Château-Larcher

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Château-Larcher
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vivonne
Intercommunalité Communauté de Communes Vallées du Clain
Maire
Mandat
Francis Gargouil
2014-2020
Code postal 86370
Code commune 86065
Démographie
Population
municipale
962 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 06″ N 0° 18′ 55″ E / 46.4183333333, 0.315277777778 ()46° 25′ 06″ Nord 0° 18′ 55″ Est / 46.4183333333, 0.315277777778 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 135 m
Superficie 15,35 km2
Localisation

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Château-Larcher est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pour sa superficie, la commune de Château-Larcher est au 11 953 ème rang national, 681ème rang sur la région Poitou-Charentes et 199 ème rang sur le département de la Vienne.

Le nom du village "Château-Larcher" ne s'est fixé définitivement qu'à partir du XVIIe siècle (1627). Auparavant,le village a pu prendre au moins 18 noms différents selon les époques et les textes: Chatel- Achard, Chasteau-Achard, Chastel-Acherd, Chastellarcher, ...

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est dominé par les ruines d'un château fort.

Château-Larcher se situe non loin de l'ancienne voie romaine Pictavia, qui permettait de relier Poitiers à Civray.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Château-Larcher est entouré par les communes d'Aslonnes, de Marnay, d'Anché et de Vivonne. Le bourg est situé à 18 km au sud-ouest de Poitiers, à 56,4 km de Niort et à 77 km d'Angoulême.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les sols sont composés de groie profonde dans les plaines - ce qui couvre 57 % du territoire - de calcaire pour 17 %, essentiellement dans les vallées, et les terrasses alluviales; pour 24 % d'argile à silex peu profonde sur les plateaux du Seuil du Poitou[1].

Le paysage de la commune est ainsi formé de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. 79 % de son territoire est dévolu à l'agriculture, 18 % à des forêts et à des milieux semi-naturels, le reste, soit 3 %, est bâti (maisons, routes, emprises d'entreprises...)[2].

La commune de Château-Larcher comprend 242 hectares de forêts privées, soit 16 % du territoire communal[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur un éperon que ceinture une boucle de la Clouère,un affluent du Clain. La Clouère, qui traverse la commune sur 7 km, a un débit capricieux pouvant provoquer des inondations l’hiver ou en début de printemps, comme en 1982,1993,1995,1999, 2010 ou en 2012-2013.

La région Poitou-Charentes subit dans son ensemble et cela est valable pour la Clouère, une forte dégradation de ses eaux et des écosystèmes aquatiques qui y sont liés. Au déficit récurrent s'ajoute une problématique de qualité, avec une pollution engendrée par diverses activités humaines, notamment agricoles. Des études et des travaux ont eu lieu en 2013 et 2014 pour améliorer la situation, notamment pour assurer une continuité écologique, c'est-à-dire une libre circulation des sédiments et des espèces animales. Celle-ci n'est plus assurée du fait de la présence de clapets (26 sur la Clouère de Saint-Martin-l'Ars à Château-Larcher). Ces aménagements interviennent dans le cadre du Contrat Territorial d'Aménagement du Val de Clouère.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique, avec des étés tempérés. La pluviométrie, ces dernières années dans le bourg, a été la suivante[4]:

  • En 2007 : 911 millimètres.
  • En 2008 : 897 millimètres.
  • En 2010 : 724 millimètres.
  • En 2011 : 610 millimètres.
  • En 2012 : 888 millimètres.
  • En 2013 : 857 millimètres[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Poitiers. Toutefois, des haltes ont lieu aux gares de Vivonne située à 4 km ou de Iteuil-Centre situé à 7,6 km. L'aéroport le plus proche est celui de Poitiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine sur la commune de Château-Larcher est attestée dès le quatrième millénaire avant Jésus-Christ, avec la découverte de tombes et de dolmens sur le plateau de Thorus.

Il est possible que la commune ait accueilli dans l'Antiquité un oppidum gaulois nommé Mesgonno, nom primitif de Château-Larcher attesté en 857[6]. Toutefois, l'archéologie n'en a pas exhumé de traces.

Dans le hameau de Baptresse, a été retrouvé un autel romain du IIe siècle après JC ainsi que des fragments de tuiles romaines.

