Cerf de Barbarie

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Le cerf de Barbarie est le seul représentant des cerfs en Afrique. Les variations climatiques, une chasse excessive dans l'antiquité, l'exploitation et le défrichement abusifs des forêts ont conduit à une régression alarmante de la population de cette espèce et l'ont amené au bord de l'extinction.

Cerf de Barbarie

Répartition[modifier | modifier le code]

Forêts du nord-ouest tunisien, notamment au parc national d'El Feija et à l'est de Annaba, dans les forêt denses de l'est algérien région d'Elcalla à la frontière algéro-tunisienne et au nord de Souk Ahras. Au Maroc, il a été réintroduit en 1994 dans le parc national de Tazekka à partir d'individu tunisien. Continent : Afrique.

Description[modifier | modifier le code]

Ce cerf est herbivore, il mange des fruits et des végétaux. Il vit dans des forêts de chênes-lièges et de maquis d'Afrique du Nord.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le cerf de Barbarie est un peu plus petit que son cousin d'Europe un peu moins lourd, 200 kilogrammes au maximum et un peu moins bien empanaché. En particulier, ses bois ne portent jamais le deuxième andouiller qui orne traditionnellement la tête des cerfs d'Europe.

Protection[modifier | modifier le code]

En 1960, la population de cet animal s'est réduite à environ 200 individus notamment dans le Nord-Ouest de la Tunisie. Face à cette situation préoccupante, le gouvernement Tunisien a sonné l'alarme pour entreprendre des mesures urgentes afin de garantir la pérennité de cette espèce noble représentative de la contrée. Ces mesures ont été concrétisées en 1963 par le classement des forêts fréquentées par les cerfs ; le long de la frontière tuniso-algérienne, en réserves où toute sorte de chasse est strictement interdite. En parallèle, des aménagements visant l'amélioration de l'habitat du cerf ont été réalisés ; des clairières ont été ensemencés pour fournir une alimentation supplémentaire, des points d'eau captés ont été aménagés et des pierres à lécher de sel minéralisé installées. En 1965, déjà plus de 40 cerfs ont pu être observés dans ces régions. En 1966 un enclos de 417 ha a été mis en place dans la forêt d'El Feidja (Khroumerie). Depuis 1977 le nombre de cerfs dans cette réserve est d'environ 200 bêtes. Actuellement plus de 2000 cerfs de Berbérie existent en Tunisie dont la plus grande partie est en liberté.

reintroduction du serf de barbarie dans le massif de l'akfadou en algerie ou 30 specimens y vivent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]