Hôtel de ville d'Angoulême

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Hôtel de ville d'Angoulême
Image illustrative de l'article Hôtel de ville d'Angoulême
L'hôtel de ville vu du sud-ouest
Période ou style Médiéval, et néogothique XIXe siècle
Type Tours fortifiées
Début construction XIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Taillefer
Destination initiale Comté d'Angoulême
Propriétaire actuel Ville d'Angoulême
Destination actuelle Hôtel de ville
Protection  Inscrit MH (1929)[1]
Coordonnées 45° 38′ 54″ N 0° 09′ 23″ E / 45.64833, 0.1563945° 38′ 54″ Nord 0° 09′ 23″ Est / 45.64833, 0.15639  [2]
Pays Drapeau de la France France
Région française Angoumois
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Commune Angoulême

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Hôtel de ville d'Angoulême

Géolocalisation sur la carte : Charente

(Voir situation sur carte : Charente)
Hôtel de ville d'Angoulême

L’hôtel de ville d'Angoulême est un édifice public construit de 1858 à 1869[3] au cœur de la ville-haute d'Angoulême.

Dessiné par l'architecte Paul Abadie dans un style assez éclectique inspiré en grande partie de l'esthétique médiévale et ponctué de quelques références à la Renaissance ou au Classicisme[3], il se dresse à l'emplacement de l'ancien château comtal, dont il ne subsiste que le donjon des Lusignan (XIIIe siècle) et la tour des Valois (XVe siècle)[4]. Le beffroi, qui surplombe l'ensemble et accentue son caractère monumental, est largement postérieur à ces deux constructions (XIXe siècle).

L'hôtel de ville est environné par des terrasses de cafés et de restaurants ainsi que par des parterres fleuris inspirés des jardins à la française. Toute proche, la place New-York fait la liaison entre l'hôtel de ville et la promenade du rempart Desaix, un peu plus à l'ouest.

Historique[modifier | modifier le code]

Du Xe siècle au XIIIe siècle, les comtes d'Angoulême, les Taillefer puis les Lusignan (voir liste des comtes et ducs d'Angoulême) renforcèrent les défenses de la ville et les agrandirent en englobant le quartier Saint-Martial.

En 1308, à la mort de Gui Ier de Lusignan, le comté d'Angoulême revient à la couronne de France. Il est donné à Louis d'Orléans frère du roi Charles VI en 1394 puis transmis à son fils Jean d'Orléans (1400-1467) grand-père de Marguerite d'Angoulême et de François Ier. Le Bon comte Jean d'Angoulême va magnifiquement agrandir le château comtal lors de son retour de captivité anglaise au milieu du XVe siècle.

Le duc d'Épernon (Jean Louis de Nogaret de La Valette), gouverneur de l'Angoumois y reçu Marie de Médicis en fuite en 1619. Ensuite le château ne fut que la résidence des gouverneurs.

En 1825, on y établit un télégraphe Chappe, dont la "Pierre du télégraphe" (au sommet de la tour ) reste le seul vestige [5].

En 1840, sur proposition du maire de l'époque Paul Joseph Normand de la Tranchade, la ville l'acheta pour en faire la mairie. C'est ainsi que Paul Abadie, architecte chargé des travaux, fit détruire le logis du XVe siècle et ne garda le donjon que sous la pression de la Société Archéologique et Historique de la Charente qui amena le conseil général de l'époque à ne céder l'ancien château à la ville, qu'à condition que n'en soit pas modifié le caractère monumental[6],[7].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le donjon, le châtelet et le "château neuf" sont construits aux XIIe siècle et XIIIe siècle. Au XVe siècle s'ajoute un pavillon carré collé à l'ouest de la tour Marguerite. Ce pavillon est muni d'une tourelle polygonale renfermant l'escalier.

À la fin du XVe siècle sont construites des fortifications en étoile, dont il ne reste que deux échauguettes, rue de Bélat et rue du Sauvage.

Enceinte d'Epernon
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Du château des comtes d'Angoulême il ne reste que le donjon des Lusignan et la tour des Valois. Ils ont été inscrits comme monuments historiques en 1929[1].

Tours de l'ancien château
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Tours Valois et Lusignan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Coordonnées prises sur Géoportail
  3. a et b Angoulême, par Marylise Ortiz, éditions Ouest-France, p.29
  4. Le château comtal d'Angoulême in Angoulême, monuments disparus, ouvrage collectif, éditions Via patrimoine, p.75-80
  5. « Télégraphe Chappe à Angoulême »,‎ 2012
  6. Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  7. « Hôtel de Ville d'Angoulême », Catilus,‎ 2004 (consulté le 10 novembre 2009)
  8. "La vie des Monuments Français", Paul Léon, Paris-Editions A. et J. Picard et Cie, 1951.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)