Château-Larcher apparait au IXe siècle dans les textes sous la forme latinisée Castrum Acardi en 976[7], d'un nom de personne germanique (un seigneur ?) Achart. Cet acte mentionne la fondation d'un premier édifice religieux et la construction d'une première forteresse, un castrum, c'est-à-dire un chastel, dont l'existence est bien avérée. Au Xe siècle, un prieuré y est fondé. À l'époque carolingienne, Château-Larcher est occupé par une lignée puissante d'aristocrates qui possèdent des terres et une forteresse composée d'une tour, d'une chapelle et d'un moulin. Cette place forte permettait de surveiller la haute vallée du Clain, ainsi que la route d'Angoulême et de Bordeaux.

Cette importance stratégique n'échappa pas à la puissante famille voisine des Lusignan, qui y installera une garnison au cours du XIIIe siècle. Le château est alors reconstruit; ce sont ses vestiges que l'on découvre de nos jours.

Pendant la guerre de Cent Ans, le village est aux mains des Anglais, du début duXIVe siècle jusqu'en 1372. Les constructions du village sont endommagées. En 1504, les Rochechouart de Mortemart hérite de la châtellenie qu'ils conservent judsqu'en 1686.

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Le Rocher[8]. Mais, dès 1793, le village reprit son ancien nom : d'abord de Châteaularcher puis de Château l'Archer en 1801.

Avec la révolution de février 1848 et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté[9]. Pour le centenaire de cette révolution, un nouvel arbre de la liberté est planté à proximité du monument aux morts[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Château-Larcher appartient à la Communauté de Communes de Vonne et Clain qui est composée de sept communes. les six autres communes sont: Ligugé, Marçay, Marigny-Chemereau, Marnay et Vivonne.

Au 1er janvier 2014, la commune Château-Larcher appartiendra à une nouvelle Communauté de Commune qui regroupera celle de Vonne et Clain et celle de la Région de la Villedieu du Clain, soit un ensemble de 16 communes regroupant 25 000 habitants. Cette nouvelle intercommunalité a pour nom la communauté de communes Vallées du Clain.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[11] en cours Francis Gargouil    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Château-Larcher a signé la charte "Terre Saine"". La région Poitou-Charentes propose aux communes du département de la Vienne la signature de cette charte pour changer leurs pratiques et faire évoluer leurs techniques d'entretien et leur approche de la gestion de leurs espaces verts. Par cette charte, la commune de Château-Larcher s'est engagée à réduire progressivement et durablement l'usage des pesticides et de privilégier la recherche de solutions préventives et alternatives à l'usage des produits chimiques. Eterme, l'objectif est de ne plus recourir aux pesticides (cette cible a été atteinte en 2014par 10 communes du département).

Ainsi, afin d'entretenir les contours particulièrement escarpés des ruines du château-fort, la commune a opté en 2014 pour une solution de débrousaillage écologique : des chèvres naines et des moutons de race Raka hongrois ont été utilisés. En effet, ces animaux étant d'excellent grimpeur, ils accèdent sans difficulté à des zones où il est compliqué, voire dangereux, de réaliser un débrousaillage mécanique. L'éco-paturage garantit également un entretien plus doux, adapté aux besoins de la faune et de la flore.

Labellisation[modifier | modifier le code]

En juin 2014, le Conseil Municipal a donné son accord pour que la commune pose sa candidature pour obtenir le label "Petites Cités De Caractère".

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 962 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375 379 404 684 702 627 679 837 839
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 847 726 683 651 699 701 669 656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
637 632 629 578 563 550 526 489 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
467 450 536 709 820 818 906 929 962
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


La commune est pour, sa population, au 10 142ème rang au niveau national,410ème rang sur la région du Poitou-Charentes et 98ème rang sur le département de la Vienne.

La population se répartit géographiquement entre le bourg lui-même, 7 hameaux significatifs, 15 lieux-dits et une partie de l'agglomération de Vivonne en plein expansion.

La répartition de la population de Château-Larcher par sexe est la suivante en 2007 (INSEE):

Le nombre d'hommes habitant la commune était de 462.
Le nombre de femmes habitant la commune était de 455;

L'évolution des naissances et décès de 1968 à 2007 est la suivante (INSEE):

Entre 1999 et 2007 : 106 naissances et 44 décès.
Entre 1990 et 1999 : 64 naissances et 52 décès.
Entre 1982 et 1990 : 89 naissances et 50 décès.
Entre 1975 et 1982 : 61 naissances et 35 décès.
Entre 1968 et 1975 : 43 naissances et 51 décès.

