Centre hospitalier de l'Université de Montréal

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Centre hospitalier de l’Université de Montréal
Image illustrative de l'article Centre hospitalier de l'Université de Montréal
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Vue de l’hôpital
Présentation
Pays Drapeau du Canada Canada
Ville Montréal
Fondation 1995
Site web www.chumontreal.qc.ca/
Affiliation Université de Montréal

Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) est un centre hospitalier universitaire constitué en février 1995[1]. Il offre des soins et des services généraux et spécialisés à sa clientèle immédiate, mais également des services spécialisés et superspécialisés à une clientèle régionale et suprarégionale. Sa mission comporte 5 axes principaux : les soins et les services cliniques, l’enseignement, la recherche, l’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé et la promotion de la santé.

Le CHUM est formé de l’Hôtel-Dieu de Montréal, de l’Hôpital Notre-Dame et de l’Hôpital Saint-Luc.

Description[modifier | modifier le code]

10 000 employés, 900 médecins, et 800 bénévoles s’y retrouvent pour accueillir et soigner plus d’un demi-million de patients par année. Le Centre de recherche du CHUM regroupe quant à lui plus de 275 chercheurs œuvrant dans des domaines variés touchant le mieux-être de la population.

En tant que centre hospitalier universitaire, le CHUM compte plus de 700 professeurs et permet chaque année à environ 6000 étudiants et stagiaires de compléter leur formation dans le domaine de la santé. Celle-ci se fait souvent en complémentarité avec ses partenaires du réseau hospitalo-universitaire de l’Université de Montréal : le CHU Sainte-Justine et les centres hospitaliers universitaires affiliés.

La venue du nouveau CHUM dans le secteur est du centre-ville[modifier | modifier le code]

Même si le CHUM fut constitué en 1995 par le ministre de la santé de l'époque, Jean Rochon, le projet d'un nouvel hôpital s'est décliné sous plusieurs noms, plusieurs formes et plusieurs adresses différentes furent envisagées et défendues) et a connu plusieurs revers[2].

En effet, en décembre 1999, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, et la ministre de la Santé et des Services sociaux de l'époque, Pauline Marois, annoncent la décision du gouvernement d’aller de l’avant avec le projet d’un centre hospitalier universitaire regroupé sur un seul site[3]. Quelques semaines plus tard, en janvier 2000, Pauline Marois confirme l’implantation du CHUM dans un immeuble neuf sur un site unique, le 6000 Saint-Denis, au coût de quelque 700 millions de dollars[3].

En janvier 2003, le nouveau gouvernement du Parti libéral du Québec remet en question cette décision et met en place une Commission d’analyse des projets d’implantation du CHUM et du CUSM, coprésidée par Daniel Johnson et Brian Mulroney[3]. En 2004, les commissaires recommandent l’abandon du projet de construction du CHUM au 6000 Saint-Denis, favorisant ainsi le site du 1000 Saint-Denis [3], autour du site actuel de l'hôpital Saint-Luc. Mais à l'été 2004, le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix crée une controverse en proposant le site de la gare de triage Outremont au conseil d'administration du CHUM[4]. Dans les mois qui suivent plusieurs appuient le projet de construire le CHUM sur le site de la gare de triage d'Outremont dont Lucien Bouchard et plusieurs médecins influents du CHUM[5].

Montréal, 29 nov. 2010. Travaux à l'église Saint-Sauveur dans le cadre de la construction du nouveau CHUM. Étude Le clocher de l’église Saint‐Sauveur sera préservé
Avancement des travaux du Site Saint-Sauveur en 2011

Finalement, le 24 mars 2005, le gouvernement du Québec fait un choix définitif pour ce projet en décidant qu'il sera situé au 1000, rue Saint-Denis, dans l'est du centre-ville. Après de multiples délais, l'ouverture partielle de ce nouveau complexe hospitalo-universitaire de calibre international est maintenant prévue lors de la réalisation de la phase 1 en 2014 et la phase finale devrait être complété en 2018[6]. Le CHUM centre-ville est un projet qui vise à accroître la qualité et l’accessibilité des soins médicaux et hospitaliers à la population, à assurer la formation d’une relève de qualité en soins de santé au Québec et à intégrer la recherche et l’évaluation des technologies dans la continuité d’une contribution à l’industrie du savoir.

La première phase des travaux sur le site retenu débuta en mars 2010 avec le début de la construction du Centre de recherche du CHUM[7]. Les travaux préparatoires de l'ensemble du site du CHUM se feront de novembre 2010 au printemps 2011. Ainsi, les bâtiments situés sur le côté ouest de la rue Saint-Denis, entre les rues Viger et de la Gauchetière, seront démolis, certains déconstruits[8].

Le clocher de l’église Saint-Sauveur (au coin des rues Saint-Denis et Viger) sera déconstruit de manière à récupérer les pierres, lesquelles seront ensuite entreposées afin de permettre leur réintégration dans le nouveau CHUM[9].

Plus concrètement, le CHUM consiste à aménager 772 lits sur un site unique dans l’esprit d’un équilibre fonctionnel, social et environnemental pour la population de Montréal et de l’ensemble du Québec.

Controverses[modifier | modifier le code]

Depuis son annonce initiale en 1995, le CHUM a toujours fait l'objet de controverses :

  • controverse sur le site : d'un côté la gare de triage d'Outremont, projet soutenu par l'ancien premier ministre Lucien Bouchard et une partie du monde des affaires montréalais[10] (Jean Coutu, Pauline Marois, Mario Dumont et la famille Desmarais) ainsi que la moitié des médecins spécialistes du CHUM[11]. De l'autre, les défenseurs d'un CHUM au centre-ville, avec l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, l'ex présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, l'ex-ministre de la Sécurité publique Jacques Chagnon, le représentant de la population au CA du CHUM, Marc Laviolette, le directeur adjoint du CHUM, Sylvain Villiard, le président du Comité des usagers du CHUM, Jean-Marie Dumesnil et l'ancien premier ministre Daniel Johnson. La virulence des échanges est telle que de nombreuses sorties dans la presse des différents interlocuteurs laissent un doute réel dans l'esprit de la population quant à la finalisation de ce projet jusqu'à l'annonce du gouvernement libéral du premier ministre Jean Charest d'opter pour le choix du 1000, rue Saint-Denis.
  • controverse également sur l'envergure du CHUM : le nombre de lits (500 avec délestage, 700, puis finalement 772), la présence ou non de certaines spécialités (ophtalmologie), le nombre de salles d'opérations (30, 39 puis 39 plus possiblement 4 pour l'ophtalmologie), jusqu'au nombre de places de stationnement pour cet hôpital situé au centre-ville [12] voire à la disponibilité d'un bureau pour chaque médecin œuvrant au CHUM[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]