Centre Simon-Wiesenthal

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34°03′14″N 118°24′07″O / 34.05389, -118.40194

Le Centre Simon-Wiesenthal

Le Centre Simon-Wiesenthal est une ONG créée en 1977 et reconnue par les Nations unies et l'UNESCO auprès desquelles il bénéficie d'un statut consultatif spécial. Son siège est basé à Los Angeles aux États-Unis.

Elle tire son nom de Simon Wiesenthal, ancien architecte autrichien qui a perdu de nombreux membres de sa famille dans la Shoah, et qui a ensuite mené un combat pour traquer les nazis qui s'étaient enfuis au moment de la chute du Troisième Reich, et pour les amener devant la justice. Le Service autrichien de la Mémoire soutient le Centre, en envoyant ses collaborateurs aux États-Unis.

Sommaire

Objectifs [modifier]

En plus de son siège situé à Los Angeles, le Centre Simon Wisenthal dispose de bureaux internationaux situés à New York, Miami, Toronto, Jérusalem, Paris et Buenos Aires qui lui permettent de réaliser ses objectifs.

Organismes liés au Centre [modifier]

Museum of Tolerance [modifier]

Article détaillé : Museum of Tolerance.

Le Centre dispose d'un organisme éducatif avec le Museum of Tolerance (musée de la Tolérance), fondé en 1993, qui accueille en moyenne 350 000 visiteurs par an. Le musée soutient plusieurs programmes parmi lesquels on trouve :

  • Tools for Tolerance (Des outils pour la tolérance)
  • Teaching Steps to Tolerance (Enseigner les pas vers la tolérance)
  • Task Force Against Hate (Force d'action contre la haine)
  • National Institute Against Hate Crimes (Institut national contre les crimes de haine)
  • Tools for Tolerance for Teens (Des outils pour la tolérance pour les adolescents)

New York Tolerance Center [modifier]

Il s'agit d'un organisme multimédia de formation professionnelle destiné notamment aux éducateurs et aux juristes.

Moriah Films [modifier]

La division cinéma du Centre a été créée pour produire des documentaires destinés à la fois à des publics nationaux et internationaux.

La traque des anciens nazis [modifier]

En 2002, le Centre a lancé l'Opération Dernière Chance, une action visant à traquer les anciens criminels nazis avant qu'ils ne meurent de vieillesse. En novembre 2005, le Centre a transmis les noms de quatre anciens criminels nazis supposés aux autorités allemandes ; il s'agissait du premier résultat de cette opération. Au cours du même mois, le directeur du Centre Simon Wiesenthal de Jérusalem, Efraim Zuroff, a pensé avoir localisé l'ancien médecin SS Aribert Heim qui se serait caché en Espagne depuis 20 ans.En réalité il vivait en Égypte depuis les années 1970 et est mort en 1992 d'un cancer.

Selon Efraim Zuroff, son organisation aurait permis de retrouver 3 000 criminels depuis 1977, « dont une quarantaine depuis 2003 »[1].


Le 15 juillet 2012, mis en contact avec le bureau du centre Simon-Wiesenthal en Israël, le quotidien britannique The Sun publie une information selon laquelle Laszlo Csatary — criminel nazi recherché en raison d'une accusation de complicité dans la mort de 15 700 juifs pendant la Seconde Guerre mondiale — aurait été retrouvé et identifié à Budapest en Hongrie[2],[3],[4]. Le 18 juillet 2012, la police hongroise confirme avoir procédé à son arrestation[5] ; il plaide « non coupable[5] ».

Polémiques [modifier]

Accusations d'antisémitisme envers Hugo Chávez [modifier]

Le Centre Simon-Wiesenthal est accusé d'avoir volontairement tronqué une phrase d'un discours d'Hugo Chavez en ajoutant des termes pour le faire apparaitre comme antisémite. Dans son discours celui-ci critiquait les personnes concentrant les richesses en les désignant comme "les descendants de ceux qui ont crucifié le Christ, les descendants de ceux-là même qui ont expulsé Bolivar d'ici et qui l'ont crucifié à sa manière à Santa Marta en Colombie." Le Centre a dénoncé un discours antisémite en disant que Chavez visait les juifs car il aurait utilisé le terme "du même peuple" ( "[les descendants] du même peuple qui a crucifié le christ" ) alors qu'il n'a jamais prononcé ce terme. Celui-ci s'est défendu de tout antisémitisme et les accusations du Centre Simon-Wiesenthal dans cette affaire ont été condamnées par de nombreuses organisations juives vénézueliennes et américaines.

Signes distinctifs en Iran [modifier]

En mai 2006, un article paru dans le journal canadien National Post, signé de l'Irano-Américain Amir Taheri, journaliste au Wall Street Journal, relate les signes distinctifs des minorités en Iran, rappelant l'Allemagne nazie. L'histoire est immédiatement reprise par le New York Post, le Jerusalem Post ainsi que le New York Sun sans aucune vérification[6].

Le centre Simon-Wiesenthal confirme que l'ordre a été passé, mais qu'il est toujours dans l'attente de l'approbation du Guide suprême iranien Ali Khamenei avant qu'il prenne effet. Le rabbin Marwin Hier du centre Simon-Wiesenthal commente cet article : « Cela rappelle l'Holocauste. L'Iran s'approche de plus en plus de l'idéologie des nazis. »

Cette information sera totalement démentie par la suite, notamment par le National Post lui-même[7].

Condamnation [modifier]

Le 8 mars 2007, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris avait condamné, en première instance, le directeur des relations internationales du Centre Simon Wiesenthal pour diffamation envers le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens. Le directeur a qualifié le Comité en novembre 2004 d'« association française qui finance le terrorisme et qui est proscrite aux États-Unis »[8]. Dans un communiqué, le Centre Simon Wiesenthal Europe a indiqué qu'il avait fait appel de cette décision[9],[10], décision annulée par l'arrêt de la cour d’appel de Paris, 11 e chambre, en date du 1er octobre 2008.

Le 23 juin 2009, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi contre cet arrêt du CBSP, en relaxant le directeur des relations internationales du Centre, estimant notamment que les propos incriminés ne dépassaient pas le cadre de la liberté d'expression[11][réf. insuffisante].

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

Liens externes [modifier]