Château d'Albon

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Château d'Albon
Image illustrative de l'article Château d'Albon
La tour d'Albon
Période ou style Médiéval
Type Château à motte
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire initial Famille d'Albon
Propriétaire actuel Commune d'Albon
Destination actuelle Ruiné
Protection  Inscrit MH (1982)
Logo monument historique Classé MH (2012)[1]
Coordonnées 45° 14′ 54.4″ N 4° 52′ 13.9″ E / 45.248444, 4.87052845° 14′ 54.4″ Nord 4° 52′ 13.9″ Est / 45.248444, 4.870528  [2]
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Commune Albon

Géolocalisation sur la carte : Drôme

(Voir situation sur carte : Drôme)
Château d'Albon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Albon

Le château d'Albon est un ancien château fort du XIIIe siècle, chef-lieu du mandement d'Albon, dont les ruines se dressent sur la commune d'Albon dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes.

Les ruines de l'ancien château font l’objet d’une inscription au titre des monument historique par arrêté du 8 mars 1982. L'ensemble des vestiges archéologiques : la tour ; les vestiges de l'ancienne chapelle ; les vestiges de l'ancienne aula ; la motte, les murailles et autres éléments maçonnés ; ainsi que leur terrain d'assiette font l’objet d’un classement au titre des monument historique par arrêté du 11 juin 2012[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Les ruines du château d'Albon sont situées dans le département français de la Drôme sur la commune d'Albon, à l'est du bourg, à l'extrémité d'une crête, sur une haute motte, à 388 m d'altitude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château d'Albon fut le berceau de la puissante famille d'Albon, mentionnée dès l'époque carolingienne. Cette famille citée au Xe siècle, prend le titre de comte au XIe siècle et furent à l'origine de la constitution du Dauphiné comme principauté territoriale ; Guigues IV, comte d'Albon et du Grésivaudan, prend vers 1134 le titre de dauphin de Viennois.

Au Moyen Âge, le château fut le chef-lieu du mandement d'Albon, qui s'étendait sur les communes d'Albon, d'Andancette, d'Anneyron et de Saint-Rambert-d'Albon. Le siège du pouvoir s'est déplacé de Saint-Romain-d'Albon où se trouvait un important établissement gallo-romain vers le site perché de « la Tour » aux environs du XIe siècle.

À cette époque il existe sur le site une petite chapelle, ainsi que de grands silos servant au stockage des céréales. À la fin du XIe siècle, la chapelle est remplacée par une chapelle romane plus importante décorée de moulures, d'enduits peints et de vitraux. Le pouvoir des comtes d'Albon est très important à cette époque. C'est alors que fut construit un « palais » constitué de l'aula ; une grande salle de réception avec de grandes fenêtres et la camera ; quartiers privés[réf. nécessaire].

Au XIe siècle[3], les sires d'Albon s'installent sur la colline et y dressent une motte en utilisant un relief préexistant[4] ; la tour maitresse est d'abord construite en bois puis en molasse et galets comme le palais. La chapelle castrale est reconstruite et un nouveau bâtiment apparaît, peut-être une grange qui sera abandonnée après un incendie au XIVe siècle. Finalement, le château est abandonné à partir du XVIe siècle. Les siècles suivants, il servira de carrière à l'exception de la tour. Un village, village du vieil albon, se créé alors autour au détriment du site antique de Saint-Romain-d'Albon.

Description[modifier | modifier le code]

La tour sur motte fut élevée plusieurs décennies après l'ouvrage de terre, permettant à ce dernier de se consolider[5]. Cette tour-maîtresse quadrangulaire de 7,20 X 7,40 m de côté et des murs épais de 1,65 m est divisée en trois niveaux planchéiés. Au rez-de-chaussée l'éclairage se fait par d'étroites fentes, alors que le premier étage était percé de deux grandes baies en plein cintre, à l'ouest côté plaine et l'autre au sud. Cette dernière a été rebouché soit en fente ou en archère. À l'est la fente d'éclairage a été également rebouchée. Au deuxième niveau, une autre baie en plein cintre s'ouvre vers le nord, ce dernier ayant eu deux de ces côtés remaniés plus tardivement. La tour est bâti dans un appareil régulier de grès gris veiné de rose assemblé avec un épais lit de mortier.

Une grande Basse-cour protégée par une enceinte triangulaire au murs épais de 1 m, qui descend de la tour, englobait le bourg castral du « Vieil Albon ». Ce mur est fait de galets roulés, et son parement alterne pierres taillés de molasse et galets alignés.

La campagne de fouilles de 1995, entreprise à l'intérieur de la basse-cour, a mis au jour un complexe palatial comprenant un vaste bâtiment à étages construit en pierre à usage résidentiel (camera) datant des XIe ‑ XIIe siècle accolé à une salle d'apparat (aula)[6]. Celles de 1996-1997 ont mis au jour les restes de la chapelle, agrandie au XIIIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Site archéologique de la tour d'Albon, situé au hameau de La Tour », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  3. Centre national de la recherche scientifique, France. Action thématique programmée en archéologie métropolitaine Inventaire des fortifications de terre. Groupe, Rhône-Alpes, Châteaux de terre : de la motte à la maison-forte : histoire et archéologie médiévale dans la région Rhône-Alpes : (exposition), juin 1987-décembre 1988, p. 32.
  4. Inventaire des fortifications de terre, op. cit., p. 13.
  5. Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale : de la défense à la résidence, tome 1, les organes de la défense,‎ 2013 (2e édition), 376 p. (ISBN 978-2-7084-0961-3), p. 19.
  6. Emmanuel Litoux - Gaël Carré, Manoirs médiévaux - Maisons habitées, maisons fortifiées (XIIe ‑ XVe siècles), Paris, Rempart, 2008, (ISBN 978-2-904365-47-8), p. 18.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Editions Publitotal,‎ 1987 (ISBN 2865350703), p. 17.
  • Anne et Fabian Da Costa, Châteaux de la Drôme, La Taillanderie,‎ 2000 (ISBN 2-87629-213-0), p. 64.
  • Michèle Bois - Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, Créaphis,‎ 2004, p. 192.
  • Johnny de Meulemeester - Jean-Michel Poisson, Le château des comtes d'Albon, berceau du dauphiné, Chauveheid,‎ 2004, p. 37.
  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701), p. 21, 121.

Articles connexes[modifier | modifier le code]