L'évolution des naissances et des décès, chaque année depuis 2000 ( INSEE):

2000 : 13 naissance et 4 décès
2001 : 11 naissance et 5 décès
2002 : 10 naissance et 11 décès
2003 : 18 naissance et 4 décès
2004 : 10 naissance et 8 décès
2005 : 17 naissance et 5 décès
2006 : 12 naissance et 3 décès
2007 : 9 naissance et 5 décès
2008 : 14 naissance et 4 décès
2009 : 12 naissance et 4 décès
2012 : 17 naissances et 4 décès [4]
2013 : 20 naissances et 5 décès [14].

La répartition de la population de Château-Larcher par âge en 1999 et en 2007 (INSEE) :

De 0 à 14 ans : 195 habitants (153 en 1999)
De 15 à 29 ans : 148 habitants (168 en 1999)
De 30 à 44 ans : 217 habitants (191 en 1999)
De 45 à 59 ans : 203 habitants (164 en 1999)
De 60 à 74 ans : 110 habitants (94 en 1999)
De 75 ans ou plus : 44 habitants (47 en 1999)

La répartition de la population de la commune par âge et par sexe en 2007 est la suivante (INSEE):

De 0 à 19 ans: hommes: 115 et femmes: 123.
De 20 à 64 ans: hommes: 295 et femmes: 279.
De 65 ans et plus: hommes: 52 et femmes:53.

La répartition des régimes matrimoniaux en 2008 est la suivante (INSEE):

Marié : 415
Célibataires : 247
Veuf : 32
Divorcé : 38

En 2008, la densité de population de la commune était de 61 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Château-Larcher a une vie associative importante. Plusieurs associations sociales, sportives ou culturelle animent la vie du village:

  • Le club des anciens
  • Office du Tourisme
  • APE - Parents des élèves "Les Marcassous"
  • ACCA (Chasseurs)
  • UNC - AFN - Soldat de France
  • Les Amis du Patrimoine
  • ECLA. L'association a vu le jour en septembre 2003 dans le but d'animer et de dynamiser le village. Elle est composée de deux pôles différents, le premier baptisé pôle "Ateliers" accueille diverses activités telles que de la danse modern' jazz et le second,baptisé pôle "Manifestations" joue un rôle de comité des fêtes.

Sports[modifier | modifier le code]

  • L'association l'Etoile Sportive de Château-Larcher fédère les amateurs et pratiquants du football et l' Entente Sportive Vivonne-Château (ESVC) reçoit et forme plus de 100 enfants au football chaque année.
  • L'association "Les Fléches de Larcher", créée en 2013, regroupe les amateurs de courses à pieds.

Économie[modifier | modifier le code]

Nombre d'établissements actifs au 31 décembre 2010 (INSEE) : 45

Part de l'agriculture: 28,9 %
Part de l'industrie: 11,1 %
Part de la construction: 15,6 %
Part du commerce, transports et services divers: 31,1 %
Part de l'administration publique, enseignement, santé et action sociale: 13,3 %

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 17 exploitations agricoles en 2010 contre 21 en 2000[15]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[16].

Les surfaces agricoles utilisées ont passé de 923 hectares à 698 hectares; 40 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et maïs), 28 % pour le fourrage, 19 % pour les oléagineux (colza) et 9 % reste en herbes.

5 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage de bovins (385 têtes en 2010 contre 425 têtes en 2000), d'ovins (187 têtes contre 305 têtes) et de volailles (381 têtes contre 506 têtes).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme, en plus de l'activité agricole est une source de revenus grâce :

  • à un étang de pêche de 2 2 hectares autour duquel ont été aménagés une aire de pique-nique, une aire pour les camping-cars, et un camping qui a été rénové en 2001 et 2003 pour en améliorer l'accueil.
  • à l'organisation depuis 2003, chaque année, le 3e dimanche de septembre d'une fête médiévale. Depuis 2009, cette fête commence dès le samedi et dure un jour et demi. Selon les organisateurs, plus de 18 000 visiteurs l'ont fréquentée en 2011.

Commerce[modifier | modifier le code]

Les activités commerciales sont en 2013 très limitées. Il ne reste plus qu'un coiffeur et une auberge. La boulangerie a du fermer en 2001 suite à une invalidité de son boulanger.

