Centrale nucléaire de Taishan

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21° 55′ 04″ N 112° 58′ 55″ E / 21.917778, 112.981944 ()

Le site du projet de la centrale nucléaire de Taishan est situé à Chixizhen sur la côte de la mer de Chine méridionale, à 50 km au sud de la ville de Taishan, à 60 km au sud-ouest de Hong Kong et à 150 km au sud de Canton, dans le Guangdong, la province la plus peuplée de la République populaire de Chine.

Projet[modifier | modifier le code]

Ce projet est né en novembre 2007. Initialement, le site devait accueillir six réacteurs nucléaires chinois de type CPR. En raison d'une offre particulièrement attractive de la compagnie française Areva, la Chine a finalement opté pour la construction de deux réacteurs nucléaires de type réacteur pressurisé européen (abrégé CEPR, qui signifie Chinese Evolutionary Power Reactor en Chine[1])[2].

Le projet est dirigé par Guangdong Taishan Nuclear Power Joint Venture Company Limited (TNPC), une joint venture qui est détenue à 70 % par China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC) et 30 % par Électricité de France (EDF). Le coût global du projet est d'environ 8 milliards d'euros. La CGNPC a conclu un contrat avec Areva pour produire le combustible nucléaire de ces réacteurs en Chine. En contrepartie, Areva obtient 35 % de la production d'Uramin[3].

Chantier[modifier | modifier le code]

Le creusement des fondations a démarré fin août 2008. Les deux réacteurs EPR, d'une puissance de 1600 MW chacun, sont en construction respectivement depuis octobre 2009 et avril 2010. La construction de chaque réacteur est prévue pour durer 52 mois[4] (environ 4,5 ans), nettement plus rapide et moins chère que les deux EPR en construction en Finlande à Olkiluoto et en France à Flamanville.

Le premier réacteur EPR de Taishan pourrait aussi être le premier réacteur EPR au monde à entrer en service; cette mise en service est actuellement prévue en 2014 [5],[6],[7].

Environnement[modifier | modifier le code]

À cause des travaux en cours, l’eau est devenue trouble et les dauphins blancs ont disparu de l'île de Dajin[8]. Selon l'étude d'impact d'Areva, « les travaux touchant la mer pourraient affecter la réserve protégée des dauphins blancs, et des mesures de réduction sont en cours d’étude », mais « les effluents radioactifs n’auraient pas d’impact remarquable sur les organismes de l’océan dans la mer environnante »[8].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le site se trouve au bord de l'eau sur un terrain sujet aux secousses sismiques auxquelles le réacteur EPR est conçu pour résister[9],[10].

Selon l'agence de presse américaine Bloomberg News, il existe des défaillances potentielles en termes de sécurité des chantiers et des installations[11]. Selon un responsable français de la sûreté nucléaire,  : « Il n’est pas toujours facile de savoir ce qui se passe sur le site de Taishan » - Stéphane Pailler, directeur des relations internationales à l’Autorité de sûreté nucléaire[12].

Le Président du think tank Hongkongais Professional Commons Albert Lai affirme que "Le fonctionnement de l'autorité de sûreté nucléaire chinoise est une totale boite noire."[13]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des réacteurs nucléaires.