château. Cette décoration a probablement été entreprise par Louis III d'Anjony, seigneur du lieu depuis 1526, et frère du curé assassiné par les Tournemire. Il est lui-même décédé peu avant 1557.

Les murs de la grande salle du premier étage représentant les Neuf Preux ont été peints à la demande de Michel d'Anjony, fils de Louis III d'Anjony, et époux de Germaine de Foix. Ces fresques, réalisées vers 1575, ont été redécouvertes au début du XXe siècle derrières des boiseries qui avaient été installées au XVIIIe siècle. La fresque de Jules César, l'un des trois héros païens des Neuf Preux, a disparu suite au percement d'une fenêtre à la même époque.

En 1623, un duel entre les représentants des deux familles sur la place devant l'église a entraîné la mort de trois membres de chaque famille.

Le conflit entre les deux familles s'est éteint quand Michel II d'Anjony s'est marié avec Gabrielle de Pesteils, héritière de Tournemire, en 1643[réf. nécessaire]. Et également après un duel perdu par la famille de Tournemire.

  • Michel d'Anjony, seigneur d'Anjony et de Mardogne, épouse le 15 février 1634 Gabrielle de Pestels qui lui donne plusieurs enfants sans descendance et une fille : Gabrielle d'Anjony, bénéficiaire du testament de son frère Claude

La famille d'Anjony portait « D'or à douze pièces de vair d'azur 5 4 et 3 »[3].

Famille de Léotoing[modifier | modifier le code]

  • Gabrielle d'Anjony a épousé Gabriel de Léotoing, seigneur de Charmensac, de l'ancienne famille féodale de Léotoing. Ils ont deux enfants, dont:
  • Robert IV de Léotoing d'Anjony (1683-1768), seigneur d'Anjony, qui épouse en 1749 Marie-Antoinette de Caissac de Réquiran, dame de Bellestat, fille Louis de Caissac, seigneur de Réquiran, et de Marguerite de Prallat, dame dame de La Bountat. Ils firent ajouter une aile au donjon pour disposer d'un logis accueillant et ils eurent pour enfant:
  • Claude-Louis de Léotoing d'Anjony (1750-1821), seigneur d'Anjony, de Bellestat, épouse en 1773 Catherine de Méallet de Fargues, dame de Messac, fille de Jean-André de Fargues (1713-1792), seigneur de Fargues, et de Marie-Françoise de Béral de Massebeau. Ils ont un garçon et une fille avec lesquels ils doivent émigrer pendant la Révolution. Leurs biens sont mis sous séquestre et vendus comme biens nationaux en 1791.
  • Jean-André de Léotoing d'Anjony (1775-1864), marié en 1827 à Joséphine de Peyrac de Jugeals de Veillan, qui ne lui donner que deux filles:
    • Iphigénie de Léotoing d'Anjony (1805-1881), héritière d'Anjony qu'elle apporte par son mariage en 1872 à Paul Pélissier de Féligonde (1799-1821), membre de la Société cantalienne qui suit.
    • Emma de Léotoing d'Anjony (1806-1882), mariée en 1830 à son beau-frère Jacques Pélissier de Féligonde (1800)

La famille de Léotoing portait « D'argent à trois fasces ondées de gueules au chef d'azur chargé de trois coquilles d'argent »[3].

Famille Pélissier de Féligonde[modifier | modifier le code]

  • Iphigénie de Léotoing d'Anjony (1805-1881), héritière d'Anjony qu'elle apporte par son mariage en 1872 à Paul Pélissier de Féligonde (1799-1821), membre de la Société cantalienne; Ils ont fils et deux filles, dont Hippolite Pélissier de Féligonde qui suit.
  • Hippolite Pélissier de Féligonde de Léotoing d'Anjony (1829-1892), capitaine de cavalerie, qui relève le nom de sa mère vers 1860. De son mariage en 1869 avec Carmen d'Algarra (1847-1925), il a deux fils: Carlos et Robert qui suit.
  • Robert Féligonde de Léotoing d'Anjony (1881-1934) hérite d'Anjony où il fait des travaux de restauration. Il épouse à Lyon en 1907 Alice de Montgolfier, fille d'Henri et de Joséphine Gillet qui lui donne deux fils Henri et Georges, et trois filles Madeleine, Inès et Thérèse

La famille Pélissier de Féligonde porte « D'azur à un pélican d'or dans son aire du même avec sa piété de gueules »[4].

Le château est toujours habité. Il est la propriété du marquis Robert Pélissier de Léotoing d'Anjony.

Visites[modifier | modifier le code]

Visites guidées. Durée de la visite 1 heure

  • Hiver : Des vacances de février au 15 novembre :

de 14h à 18h30. Tous les jours.

  • Été : Du 1er juillet au 31 août :

Le matin à 11h et 11h30 l'après-midi jusqu'à 18h30. Sauf dimanche matin.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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