Emploi[modifier | modifier le code]

Les demandeurs d’emploi (INSEE) en fin de mois qui sont de catégories A (personnes sans emploi et recherchant activement un emploi),B (personnes recherchant un emploi et ayant exercé une activité de 78h ou moins au cours du mois),ou C (personnes recherchant un emploi et ayant exercé une activité de plus de 78h au cours du mois) au 31 décembre 2010, sont au nombre de 46 (39 en 2009 et 50 au 31 décembre 2011):

  • moins de 25 ans : 10 en 2009 et 9 en 2010
  • de 25 ans à 49 ans : 23 en 2009 et 30 en 2010
  • de 50ans et plus : 9 en 2009 et 7 en 2010

Les demandeurs d’emploi (INSEE) en fin de mois de catégories ABC au 31 décembre 2010,de 25 à 49 ans sont:

  • hommes : 12 en 2009 et 14 en 2010
  • femmes : 11 en 2009 et 16 en 2010

Taux d'activité des 15 à 64 ans en 2009 (INSEE) : 76,5 %

Taux de chômage des 15 à 64 ans en 2009 (INSEE) : 4,8 %

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame et Saint Cyprien[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame et Saint Cyprien date du XIIe siècle. Elle faisait partie intégrante de la fortification, comme en témoigne la tour du XIVe siècle qui masque en partie la façade. La façade occidentale possède un portail que précède un court perron. Le portail est surmonté d'une fenêtre et d'un pignon obtus. Ses trois voussures sont richement décorées et tombent sur trois paires de colonnes surmontées de chapiteaux. Celle du centre est ornée d'une suite de quadrupèdes assis (cochons ? sangliers ?) qui se font face deux par deux. Des animaux fantastiques figurent sur les chapiteaux des colonnettes (griffons, oiseaux dont les queues se terminent en tête de serpent). Les scoties des bases des colonnettes sont décorées de boules et d'étoiles. Enfin, le portail est surmonté d'une corniche composée de modillons, de métopes et de bas reliefs de style archaïque. Ces derniers pourraient représenter des lions. Il faut, aussi, remarquer parmi ce décor, les deux bucranes directement inspirés des modèles antiques.

L'église est construite en moyen appareil calcaire sauf la façade,du moins la partie qui est sous la corniche, qui est en appareil losangé.

À l'intérieur, un mur droit fut construit au fond de l'édifice au XVIIe siècle suite à la destruction du chœur résultant de l'effondrement du clocher en 1668. La nef est courte. Elle possède deux travées aux arcs brisés. Ses chapiteaux sont sobres.

L'église abrite un grand retable baroque du XVIIe siècle à 5 panneaux sculptés. De chaque côté du retable, deux bas reliefs en terre cuite du XVIe siècle représentent d'une part un saint évêque et un religieux agenouillé et d'autre part une apparition du Christ à Saint Pierre après la Résurrection. Elle est classée Monument Historique depuis 1910 pour sa tour.

La chaire de l'église est monumentale : elle mesure 5,60 m de haut. Elle a été sculptée par les moines cisterciens de l'abbaye de Chatelliers, vers Saint-Maixent. Elle est en bois et elle date du XVIIIe siècle, mais n'a été installée dans l'église que vers 1874. Elle est fixée sur un des piliers nord de la croisée du transept. Un escalier qui tourne autour du pilier, de 10 marches, muni d'une petite porte, monte à la cuve de forme hexagonale. Ses panneaux représentent les principaux mystères de la vie de la Vierge :

