Centre national d'entraînement commando
| Centre National d'Entrainement Commando C.N.E.C 1 Régiment de Choc | |
Insigne du CNEC |
|
|
|
|
| Période | 01/01/1964 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de Terre |
| Type | bataillon de parachutistes |
| Rôle | Instruction |
| Fait partie de | SDFE |
| Garnison | Mont-Louis-Collioure |
| Surnom | CNEC |
| Devise | En pointe toujours, aux pluches jamais |
| Inscriptions sur l’emblème | Corse 1943 Ile d'Elbe 1944 Cap Nègre - Toulon 1944 Haute-Alsace 1944-1945 Indochine 1947-1948 1951-1954 AFN 1952-1962 |
| Anniversaire | 01 janvier |
| Décorations | Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre des TOE |
| modifier |
|
Le centre national d'entraînement commando ou C.N.E.C 1° Régiment de Choc est un centre d'aguerrissement situé à Mont-Louis et Collioure dans le département des Pyrénées-Orientales qui dépend de la sous-direction de la formation et des écoles (SDFE).
Sommaire |
Historique [modifier]
Les débuts [modifier]
Créé le 1er janvier 1964 à partir de la 11e demi-brigade de choc, le Centre National d'Entraînement Commando (CNEC) est un centre unique et spécialiste de la formation commando en France.
Avec le retour des troupes françaises d'Algérie, les méthodes d'instruction des Chocs sont reconnues pour leurs bienfaits en matière d'aguerrissement. Dix centres sont créés en métropole et en Allemagne, le plus souvent dans une austère fortification.
Implanté à Mont-Louis et à Collioure, le CNEC formait les cadres de l'armée française et recevait également les forces spéciales et des stagiaires étrangers venant de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de Belgique, d'Espagne, et des États-Unis. Il accueille occasionnellement des unités constituées. Le programme s'articulait autour des mêmes invariants : parcours d'audace individuels et collectifs, franchissements, mise en œuvre d'explosifs, combat au corps à corps, navigation, combat rapproché anti-char, etc... Durant l'hiver, les moniteurs et instructeurs, titulaires des brevets d'alpinistes et de skieurs militaires, encadraient les "stages froids" (à 1600 m d'altitude, Mont-Louis est la plus haute garnison de France) : déplacements à ski, descente et peaux de phoque, bivouacs en igloo...
- Les brevets "commando"
- Au terme des trois semaines de stage dans un CEC, l'ensemble de l'unité, cadres et militaires du rang, se voyait décerner un insigne "entrainement commando", flanqué du numéro associé au centre (n° 1 pour le CNEC).
- Insigne doré "moniteur" pour les sous-officiers après cinq semaines de stage au CNEC.
- Insigne doré "instructeur" pour les officiers après cinq semaines de stages au CNEC.
-
Moniteur commando sous-officier.jpg
Brevet : moniteur
- Les différents centre d'entrainement commando (CEC)
- n° 1 Mont-Louis,
- n° 2 Givet (Fort de Charlemont),
- n° 3 Quélern,
- n° 4 Vieux-Brisach,
- n° 5 Trèves,
- n° 6 Margival (Wolfsschlucht II),
- n° 7 Kehl,
- n° 8 Pont-Saint-Vincent (Fort Pélissier,
- n° 9 Les Rousses (Fort des Rousses),
- n° 10 Berlin.
- Djibouti centre Arta Plage de la 13e DBLE et Holl-Holl de l'Armée Djiboutienne.
Le CNEC aujourd'hui [modifier]
Actuellement, répondant à un besoin opérationnel des forces, le CNEC voit passer chaque année plus de 2 000 stagiaires venus suivre une formation exigeante. En fonction de leurs régiments d'appartenance ou de leurs écoles, ils décrocheront le brevet initiation (deux semaines pour l'École Nationale des Sous-Officiers d'Active), aguerrissement (qualification partielle à l'issue du stage des moniteurs), commando spécialisé (réservé à certains corps des forces spéciales dont le stage est une part obligatoire de leur formation), ou le brevet entraînement (1er niveau), le brevet moniteur des techniques commando (2e niveau, quatre semaines de stage) ou instructeur des techniques commando (3e niveau, quatre semaines de stage également). L'insigne formateur commando est réservé aux cadres affectés pendant deux ans à un emploi d'instructeur au CNEC.
Les deux sites complémentaires du CNEC lui permettent d'aborder différentes activités. À Mont-Louis, l'accent est mis sur le franchissement rocheux, la mise en œuvre d'explosifs, l'escalade ou encore les techniques d'interventions opérationnelles rapprochées.Le milieu nautique de Collioure est plus propice au palmage, à la navigation ou encore au combat en zone urbaine, au Fort Béar.
Le but de la formation est d'acquérir certaines techniques spécifiques et de placer le stagiaire en situation de stress (alerte permanente) et de fatigue physique (au moyen d'une succession d'activités diurnes et nocturnes intenses). Mis en conditions difficiles, il doit apprendre à gérer son appréhension et trouver la ressource suffisante pour réaliser la tâche qui lui est assignée.
Courage, solidité, force de caractère, ces mots retrouvent leur sens dans les différentes activités commando et s'accordent parfaitement à la devise du CNEC : En Pointe Toujours, qu'il a repris du 1er bataillon de choc.
