Centre de commandement des opérations de sécurité

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir CECOS.
Centre de commandement des opérations de sécurité
Image illustrative de l'article Centre de commandement des opérations de sécurité

Période 2 juillet 2005mai 2011
Pays Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Allégeance Gendarmerie nationale
Type Forces spéciales
Rôle Police, combat urbain, opérations sur l'autoroute et contre-terrorisme
Effectif aux alentours de 756 personnes
Garnison Abidjan
Devise « Endurance, excellence, performance »
Mascotte Panthère
Batailles Résistance face aux FRCI à Abidjan pendant la crise ivoirienne de 2010-2011
Commandant historique Georges Guiai Bi Poin

Le Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS) était une unité d'élite de la gendarmerie ivoirienne spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme et de combat urbain. Le CECOS fût créé par le décret no 2005-245 du 2 juillet 2005 et dissout en mai 2011 suite à la réforme de la sécurité intérieure[1].

Missions[modifier | modifier le code]

Officiellement, le CECOS avait pour cadre d'intervention la lutte contre :

  • la criminalité urbaine ;
  • le grand banditisme ;
  • les violences urbaines ;
  • la délinquance et l'insécurité routière (lutte contre les coupeurs de route).

Ses prérogatives pouvaient être étendues aux domaines suivants :

  • assurer la défense opérationnelle du district d’Abidjan (en cas de crise majeure) ;
  • neutraliser des forcenés et arrêter des personnes dangereuses et armées.

Une milice au service du pouvoir[modifier | modifier le code]

Le CECOS a été mis en place, non pas pour servir de façon rigoureuse ses missions officielles, mais aussi et particulièrement pour servir en tant que milice bien entraînée. Dès les premières années de service, des exactions et des actes de racket sont commis à l'encontre de civils[1],[2]. Pendant une semaine d'octobre 2008, un sondage ayant recueilli 2 650 avis révèle que l'unité spéciale est majoritairement considérée comme une milice[3]. Les unités du CECOS sont progressivement surnommés les « escadrons de la mort », sévissant principalement à Abidjan, et soutenant également les exactions d'autres milices tels que les jeunes patriotes ou la FESCI[4]. Pendant la crise ivoirienne de 2010-2011, ils procèdent à des enlèvements d'opposants à Laurent Gbagbo, dont aurait pu être victime le journaliste Venance Konan, qui dû s’exiler après que son ancien appartement reçu la visite d’une unité le recherchant[5].

Le CECOS se révéla ainsi être une milice paramilitaire, au service de Laurent Gbagbo pendant son mandat et jusqu’à son arrestation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Réforme de la sécurité intérieure: La Crs, la Bae, le Cecos et le Demir dissous - Article de Nord-Sud sur Abidjan.net. Consulté le 31 janvier 2013.
  2. Transport : face aux exactions du CeCOS, les transporteurs menacent de garer les véhicules le 30 octobre - Article du Patriote sur allAfrica.com. Consulté le 31 janvier 2013.
  3. Résultat Sondage Koaci : le Cecos vous ferait il peur? - Koaci.com. Consulté le 31 janvier 2013.
  4. « Quelques minutes plus tard, un camion des Cecos [Centre de commandement des opérations de sécurité, rebaptisé «les escadrons de la mort» par certains Ivoiriens, ndlr] est arrivé sur les lieux. J'ai entendu le jeune de la Fesci qui disait: "C'était un manifestant, un rebelle". Entendant cela, un policier de la Cecos est descendu de son véhicule et il a tiré quatre fois sur le jeune à la tête avec un long fusil. » - Témoignage recueilli par Human Rights Watch et transcrit dans un article de Slate Afrique. Consulté le 31 janvier 2013.
  5. Pourquoi j’ai quitté mon pays - Article de Slate Afrique. Consulté le 31 janvier 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]