Cercle de l'Oratoire

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Le Cercle de l'Oratoire
Création 2002
Personnes-clés Michel Taubmann
Florence Taubmann
Siège Paris (France)
Publications Le Meilleur des Mondes

Le Cercle de l'Oratoire est un cercle de réflexion français créé peu après les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center, à New-York. Ce cercle de pensée, qualifié de néoconservateur[1], dispose, depuis 2006, d'une revue intitulée Le Meilleur des Mondes, fondée initialement pour défendre le bien-fondé de la guerre en Irak[2] et s'opposer à la montée de l'antiaméricanisme en France.

Le cercle se réunissait à l'origine dans une salle du Temple protestant de l'Oratoire du Louvre dont il tire son nom, sans qu'il n'y ait aucun lien avec la paroisse protestante de l'Oratoire du Louvre.

Programme et objectifs[modifier | modifier le code]

Le cercle, créé suite aux attentats du 11 septembre 2001 et aux réactions antiaméricaines qui les ont suivi, se donne pour but de défendre, dans l'opinion, certains éléments de la politique des États-Unis, de lutter contre l'antiaméricanisme et contre ce qu'ils nomment l'islamisme radical et qui serait selon eux le nouveau totalitarisme. Ainsi Michel Taubmann déclare : « Les Américains ne sont pas nos ennemis. On peut les critiquer, mais on ne doit pas faire n’importe quoi avec eux. Moi, je m’inquiéterais de vivre dans un monde où l’Amérique serait affaiblie. (…) Notre point commun à l’Oratoire, c’est l’antitotalitarisme. (…) Notre point commun avec les néo-conservateurs, c’est d’avoir le même ennemi : l’islamisme radical. »

Les membres[modifier | modifier le code]

Ils sont réunis autour du journaliste Michel Taubmann qui dirige le service Info d'Arte-Paris[3], et qui dirige également une émission intitulée « Ouvertures » sur la chaîne TFJ et de son épouse Florence (pasteur du Temple de l'oratoire du Louvre et vice-présidente de l’Amitié judéo-chrétienne).

Le cercle est composé d'un groupe d'intellectuels dont font partie les essayistes André Glucksmann et Pascal Bruckner, des réalisateurs comme Romain Goupil, Jacques Tarnero et Raphaël Glucksmann et des historiens comme Stéphane Courtois, Max Lagarrigue et Ilios Yannakakis. Le cercle comprend aussi les écrivains Olivier Rolin et Marc Weitzmann, les journalistes Cécilia Gabizon (spécialiste des questions de l'islam au Figaro), Élisabeth Schemla (fondatrice du site Proche-orient.info), Antoine Vitkine (journaliste et réalisateur pour Arte), des philosophes comme Monique Canto-Sperber, Jean-Luc Mouton (directeur de l'hebdomadaire protestant Réforme), Claire Brière-Blanchet ou l'avocat Michel Laval, la politologue Nicole Bacharan.

Et des chercheurs comme Thérèse Delpech (directrice des affaires stratégiques au Commissariat à l'énergie atomique, décédée en 2012), Antoine Basbous (directeur de l'Observatoire des pays arabes), Pierre-André Taguieff (directeur de recherche au CNRS), Bruno Tertrais (chercheur au CERI et ancien directeur de la commission des affaires civiles à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN), Frédéric Encel (géopoliticien, spécialiste du Proche-Orient).

Il rassemble également des dirigeants d'associations tels Mohammed Abdi (secrétaire général de Ni Putes Ni Soumises), Violaine de Marsangy (journaliste indépendante et ancienne responsable logistique pour Action contre la faim en Corée du Nord et en Indonésie) et Jacky Mamou (ex-président de Médecins du monde et président du Collectif urgence Darfour). Des hommes politiques, en particulier Bernard Kouchner, sont régulièrement invités à débattre[4].

Le Cerle de l'Oratoire s'inscrit dans le courant atlantiste, il est qualifié de néoconservateur par Jean Birnbaum[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Birnbaum, « "Le Meilleur des mondes", une voix pour l'Amérique », Le Monde, 24 mars 2006
  2. Libération, éditorial du 5 mai 2008, "Le Meilleur des mondes fait son mea culpa sur l’Irak"., disponible ici
  3. Son influence sur le traitement des attentats du 11 septembre 2001 par Arte a ainsi été critiquée: Olivier Mukuna mardi 4 octobre 2011, "11 septembre : faites entrer le journalisme !", http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/11-septembre-faites-entrer-le-101809.
  4. Libération, mardi 9 mai 2006, Éric Aeschimann, « Les meilleurs amis de l’Amérique »
  5. Jean Birnbaum, « Le Meilleur des mondes, une voix pour l'Amérique », Le Monde, 24 mars 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]