- Les parcours d'audace
Les murs de la citadelle militaire de Mont-Louis servent de supports aux différents parcours d'audace nécessaires à l'acquisition des savoir-faire mis en œuvre pendant les formations. Les couleurs de ces parcours déterminent les divers niveaux de difficulté, et chaque parcours propose des obstacles variés (tugglerop, ponts de fortune, passerelles, tyroliennes de toutes sortes, rampés...). Une erreur sur ces obstacles est immédiatement sanctionnée. Cependant, tous les parcours sont réalisés dans des conditions de sécurités optimales.
- La piste bleue est une piste d'initiation qui se trouve à l'intérieur de la citadelle.
- Les pistes jaune et violette sont des pistes collectives ; par groupe de 10, équipés de leur sac à dos, de leur arme et de leur casque, les stagiaires doivent y franchir de multiples obstacles, sans rien perdre et aux ordres du chef de groupe qui définit pour chaque obstacle une stratégie de franchissement. C'est une véritable école de commandement où le rôle de chacun est essentiel à la réussite du groupe.
- La piste rouge est une piste individuelle chronométrée, utilisée pour la formation des moniteurs.
- La piste noire, fixée sur le mur extérieur de la citadelle, est la piste phare du CNEC. Très aérienne, elle est la plus connue et surtout la plus audacieuse. Elle clôt le stage d'instructeur.
Traditions [modifier]
Devise [modifier]
En pointe, toujours, aux pluches jamais
Insigne [modifier]
Reprise de l’insigne du 1er Bataillon de Choc : rondache d’or à fond grenu, une carte de France tiercée en bande d’azur foncé, de blanc et de gueules, brochée d’un parachute à coupole et suspentes d’argent, sur brochée d’une épée basse du même posée en barre.
Pour l'insigne de manche, reprise de l'écusson du 11e bataillon, demi brigade et régiment parachutiste de choc.
Drapeau [modifier]
Le CNEC a la garde du drapeau du 1er régiment de choc dont les plis portent, cousues en lettres d'or, les inscriptions suivantes[1],[2]:
- Corse 1943
- Ile d'Elbe 1944
- Cap Nègre - Toulon 1944
- Haute-Alsace 1944-1945
- Indochine 1947-1948 1951-1954
- AFN 1952-1962
Décorations [modifier]
Sa cravate est décorée de Croix de guerre 1939-1945 avec 3 palmes et de la Croix de guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec 2 palmes.
Le drapeau est orné de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 avec une olive aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1939-1945 et de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre des TOE, est l'héritage du 1er Bataillon Parachutistes de Choc.
Chant [modifier]
Le CNEC a conservé le chant du bataillon de choc, créé en Corse en octobre 1943 sur une musique de Madame Altieri.
Accès aux paroles et musique de l'Adieu du bataillon de choc sur le site Musique militaire
Liste des chefs de corps [modifier]
- 1964 - 1967 : lieutenant-colonel Boge
- 1967 - 1968 : lieutenant-colonel Cordet
- 1968 - 1971 : lieutenant-colonel Bellamy
- 1971 - 1974 : colonel Allard
- 1974 - 1977 : colonel Armand
- 1977 - 1980 : colonel Labbat
- 1980 - 1982 : colonel Collignan
- 1982 - 1984 : colonel Daviron
- 1984 - 1986 : colonel Bagot
- 1986 - 1988 : colonel Pietri
- 1988 - 1990 : colonel Hillenmeyer
- 1990 - 1991 : colonel Bertrand
- 1991 - 1993 : colonel du Réau de la Gaignonnière
- 1993 - 1995 : colonel Legras
- 1995 - 1997 : colonel Audoyer
- 1997 - 1999 : lieutenant-colonel Dominici
- 1999 - 2001 : lieutenant-colonel Padovani
- 2001 - 2003 : colonel Tourailles
- 2003 - 2005 : colonel Reche
- 2005 - 2007 : colonel Pic
- 2007 - 2009 : colonel Ziegler
- 2009 - 2011 : colonel Tachon
- 2011 - 2013 : Colonel Daumas
Personnalités ayant servi au sein de l'unité [modifier]
- André CHAPA
- Erwan BERGOT
- Michel PONIATOWSKI
- J.P Marcel MICHELIN
Sources et bibliographie [modifier]
- Bulletin de l'Amicale des Anciens AABC-CNEC-1°CHOC
- Panneaux explicatifs autour de la citadelle de Mont-Louis.
- Livre du Colonel Nicolas TACHON ISBN: 978-2-915960-84-6
Notes et références [modifier]
- Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
- Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A)NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Escadron de Formation des Commandos de l'Air
- École des troupes aéroportées
- Unités parachutistes françaises
- 1er bataillon parachutistes de choc
- 2e bataillon de choc
- 2e bataillon parachutiste de choc.
- 8e bataillon parachutiste de choc.
- 11e bataillon, demi brigade et régiment parachutiste de choc.
- 12e bataillon et régiment parachutiste de choc.
- 14e régiment d'infanterie parachutiste de choc
- 18e régiment parachutiste de choc
- 13e régiment de dragons parachutistes
- Groupement des commandos parachutistes




