Château d'Époisses

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Château d'Époisses
Image illustrative de l'article Château d'Époisses
Le château d'Époisses vu depuis la cour d'honneur.
Période ou style Médiéval remanié entre les XIVe et XVIIIe siècles
Type Château
Début construction XIIIe siècle
Protection classé MH 12 juin 1992[1]
Coordonnées 47° 30′ 27″ N 4° 10′ 16″ E / 47.5074, 4.171147° 30′ 27″ Nord 4° 10′ 16″ Est / 47.5074, 4.1711  
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte d'Or
Commune Époisses

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Château d'Époisses

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Époisses

Le château d'Époisses est un château de France, situé dans le village d'Époisses, en Côte-d'Or.

Historique[modifier | modifier le code]

Le château d'Époisses serait, si l'on en croit la tradition, antérieur au VIe siècle. La reine Brunehilde y aurait en effet fréquemment séjourné avec son petit-fils Thierry, le jeune roi de Bourgogne. Devenu maison seigneuriale au XIIe siècle, le château passa successivement entre les mains de la famille de Montbard, puis de 1237 à 1421 à celle de Mello. En 1377, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne y séjourne.

Un neveu des Mello, Claude de Montagu reçoit à son tour le château, et à sa mort, Louis XI donne la terre d'Epoisses en apanage au maréchal de Hochberg. Celui-ci n'a qu'une fille, Jeanne, comtesse de Neuchâtel, qui épouse Louis d'Orléans, duc de Longueville (arrière-petit-fils du bâtard de Louis Ier d'Orléans et de Mariette d'Enghien. Ils apportent quelques modifications au château.

Epoisses est par la suite la propriété du duc de Nemours, Jacques de Savoie-Nemours, protagoniste du roman de Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves. Mais en 1561, endetté, le duc vend le château au maréchal de Bourdillon (originaire du Nivernais). Celui-ci transforme profondément Epoisses. Par exemple, il fait construire le porche de la tour qui porte aujourd'hui son nom.

Sa nièce, Françoise, épouse Louis d'Ancienville. De 1591 à 1595, la Ligue s'empare du château, le pille, et fait édifier des fortifications supplémentaires. Louis d'Ancienville devra les rembourser pour rentrer de nouveau en possession de sa demeure.

Deux générations plus tard, c'est leur petite-fille qui hérite d'Epoisses. Madeleine de La Grange d'Arquien épouse en 1661 Guillaume de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut (1626-1685), un lointain descendant par les femmes de la maison de Comminges et un proche du Grand Condé. Mais Madeleine meurt jeune, en 1667, sans avoir donné d'enfants à Guillaume. Elle trouve cependant le moyen de léguer à son époux ses terres d'Epoisses, par l'intermédiaire du prince de Condé. Celui-ci n'est propriétaire que peu de temps mais aurait, selon la légende, un jour formulé le vœu de voir construire un balcon sur la tour nord, afin d'admirer pleinement la vue. Ce balcon (qui existe toujours sur la tour qui aujourd'hui porte le nom de Condé) aurait été construit en une journée !

Quoi qu'il en soit, Condé restitue à son fidèle ami les terres de sa défunte épouse et Guillaume, désormais riche et remarié à Antoinette Elisabeth de Verthamon, dame de Bréau, de 24 ans sa cadette. Il restaure et transforme la vieille place forte en une demeure agréable et confortable, et n'a de cesse de l'embellir. Il s'y installe même définitivement après l'incendie de son hôtel particulier à Paris, et il y reçoit ses amis, parmi lesquels figure la marquise de Sévigné (qui a même une chambre au château). Cette fin de XVIIe siècle est l'apogée d'Epoisses.

Un siècle plus tard cependant, la révolution de 1789 assombri ce tableau. Le Comité de salut public juge cette forteresse dangereuse, surtout entre les mains d'une famille dont certains membres ont émigré. Il est décidé après bien des négociations que seules les parties fortifiées du château seraient rasées. C'est ainsi que la partie sud d'Epoisses disparaît et que les tours sont ramenées à hauteur des toits.

Après la Révolution, les Guitaut entreprennent la restauration de la demeure et bordent la terrasse par une balustrade. La comtesse de Guitaut (née Thomassin de Bienville) fait reconstruire les écuries et sa belle-fille (née Le Cornu de Balivière) entreprend la décoration des plafonds de plusieurs salons (salon de musique, vestibule...).

Le château d'Époisses a été depuis préservé par la continuité familiale.

Il se visite, l'extérieur toute l'année et en juillet et août l'intérieur.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'entrée du château

Situé au centre du village, le château d'Époisses est composé d'un grand bâtiment flanqué de deux petites ailes et de grosses tours à base carrée. Un beau parc fleuri, entouré d'une double enceinte de fortifications, avec des douves, encadre l'ensemble. Sur la muraille extérieure, se détachent des échauguettes.

Dans le parc du château, sont également à remarquer une église qui est devenue l'église paroissiale du village (avec une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpelés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme), ainsi qu'un magnifique colombier du XVIIe siècle, avec une échelle tournante et près de 3000 boulins (ou niches).

Les douves, les ponts, les deux enceintes ainsi que le sol et tous les bâtiments entre les enceintes, les dépendances, l'église et le château ont été classés monument historique le 12 juin 1992[1].

Le parc est un site inscrit depuis le 22 février 1946.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]


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