Château-Vieux d'Allinges
| Château-Vieux d'Allinges | ||||
Vue des ruines de Château-Vieux |
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| Période ou style | Médiéval | |||
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| Type | Château fort | |||
| Début construction | Xe siècle | |||
| Propriétaire initial | Famille d'Allinges | |||
| Destination initiale | Résidence | |||
| Propriétaire actuel | Propriété de la commune | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | [2] | |||
| Pays | ||||
| Anciennes provinces du Duché de Savoie | Chablais | |||
| Région | Rhône-Alpes | |||
| Département | Haute-Savoie | |||
| Commune | Allinges | |||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie Géolocalisation sur la carte : France |
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Château-Vieux, centre d'une sénéchaussée du Faucigny, est un ancien château fort du Xe siècle dont les ruine se dressent sur la commune d'Allinges une commune française, dans le département de Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.
L'enceinte castrale dans son ensemble comprenant l'enceinte haute et l'enceinte du bourg avec ses dispositifs d'accès (portes, poternes) et ses tours, les vestiges de la tour maîtresse, les vestiges de bâtiment situés dans la cour haute du château, les vestiges de la chapelle castrale, les ruines des bâtiments du bourg castral font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 mai 2011[1].
Les ruines se partagent l'éminence d'une colline, dite « butte des châteaux », avec celles de Château-Neuf, dont-elles sont distantes de seulement 150 m. Le château était accompagné d'un bourg ceint de murailles dont-il ne reste guère de traces.
Sommaire |
Situation [modifier]
À l'est d'une colline de 712 m d'altitude il dominait avec Château-Neuf, d'une hauteur de 200 m, le village d'Allinges. De cette éminence, les occupants des châteaux jouissaient d'une vue dominante sur Thonon-les-Bains et le lac Léman.
Histoire [modifier]
Le site a été fortifié très tôt, probablement par les Burgondes au Ve siècle.
Il est restauré au Xe siècle par le roi de Bourgogne Rodolphe II, qui édifie alors Château-Neuf.
Château-Vieux appartient à la famille d'Allinges, branche distincte de celle qui est en possession de Château-Neuf, et au gré du temps, échoue au XIIe siècle entre les mains des seigneurs de Faucigny, qui y place une garnison sous les ordres d'un sénéchal.
Il est occupé par les Dauphins de Viennois, héritier des Faucigny, vers 1269 alors que Château-Neuf est aux mains du comte de Savoie.
Les deux garnisons s'affrontent régulièrement jusqu'en 1355, date à laquelle le Faucigny est incorporé aux États de Savoie par le Traité de Paris. La fin de la lutte entre les deux châteaux sonne le glas d'Allinges-Vieux qui est abandonné à la fin du XIVe siècle. Les habitants du bourg, qui s'était vu doté de franchises peu après sa création, tout comme celle de Château-Neuf se transfèrent dans la plaine.
En 1536[3], il est pris comme Château-Neuf par les Bernois et occupé jusqu'en 1559[3] par les Français. Il est de nouveau occupé lors des invasions de 1690 et 1703[3]. Victor-Amédée II fera démanteler les deux forteresses.
En 1832 les ruines sont achetées par Monseigneur Rey, évêque d'Annecy.
Description [modifier]
La partie sommitale est occupé par un donjon quadrangulaire de 18 X 20 m de côté du XIe ‑ XIIe siècle, haut de 25 m, comme l'atteste sa face sud, conservée jusqu'au créneaux. Ses murs, construit en petit appareil, ont une épaisseur de 3 à 4 m. Les angles étaient renforcés par des contreforts, et une cage d'escalier carrée lui est accolé dans l'angle est. L'enceinte haute, en partie romane et en partie du XIIIe siècle, est renforcée par deux tourelles pleines à la base. Elle est précédée d'une enceinte basse du XIIIe ‑ XIVe siècles, et on y accède par une porterie refaite au XIVe siècle.
- Bourg castral
Une petite rue permettait de circuler dans le bourg et d'accéder à la résidence seigneuriale. De petites habitations étaient réparties le long de cette rue. Elles occupaient des parcelles de 6 à 10 m de long sur 4 à 5 m de large perpendiculairement à la rue avec une entrée directe et accueillaient des ateliers. Les murs de 60 à 90 cm permettaient de construire un étage d'habitation accessible par un escalier de bois. La base des murs et les sols étaient en partie taillés directement dans le rocher de la colline. Aux alentours des carrières fournissaient le grès utilisés dans la construction des maisons et des fortifications. Ces carrières produisaient aussi les meules des moulins.
Notes et références [modifier]
- Domaine des châteaux d'Allinges ou des Allinges, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Coordonnées trouvées sur Géoportail.
- Georges Chapier 2005, p. 70.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- [Georges Chapier 2005] Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, Éditions La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 68-70.
- [Christian Regat - François Aubert 1999] Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Éditions Cabédita, 1999, 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 13.
- [Charles-Laurent Salch 1987] Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, 1987, 28e éd., 1288 p. (ISBN 978-2-86535-070-4), p. 24-25.
- [Jean Mesqui 1997] Jean Mesqui, Châteaux forts et fortification en France, Paris, Éditions Flammarion, 1997, 496 p. (ISBN 978-2-08012-271-1), p. 476.
Articles connexes [modifier]
- Chablais ; Faucigny ; Dauphiné
- Histoire de la Savoie au Moyen Âge
- Fortification
- Liste des monuments historiques de la Haute-Savoie
- Liste des châteaux de la Haute-Savoie