  • La Nativité. Ce panneau située sur la cuve est le plus proche de l'escalier. Il est légèrement mutilé. Il représente Marie et Joseph penchés sur l'Enfant Jésus.
  • L'Immaculée Conception est représentée sur le deuxième panneau de la cuve. La Vierge est représentée debout, les mains jointes. Au-dessus de sa tête, à gauche, le soleil et à droite la lune, sont sculptés. La tradition iconographique se référant à la Femme de l'Apocalypse (Ap12,1) représente l'Immaculée Conception enveloppée de soleil avec la lune sous ses pieds. Cette iconographie très utilisée à partir de la Contre Réforme, est ici suggérée par la présence des deux astres.
  • L’Assomption de la Vierge est représentée sur le troisième panneau.Vers la fin du XIIIe siècle, le thème de la Résurrection de la Vierge disparait au profit de son Assomption. L'Assomption est passive. Marie est enlevée au paradis par les anges (ici seulement les têtes sont représentées) au contraire de l'Ascension du Christ, active, lequel monte au Ciel par ses propres moyens.
  • La Purification de la Vierge. Toute femme relevant des couches était considérée comme impure pendant 40 jours. Elle devait, passé ce délai, se rendre au Temple avec son enfant pour le présenter aux prêtres et recevoir leur bénédiction. Ainsi, on voit sur le panneau, la cuve pour les ablutions purificatrices ainsi que le Temple de Jérusalem qui est symbolisé par trois colonnes et une architrave.
  • L’Annonciation. Ce panneau reprend l'iconographie classique : l'archange Gabriel, messager des cieux, s'adresse à Maris en méditation sur la bible. Marie est agenouillée. L'archange tend sa main droite en levant l'index et tend normalement de sa main gauche un phylactère sur les volutes duquel est inscrit le texte même de son message "Ave Maria" ou une branche de lys qui symbolise la virginité de Marie. Ici, le sculpteur a préféré sculpter un instrument de musique pour traduire la joie de la bonne nouvelle. Au-dessus de la Vierge, la colombe du Saint Esprit diffuse une lumière divine.
  • Le Cœur de Marie est sculpté sur le dernier panneau de la cuve, en partie caché par le pilier. Au XVIIe siècle, un prêtre, Jean-Eudes (1601-1680) élabore les éléments d'un culte en l'honneur de la Vierge Marie. Pour les théoriciens de la Contre Réforme catholique, le croyant vient au Christ à travers Marie, comme le Christ est venu à travers elle pour sauver les hommes. Le culte du Cœur Immaculé de Marie se développe à partir des années 1650.

À ces panneaux se rajoutent les représentations suivantes:

  • Le Bon Pasteur sur le panneau reliant la cuve au dais.
  • La colombe au plafond de l'abat-voix. Ce dernier est très richement décoré. La colombe représente selon une iconographie classique dans le monde chrétien, l'action de l'Esprit Saint.

Le coq du clocher de l'église mesure 0,56 m de la queue à la pointe du bec pour une hauteur de 0,26 m. Il est d'aspect très fusiforme. Il a été restauré en 1972. Il daterait de la reconstruction du clocher suite aux dommages causés par la foudre tombée en 1760. La croix qui supporte le coq a été forgée en 1802.

La cloche de l'église date de 1877. Elle a été fondue par les ateliers M.Martin de Nancy.

Liste des curés de l'église Notre-Dame et Saint Cyprien:

  • de 1800 à 1801 : JP Audios, aumônier des Incurables (actuellement Hôpital Pasteur)
  • de 1803 à 1804 : M Delaunay
  • de 1804 à 1817 : M Philippon
  • de 1818 à 1820 : M Dutin
  • de 1821 à 1847 : M Fontaine, mort à Château- Larcher le 18 juin 1847 à l'age de 56 ans.
  • de 1847 à 1848 : M Monglon, mort à Château- Larcher le 14 mars 1848 à l'age de 39 ans.
  • de 1848 à 1851 : M Michel
  • de 1851 à 1869 : M Bertrand
  • de 1869 à 1876 : M Drochon
  • de 1876 à 1878 : M Masson
  • de 1878 à 1887 : M Chefdevergne, mort à Château- Larcher en 1918
  • de 1887 à 1899 : M Auprêtre
  • de 1899 à 1902 : M Lucas
  • de 1902 à 1917 : M Baty
  • de 1918 à 1964 : M Fourvel
La lanterne des morts[modifier | modifier le code]

La lanterne des morts se dresse dans le cimetière. Elle date du début du XIIIe siècle. C'est un fût de colonne cylindrique en pierre de taille de calcaire. Elle est haute de 5m sur une base cubique avec un petit autel. La colonne est couronnée par un lanternon à baies étroites. Les quatre baies sont en plein cintre fortement ébrasées et orientées aux quatre points cardinaux. Le toit est en écailles, surmonté depuis 1840 d'une croix de Malte. La toute petite ouverture dans le cône du toit, juste au-dessus du tore, devait permettre aux fumées de combustion de s'échapper de la lanterne. Une petite ouverture rectangulaire, en bas, permettait la manœuvre du fanal pour l'allumer. Elle est classée Monument Historique depuis 1840.

Les hypothèses les plus diverses ont été émises quant à leur fonction : phare destiné à guider les voyageurs égarés; enseigne indiquant un cimetière, donc un lieu dangereux à éviter; fanal permettant aux morts quittant leurs tombes pour hanter les vivants de retrouver leur cimetière à l'aube ...

