Châmundâ

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La déesse Chamunda, représentation du XIème ou XII siècle du National Museum de Delhi.

Dans l'hindouisme, Châmundâ est une déesse sanguinaire qui accepte les sacrifices humains[1]. Ce genre d'offrande est symbolique pour le croyant et pas un modèle à suivre. Une tête tranchée d'un humain dans la main d'une telle déesse peut caractériser la mort de la jalousie ou de l'égoïsme. Elle est liée à Kâlî; à la différence de cette dernière, elle est représentée avec un aspect squelettique, les seins pendants, le ventre creux.

Sa naissance est parfois associée à celle des Sapta Mâtrikâ, les sept Mères créées pour aider Dourgâ dans sa lutte contre les asura ou démons.

Châmundâ figure également dans certains récits indépendamment des mères ; elle est alors parfois associée à Vîrabhadra ou à Bhairava.

On la représente généralement dotée d'une épée ou d'un trident et d'une tête coupée. Figurant en tant que divinité secondaire sur les temples de l'époque médiévale, elle fait également l'objet d'un culte en tant que divinité principale dans certains temples shâkta (par exemple au Vaital Deul de Bhubaneswar) et occupe une place privilégiée dans les temples dédiés aux yoginî.

Une des légendes qui parle de Chamunda raconte qu'elle avait tellement dancé sauvagement un soir que des flammes sortirent de ces yeux. Celles-ci auraient pu détruire la Terre; alors des goblins l'encerclèrent pour calmer sa fureur.


Références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopedia of Hinduism par C.A. Jones et J.D. Ryan publié par Checkmark Books, page 102, ISBN 0816073368