Château Dubuc

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Château Dubuc
Image illustrative de l'article Château Dubuc
ruine du château Dubuc
Début construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Louis Dubuc du Galion
Protection Logo monument historique Classé MH (1992)
Coordonnées 14° 46′ 06″ N 60° 53′ 24″ O / 14.768201, -60.88993714° 46′ 06″ Nord 60° 53′ 24″ Ouest / 14.768201, -60.889937  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Martinique
Région Martinique
Département Martinique
Commune Commune de La Trinité, Presqu'île de La Caravelle

Géolocalisation sur la carte : Martinique

(Voir situation sur carte : Martinique)
Château Dubuc

Géolocalisation sur la carte : Petites Antilles

(Voir situation sur carte : Petites Antilles)
Château Dubuc

Le château Dubuc a été construit en 1721, par Louis du Buc du Galion, petit-fils de Pierre du Buc, sieur de La Caravelle et du Marigot, sur la presqu'île de la Caravelle, côte est de la Martinique, commune actuelle de la Trinité.

L'ensemble des ruines et des terrains font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 31 mars 1992[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pierre du Buc, écuyer, né et habitant au petit château de son père Jean-François du Buc, sieur du Pacquerel, situé à Guéville (dit aussi Guesville-Guiville) à Trouville La Haule (Eure) en Normandie, puis par la suite le château de son grand-père au Fontenil près de L'Aigle (Orne), débarque en Martinique en 1657, à la suite d'un duel. Il a tué un de ses cousins pendant ce combat singulier, et doit s'enfuir et se cacher aux Antilles françaises, sous peine d'être arrêté par les mousquetaires. En récompense de ses expéditions contre les Indiens Caraïbes, il reçoit une concession dans la région de La Trinité où il s'installe à partir de 1671 : il y cultive la canne à sucre et le tabac. Dans son autre propriété agricole située au village du Marigot (Martinique), il y cultive le cacao dont il a été le premier producteur français[réf. nécessaire], si bien que la cour de Versailles en a fait des commandes pour ses salons littéraires et encyclopédiques.

Balthazar du Buc, son deuxième fils, s'établit à la Caravelle sur l'habitation Spoutourne. Il fut un grand commerçant mais aussi esclavagiste.

Son petit-fils Louis du Buc du Galion, né en 1693, mort le 14 avril 1765, construit l'habitation Caravelle qui devient le « château Dubuc ».

En 1727, le château est endommagé lors du tremblement de terre et du cyclone de décembre de la même année, tandis que Fort-de-France est détruit en grande partie.

De nouvelles dégradations surviennent en 1765 et en 1766.

Le château est familial jusqu’au 4 février 1794, date de son pillage par les Anglais. Il devient alors pavillon de chasse et les héritières Du Buc de Bellefonds partent pour la France. Une partie des Du Buc habitent alors à Paris, ou en province.

En 1815, la propriété tombe à l’abandon.

En 1974, le SIATNO (Communauté des Communes) acquiert pour le compte du futur Parc Naturel Régional, les 2,5 hectares de terrain sur lesquels se trouvent les ruines du château, alors aux prises avec les « figuiers maudits ».

Classé monument historique depuis 1991, c'est le troisième site le plus visité de la Martinique[réf. nécessaire], après Saint-Pierre et le domaine de la Pagerie aux Trois-Îlets.

Légendes[modifier | modifier le code]

  • Le château Dubuc aurait été une cache de pirates... « au vu de l'importance des bâtiments et du rôle de la famille au nom de laquelle elle est rattachée, cette habitation s'auréole de mystères[2] ».

Description[modifier | modifier le code]

L'appellation « château » provient de l'élévation de cette construction dont il ne reste que quelques pierres qui délimitent les murs d'une grande maison bourgeoise, « une simple habitation semblable à beaucoup d'autres sucreries du XVIIIe siècle[3] » avec une vue dominante sur la mer.

Les murs étaient de pierres, de roches et de coraux. La chaux était utilisée. Un four à chaux est encore visible parmi les ruines.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Habitation sucrière, dite Château-Dubuc », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « habitation auréolée de mystère » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. « une simple habitation » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)