Toutefois, il est vraisemblable que les lanternes aient été des fanaux funéraires. Dès l'Antiquité, il était de tradition d'entretenir une flamme auprès des tombes. Cette coutume fut reprise par les premiers chrétiens pour qui la mort n'est qu'un passage de la lumière terrestre vers la lumière céleste. Les tombeaux s'ornèrent de bougies. Elles furent ensuite remplacées par une bougie de pierre, plus solide, résistante aux intempéries : la lanterne des morts.

L'ancienne église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'ancienne église paroissiale, désaffectée depuis le XVIIe siècle, se situe à l'extrémité sud-est du cimetière actuel. Aujourd'hui, elle est transformée en écurie; toutefois, il est toujours possible de voir son portail occidental, ainsi qu'une fenêtre légèrement désaxée, au-dessus. Ces deux ouvertures en plein cintre sont murées. Des fouilles pourraient confirmer si c'est bien à cet emplacement que fut bâtie la première chapelle de Château-Larcher, dédiée à Notre-Dame, en 857.

La chapelle de Baptresse[modifier | modifier le code]

La chapelle est une petite basilique surmontée d'une croix de Malte. Elle a été probablement fondée au IVe siècle, après la mort de Maxence. Elle atteste de l'ancienneté de l'occupation religieuse du site, et un autel gallo-romain du IIe siècle y a été retrouvé. L'autel a été déposé au Musée Sainte Croix de Poitiers.

Détruite par les Protestants pendant les Guerres de Religion, cette chapelle a été reconstruite peu après. Sa simplicité architecturale révèle la relative modestie de cette ancienne paroisse, ainsi que la crainte des invasions et des pillages. La charpente a été plusieurs fois incendiée.

De nouveaux vitraux ont été installés en 2013. Ils ont été réalisés par G.Levert.

La croix hosannière de Baptresse[modifier | modifier le code]

La croix tire son nom de l’hébreu "Hosanna", premier mot d'un hymne qui était chanté le jour des Rameaux. Par tradition, les villageois se rendaient en procession ce jour là jusqu'au cimetière. Une fois la procession arrivée au pied de ce calvaire, les paroissiens, ensemble, chantaient l'Hosanna.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]
Le Château

Il ne reste que des ruines du château.

La première mention d'une place forte date de 888; de cette place forte carolingienne, il ne reste, de nos jours, aucun vestige.

Le domaine devint propriété du domaine royal de France sous Saint Louis,lorsque celui-ci eut confisqué la forteresse à Hugues Ier de Lusignan, qui s'était rebellé contre le roi de France. Le roi fit raser le château en représailles de la révolte contre sa mère Blanche de Castille et du ralliement de cette famille du Poitou aux Anglais avant la bataille de Taillebourg en 1242.

Reconstruit, le château subit de nouveaux dommages pendant la Guerre de Cent Ans.

À peine relevé, il fut dévasté par deux fois par les Protestants pendant les Guerres de Religion.

Rebâti par les Rochechouart qui l'occupèrent de 1504 à 1638, il fut ensuite abandonné, la famille étant appelée à la Cour et préférant d'autres demeures plus au goût du jour.

Pendant la Révolution, comme de nombreux autres châteaux en France, il servit de carrière de pierres, notamment pour les habitants du village.

Toutefois, quelques éléments remarquables sont encore visibles de nos jours, comme le castelet d'entrée avec sa porte encadrée par deux grosses tours, sa terrasse qu'occupent encore quelques habitations dans les anciennes écuries et logements des domestiques, le donjon et une ancienne tour séparés du reste du château par des douves intérieures et un pont-levis aujourd'hui en pierres (pont dormant).

Le donjon est de forme pentagonale. Il est construit sur un éperon rocheux et devait être élevé afin de surveiller les environs. Il fut construit au XIIIe siècle. Il était desservi par un pont-levis.

Les deux tours du castelet d'entrée étaient couronnées de créneaux et de merlons. Le castelet a été reconstruit au XIVe siècle. Il possédait, alors, une herse et un pont-levis qui prouve l'existence de douves sèches qui ont été comblées au cours des âges par du remblais provenant de la destruction de la muraille.

Les tours du châtelet d'entrée ont été classées Monument Historique en 1912, le château et le donjon inscrits comme Monuments Historiques en 1927.

