Centre d'entraînement au combat d'Arta Plage

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11° 34′ 59″ N 42° 49′ 15″ E / 11.583, 42.8207 ()

"Asperge" au CECAP
Bloc d'escalade au CECAP

Le Centre d'entraînement au combat d'Arta plage (CECAP) était un centre d'entraînement de l'armée de Terre française situé en République de Djibouti. En juillet 2011, lors du départ de son corps support (la 13eDBLE) du territoire, le CECAP est devenu CECAD (Centre d'entraînement au combat Arta-Djibouti).

Situé à Arta, sur les rives du golfe de Tadjourah, il était armé par un élément de la compagnie de commandement et des services de la 13e demi-brigade de Légion étrangère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a été créé en 1978 afin de remplacer un ancien centre amphibie qui existait à Obock. Appelé « centre amphibie Cavagna », du nom d'un sous-officier décédé lors d'un saut en mer depuis un hélicoptère, il prend rapidement de l'ampleur par l'agrandissement des pistes terrestres et nautiques, la création de champs de tirs, jusqu'à être officiellement reconnu comme centre d'entraînement commando en 1982 par l'état-major de l'Armée de terre sous le nom de Centre d'entraînement commando d'Arta Plage[1].

En 2008, avec la restructuration de l'armée française et notamment la dissolution des centres d'entraînements commandos en tant que tels, et pour s'adapter aux nouvelles formes de combat apparues au début des années 2000, le CECAP s'est transformé en Centre d'entraînement au combat d'Arta Plage.

Entre janvier et mars 2011, ont eu lieu les deux derniers « stages longs » (avec délivrance de brevets) au profit de deux unités en mission de courte durée, la 5e compagnie du 2e REI et la compagnie d'appui du 1er REG[2].

En juillet 2011, au départ de son corps support, l'emprise est récupérée par le 5eRIAOM. Elle change de nom pour devenir CECAD (Centre d'entraînement au combat Arta-Djibouti).

Missions[modifier | modifier le code]

Sa mission principale était de former au combat et à l'aguerrissement en milieu désertique les unités des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ), unités permanentes (avec des militaires en poste pour 2 ans) ou en mission de courte durée (pour 4 mois).

Parallèlement à cette mission, le CECAP organisait des stages spécifiques, au profit notamment des officiers-élèves de l'École d'application de l'infanterie, des unités françaises de police ou de gendarmerie ou des forces étrangères.

Il servait aussi de centre de réflexion et de test des techniques de combat en milieu extrême ainsi que des techniques de lutte anti-guerilla.

Organisation[modifier | modifier le code]

Comme les autres centres de ce genre CEFE, CEC FOGA, la formation y était axée sur la rusticité, la condition physique et l'adaptation au conditions climatiques.

Les militaires s'y entraînaient à la pratique des pistes (type «piste de risque») tant terrestres que nautiques, au combat rapproché, à la manipulation des explosifs, au tir, etc.

À partir de 2008, l'entraînement délivré au CECAP d'Arta a changé pour passer progressivement des techniques commandos à la lutte anti-guérilla. L'objectif était de préparer les unités de passage à opérer sur des théâtres et dans des configurations telles que celles rencontrées en Afghanistan.

À compter du premier semestre 2009, la section de travaux de la compagnie de génie a entamé la construction d'une «FOB»[3] (Forward Operating Base ou base d'opérations avancée) afin de permettre aux unités désignées pour combattre en Afghanistan de se familiariser avec ce type de poste de combat collectif.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Képi blanc n° 708, mars 2009
  2. Képi blanc n° 731, avril 2011
  3. Képi blanc n° 711, juin 2009