Céreste

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Céreste

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Céreste#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Code Insee abr. 04045
Code postal 04280
Maire
Mandat en cours
Gérard Baumel
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Provence
Démographie
Population 1 185 hab. (2006)
Densité 36 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
43° 51′ 24″ Nord
         5° 35′ 16″ Est
/ 43.8566666667, 5.58777777778
Altitudes mini. 323 m m — maxi. 971 m m
Superficie 32,54 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Céreste est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Cérestains.

Sommaire

[modifier] Géographie

Protégée au nord par les monts du Vaucluse, et au sud par la chaîne du Luberon, Céreste est à la frontière entre la Basse et la Haute Provence, sur l'ancienne via Domitia, à 370 m d’altitude[1]. Il est à l’extrémité occidentale des Alpes-de-Haute-Provence, en bordure de l’Encrême, sur la route départementale D4100 (ex route nationale 100).

Le Calavon et l’Ayguebelle (dont la source est sulfureuse) coulent également dans la commune.

Le sol de la commune contient des calcaires schisteux datant de l’oligocène qui livrent de nombreux fossiles.

[modifier] Histoire

L’agglomération gallo-romaine était établie au quartier Saint-Sauveur. Il peut s’agir de Catuiaca[2]. L’époque romaine a laissé un four de potier, un hypogée et des sarcophages à Saint-Sauveur. Le nom de Céresta apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle[1]. Le prieuré de Carluc est fondé au XIe siècle. Un autre prieuré, celui de Saint-Sauveur au pont sur le Calavon, appartenait aux XIIe et XIIIe siècles à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[3].


Au début du XVIIIe siècle, les frères Estieu exploitaient un four à poteries[4].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[5].

[modifier] Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1054 (Cicereste). Bien que son étymologie ne soit pas clairement établie, elle est rapprochée de celle du Ceyreste proche de La Ciotat, aux origines prégrecques et préceltiques (Kitairesta), formé d’un terme signifiant mont[6],[7].

[modifier] Économie

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1965 1995 Adolphe André Médecin
juin 1995 réélu en 2008[8] Gérard Baumel UMP Pharmacien

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[9])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
632 757 832 862 950 1036 1185[10]
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Le Nid d'amour est un pittoresque vallon ombragé à l’entrée des gorges de l’Encrême.

Des tombes de l’Âge du Bronze ont été retrouvées dans la grotte de Carluc[11].

Trois ponts de Céreste sont assez particuliers :

  • le pont romain, à l’est du village  : permettant à la voie domitienne de franchir l’Aiguebelle (affluent de l’Encrême, lui même affluent du Calavon), il est arasé à la fin XIXe, lors des travaux sur la RN 100. Il était large de 6,5 m et long de 36 m, avec deux arches de 6 m. Il possède deux particularités : la semelle de fondation en grand appareil, une des rares semelles filantes romaines subsistantes (148 m²) ; et c’est un des rares ponts anciens à deux arches (et même à un nombre pair d’arches). Construit à la fin du Ier siècle avant J.-C., il n’en reste que la pile centrale et les rampes d’accès à murs parementés[12]. Il est établi sur le gué antique de l’Encrême ;
  • le pont de la Baou sur l’Encrême, dit « romain » : construit sur la route de Carluc et Reillanne, son tablier mesure 19 m de long par 3,95 m de large, soutenu par une arche surbaissée de 10,5 m de portée, et de 4,5 m de hauteur sous clef. La chaussée a 3,15 m de large. En fait de pont romain, il est construit en 1740 (d’après les archives), mais classé monument historique comme pont romain en 1862[13],[14] ;
  • le pont du Calavon : long de 60 m et large de 5,1 m à l’origine (XVIIIe siècle), il repose sur trois arches surbaissées égales, de 12,45 m de portée. Il est doté d'avant et d'arrière-becs triangulaires, à chaperons prismatiques. Les corbeaux saillants qui ont été réservés lors de la taille des pierres pour servir de support au cintre subsistent. Le tablier du pont a été élargi au XXe en surplomb[15].

Les remparts ont conservé la porte médiévale (XVe siècle[16]). Du château, ayant appartenu aux Sabrans et aux Brancas, subsiste les traces des murailles, parfois doubles, et quelques pans de murs du côté sud. D’autres parties du mur d’enceinte sont entières, avec une bretèche reposant sur quatre corbeaux[17] (pas de visite).

La tour d’Embarbe (d’Embarbo) est une ancienne tour défensive du XVIe siècle, transformée en pigeonnier[18].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. ab Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », Paris, 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 18 et 24-25. Voir aussi Gallia (revue) XXV, 1967, fascicule 2, p 386
  3. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », inGuy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p
  4. Raymond Collier, op. cit., p 511
  5. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  6. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 163
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes § 1146, p 54
  8. Site de la préfecture des AHP
  9. Céreste sur le site de l'Insee
  10. INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 10 janvier 2009
  11. Raymond Collier, op. cit., p 9
  12. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 65
  13. Liste de 1862, notice de la Base Mérimée, consultée le 29 octobre 2008
  14. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 66
  15. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 67
  16. Raymond Collier, op. cit., p 305
  17. Raymond Collier, op. cit., p 314
  18. Raymond Collier, op. cit., p 445
  19. Raymond Collier, op. cit., p 360
  20. Raymond Collier, op. cit., p 368
  21. Arrêté du 18 juillet 1994, notice de la Base Mérimée, consultée le 29 octobre 2008
  22. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 35-36
  23. Raymond Collier, op. cit., p 169
  24. Arrêtés du 19 mars 1982, notice de la Base Mérimée, consultée le 29 octobre 2008
  25. Raymond Collier, op. cit., p 45-46


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