Cet Mac Mágach

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Cet Mac Mágach est un guerrier extraordinaire du Connaught[1], dans la mythologie celtique irlandaise.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Fils de Maga et frère de Ness, il est donc l’oncle du roi Conchobar Mac Nessa et de Findchóem. À sa naissance, Conall Cernach tente vainement de le tuer, en l’écrasant sous son talon et en lui tordant le cou. L’enfant en réchappe, mais il reste difforme et infirme. La raison de cette tentative de meurtre est que les druides ont prédit qu’il tuerait la moitié des hommes d’Ulster. Cela ne l’empêche pas de devenir un redoutable guerrier et de réaliser la prédiction, ne passant pas un jour sans tuer un Ulate[2]. Il conçoit une haine inextinguible à l’égard de Conall Cernach et leur rivalité devient fameuse.

À Emain Macha, il récupère la tête de Mesgegra, qui est le jouet de deux fous. Au cours d’une bataille entre le Connaught et l’Ulster, le roi Conchobar parade devant les femmes, c’est alors qu’il reçoit à la tête le projectile d’une fronde. La balle qui l’atteint est faite de la cervelle de Mesgegra, lancée par Cet Mac Mágach. Le roi est soigné et guérit par le druide Fingen, il vit ainsi sept ans avec des interdits : la course, l’équitation, la colère, l’abus de nourriture et de sexe. La cervelle de Mesgegra éclate dans sa tête et il meurt.

La rivalité entre Conall et Cet prend fin après un raid de ce dernier dans le Leinster, où il tue vingt-sept guerriers et leur tranche la tête. Conall peut le suivre à la trace du sang laissée dans la neige, il le rattrape à un gué et le tue dans un combat épique, tout en étant lui-même blessé. Sa mort est narrée dans le récit Aided Ceit maic Mágach (La Mort de Cet mac Mágach).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot,‎ février 1993, 169 p. (ISBN 2-228-88621-1)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1957 aux PUF. Paul-Marie Duval distingue la mythologie gauloise celtique du syncrétisme dû à la civilisation gallo-romaine.
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot,‎ août 1994, 365 p. (ISBN 2-228-88838-9)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1970. Albert Grenier précise l’origine indo-européenne, décrit leur organisation sociale, leur culture et leur religion en faisant le lien avec les Celtes insulaires.
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9) ;
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990 (ISBN 2-7373-0297-8) ;
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire »,‎ avril 1995, 216 p. (ISBN 9782737313158)
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007 (ISBN 9782914855372).
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout,‎ octobre 2009, 470 p. (ISBN 978-2-501-05410-2).
  • Consulter aussi la bibliographie sur la mythologie celtique et la bibliographie sur la civilisation celtique.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Dans la mythologie celtique, l’Irlande est divisée en quatre grands royaumes (Ulster, Connaught, Leinster et Munster). Un cinquième, celui de Meath, est le domaine du Ard ri Érenn, le roi suprême, dont la résidence est Tara.
  2. Habitant d’Ulster.