La capitainerie du château est un bâtiment qui a été construit entre le XIVe et le XVe siècle; il a conservé sa toiture en tuiles plates du Poitou. Inscrit depuis 1927 comme Monument Historique, il abrite de nos jours l'Office du Tourisme.

Le château est propriété de la commune depuis 1997.

La tour Mangin[modifier | modifier le code]

La tour Mangin est située au centre du bourg. Ses fondations dateraient du Xe siècle. Elle portait le nom de Metgon, puis progressivement le nom est devenu Tour-à-Mesguen pour enfin prendre aujourd'hui le nom de Mangin. La forme actuelle date du XVe siècle. Elle est haute de 13,30 mètres. Elle possède trois niveaux. Elle est percée de nombreux postes de tir:archères, canonnières.

Les dolmens[modifier | modifier le code]

Ils sont situés à 2 km du bourg, sur le plateau de Thorus. Ce sont les derniers vestiges visibles d'une nécropole celtique qui comprenait au moins 1000 tombes.

Les dolmens d'Arlait sont inscrits comme Monuments Historiques, l'un depuis 1975 et l'autre depuis 1977. Ils datent de - 3500 av. J.-C.

En 1838, on dénombrait encore six dolmens. Les fouilles menées en 1911 ont permis de mettre au jour des ossements humains, des flèches en silex, un poignard de sacrifice, une hache et des bijoux.

À l'origine, chaque dolmen était recouvert de pierres et de terre pour former une butte artificielle appelée tumulus. Une entrée permettait d'y accéder pour y placer les morts. Érodée par le temps et la pluie, la butte s'est dégradée et seules les plus grosses pierres sont restées. Les tumulus de Bougon dans le département voisin des Deux-Sèvres permettent de se donner une idée de ce que devait être ce site à la préhistoire.

Le manoir[modifier | modifier le code]

Il est inscrit comme Monument Historique depuis 1973 pour sa chapelle et sa toiture.

Le Manoir est en fait un Hospice. Il a été construit en 1784 par l'abbé Gaspar de Cressac. Il est doté d'une belle toiture d'ardoises à la Mansart. Sa fonction d'hospice a duré jusqu'en 1962; des religieuses accueillaient et soignaient les pauvres et les malades de la région.

Le bâtiment a été restauré en 1994 par la commune; de nos jours, il abrite des logements locatifs.

Une chapelle a été rajoutée en 1785. Elle fut pillée en 1792 et puis elle fut transformée en écurie en 1794. Après la période révolutionnaire, elle retrouva sa fonction religieuse.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le plateau de Thorus[modifier | modifier le code]

C'est un site classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Le plateau représente 3 % de la surface de la commune.

Les sols du plateau sont des groies peu profondes, riches en cailloux calcaires, à faible réserve en eau. Ces terres sont très sélectives pour la végétation. En effet, notamment l'été lorsque la pluie est rare, la végétation présente un aspect maigre et rabougri. Compte tenu de ces conditions particulière, une végétation très originale a pu se développer, composée de buissons de genévrier, de spirées, de chênes pubescents. Cette zone présente un intérêt biologique et botanique remarquable, dont témoignent notamment 9 espèces végétales qui participent à la richesse du patrimoine végétal de la Vienne :

  • Le bugle de Genève
  • la campanule à petites fleurs
  • la capillaire de Vénus
  • la corydale à bulbe plein
  • le géranium sanguin est une plante à affinité méridionale qu'il est très surprenant de rencontrer sous un climat océanique tempéré
  • l'hélianthème à feuilles de saule
  • la sabline des chaumes : cette espèce endémique en France, qui bénéficie à ce titre d'une protection officielle au niveau national, est très rare dans le Poitou. On ne la retrouve, en effet, que dans deux autres localités du département de la Vienne.
  • le spirée d'Espagne : c'est un buisson originaire des steppes asiatiques et on ne le trouve, dans le département de la Vienne, que sur le plateau de Thorus.
  • la véronique prostrée

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente
  4. a et b Bulletin municipal "Le Fricassou" n°44 de Juin 2013
  5. Bulletin municipal "Le Fricassou" n°45 de Juin 2014
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 178b
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 178b.
  8. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 [1], consulté le 18 novembre 2008
  9. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 215
  10. Robert Petit, op. cit., p. 221
  11. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. Bulletin municipal "Le Fricassou" n°45 de Juin 2014
  15. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. Agreste – Enquête Structure 2007