Centre d'études scientifiques et techniques d'Aquitaine

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44° 38′ 55″ N 0° 47′ 10″ O / 44.648689, -0.786166 () Le Centre d'études scientifiques et techniques d'Aquitaine (CESTA) est un établissement de la Direction des applications militaires (DAM) du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui comprend deux sites :

  • un site principal installé depuis 1965 sur la commune du Barp, entre Bordeaux et Arcachon, couvrant 734 ha au Barp (Gironde)
  • un site associé, le TEE (Terrain d'expérimentations extérieur), d'une superficie de 923 ha à Saugnacq-et-Muret (Landes), à 25 km au sud du Cesta lui-même et à 65 km au sud-ouest de Bordeaux. Ce site, qui existe depuis 1967, a la particularité d'être à cheval sur deux départements (Gironde et Landes), ainsi que celle d'être placé à l'intérieur du Parc naturel régional des Landes de Gascogne.

Le centre a pour mission historique l'architecture industrielle des têtes nucléaires des armes de la force de dissuasion.

Dans le cadre du programme simulation, le CESTA accueille sur son site du Barp (Gironde) la Ligne d'intégration laser ainsi que le chantier du futur laser Mégajoule.

Tirs froids et lâchers expérimentaux d’hexafluorure d’uranium[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1980, des tirs froids (uranium mélangé à des explosifs conventionnels) et 2 à 3 lâchers expérimentaux d'hexafluorure d'uranium (commandés par l'IPSN comme support à la modélisation des rejets accidentels) ont eu lieu sur le TEE[1]. Ces essais ont conduit à la formation de déchets radioactifs, notamment des terres et des gravats. Ces déchets, contaminés en uranium appauvri, sont en cours (en 2006) de conditionnement pour une évacuation vers le CSTFA en majorité et vers le CSFMA pour 5 fûts de 200 litres[2]. Des tirs froids pourraient également avoir eu lieu sur le site principal[3].

Dans le cadre de la construction du Laser Megajoule, d'importants travaux de terrassement sont prévus. Ces travaux sont susceptibles de mettre à jour des terres contaminées lors des essais passés. Aussi, en 2005, la Commission locale d'information (CLI, qui associe élus locaux, associations, autorités et exploitant) a adopté la proposition de deux associations girondines (Tchernoblaye et Avecicm) et d'une des Landes (Terre active) relative à la réalisation d'une étude par un laboratoire spécialisé tel la CRIIRAD. Fin 2006, faute d'un accord entre le CEA et la CRIIRAD sur le protocole expérimental (en particulier la réalisation des mesures par des équipes CEA), l'analyse n'a pas débuté, ce qui a suscité la colère des associations à l'origine de la demande d'expertise[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page consacrée au TEE du site La France nucléaire de l'association Wise-Paris - dernière actualisation 2001
  2. Inventaire géographique des déchets radioactifs, Andra, 2006
  3. Page consacrée au CESTA du site La France nucléaire de l'association Wise-Paris - dernière actualisation 2001
  4. [PDF] Commentaires du collectif déchets girondins

Lien externe[modifier | modifier le code]