Centella asiatica

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Centella asiatica est une espèce de plante herbacée annuelle de la famille des Apiaceae originaire d'Asie et d'Océanie. Elle est utilisée comme plante médicinale dans la médecine ayurvédique et la médecine traditionnelle chinoise. Elle était connue également sous le nom scientifique de Hydrocotyl asiatica L. et différents noms vernaculaires, Gotu kola, Antanan, Pegaga, et Brahmi (ce dernier nom étant utilisé pour différentes espèces dont Bacopa monnieri).

Description[modifier | modifier le code]

La plante est constituée de fines tiges vertes à roses formant des stolons.

Les feuilles vertes à texture douce sont reniformes et ont un pétiole de 20 cm.

Les petites fleurs (- de 3 mm) hermaphrodites sont roses et vertes, disposées en ombelles près de la surface du sol. Chaque fleur est partiellement contenue dans une bractée. Elle comporte 5 étamines et 2 styles.

La plante est mature en trois mois et on la récolte intégralement (y compris les racines).

Composition[modifier | modifier le code]

Recherches[modifier | modifier le code]

Cette plante a fait l'objet de très nombreuses études notamment à Madagascar dans le cadre de la lutte contre la lèpre par le Dr Ch. Grimes de la léproserie de Manankavely, sur la route de Tamatave et par Pierre Boiteau[1].

Les études cliniques débutent en 1937[2]. C'est le début d'une recherche qui s'achèvera en 1942 par l'identification de l'asiaticoside par Bontems[3] et la mise au point d'un médicament cicatrisant, le Madécassol avec Albert Rakoto Ratsimamanga. Les retombées financières permettront la création de l'IMRA (Institut malgache de recherches appliquées).

Utilisation[modifier | modifier le code]

Lorsqu'on mange ses feuilles crues en salade, le "pegaga" est censé avoir un effet réjuvénateur. Une décoction de feuilles permet de réduire l'hypertension.

En application externe, ses stéroides permettraient de soulager la lèpre, d'apaiser les démangeaisons, d'adoucir les brûlures et de cicatriser plus facilement. En 2001, une équipe de chercheurs britanniques a démontré qu'elle permettait de traiter les varices.

On lui connaît aussi des effets nootropiques. Comme avec ''Salvia divinorum'', la mastication de feuilles de Centella asiatica pendant de longues heures a des effets enthéogènes mais cette pratique est considérée comme dangereuse[réf. souhaitée]. (NOTE : aucune trace de ces prétendus effets enthéogènes n'est trouvée dans la littérature disponible, tant dans les études scientifiques que dans les descriptions d'usages traditionnels. Cette affirmation non vérifiée et inédite est à prendre avec d'extrêmes réserves.)

On dit aussi que Centella asiatica a des effets aphrodisiaques et antioxydants.

Au XVIIe siècle, le Gotu kola était consommé régulièrement en salade et en infusion par un Chinois nommé Li Ching-Yun réputé pour avoir vécu presque deux cents ans[4].

Une étude de 2010 montre que Centella asiatica serait également un anxiolytique prometteur[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ch. Grimes (1939). Le traitement de la lèpre par l'Hydrocotyle asiatica. Bulletin de la Société de pathologie exotique, XXXII (6) : 692.
  2. Ch. Grimes & P. Boiteau (1945). Rapport sur la thérapeutique de la lèpre. Huitième rapport annuel de la Société du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza, 1944.
  3. (Bontems J. E., 1942)
  4. "Times Magazine" du 15 mai 1933
  5. [Nepal Med Coll J. 2010 Mar;12(1):8-11. A clinical study on the management of generalized anxiety disorder with Centella asiatica. Jana U, Sur TK, Maity LN, Debnath PK, Bhattacharyya D. JB Roy State Ayurvedic Medical College and Hospital, Kolkata, India.]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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