Censure en République populaire de Chine

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Censure en République de Chine.

Cet article recense les différents types de censure en République populaire de Chine.

La censure est aujourd'hui importante dans ce pays.

Sommaire

[modifier] Histoire de la censure en Chine

[modifier] Censure des journalistes

En 2009, il est prévu d'établir une liste noire des journalistes indésirables. Ceux-ci se verront retirer leurs cartes de presse[1].

Depuis décembre 2005, trois des journaux les plus libres ont connu des purges au sein de leur direction tandis qu’une dizaine de journalistes et cyberdissidents ont été arrêtés par la police politique. Le Président Hu Jintao, également chef du Parti communiste et de l’armée, a personnellement exigé l’arrestation de Zhao Yan, collaborateur du New York Times, et Ching Cheong, journaliste d’investigation hongkongais. L'Association « Reporters sans frontières » signale qu'en 2004 Hu Jintao avait déclaré publiquement son admiration pour le modèle cubain de contrôle de la presse.

[modifier] La censure des films

Comme seulement 20 films importés ont une permission de projection chaque année en Chine, seule les superproductions ou les films largement connus sont énumérés.

[modifier] La censure des œuvres littéraires

Woeser, écrivain et poétesse tibétaine, épouse de Wang Lixiong, un auteur chinois spécialiste du Tibet a vu, selon le Tibet Information Network (TIN), son livre "Notes sur le Tibet" interdit par le gouvernement chinois en septembre 2003[6]. Selon Radio Free Asia, le 28 juillet 2006, ses deux blogs ont été fermés par ordre du gouvernement, apparemment en réponse aux billets dans lesquelles elle a exprimé ses souhaits lors de l'anniversaire du 14eDalaï Lama[7]. Selon Reporters sans frontières, les deux blogs de Woeser ont été fermés à la demande des autorités chinoises alors qu’une vague de censure dénoncée par RSF frappait l’Internet chinois[8]. Woeser y publiait des essais sur la culture tibétaine, ainsi que des articles de Wang Lixiong dont le forum a aussi été fermé[9].

[modifier] La censure d'Internet

Article détaillé : Censure d'Internet en Chine.

La Chine exerce un filtrage des sites web indésirables à l'aide d'un immense pare-feu surnommé le grand pare-feu de la Chine, par lequel toutes les connexions Internet passent. Le gouvernement chinois se sert de ce pare-feu pour bloquer des sites à contenu politique (manifestations pro-démocratie de la place Tiananmen en 1989, l'indépendance des Tibétains et sur le 14e Dalaï Lama, l'indépendance des Ouïghours, l'indépendance de Taïwan), des sites associatifs ou des blogues, mais aussi des sites pornographiques ou les sites à caractère subversif.

Le 15 décembre 2009, le gouvernement chinois a bloqué de nombreux forums sans prévenir, sous prétexte d’éradiquer des pollutions pornographiques, et oblige une nouvelle autorisation[10]. Comme annonce d’un forum bloqué: pour une coopération avec la politique d’éradication des pollutions pornographiques ramenée par le gouvernement, notre forum est actuellement fermé[11]. Une annonce d’un autre site : notre site cesse de servir, nous sommes entrain de chercher désespérément une nouvelle autorisation pour un nouveau système, notre équipe magnifie toujours le parti communiste chinois, et le respecte toujours[12].

[modifier] La censure de la musique

L'album Chinese Democracy du groupe Guns N' Roses est interdit en République populaire de Chine, selon certaines sources, en raison de la critique présumée dans sa chanson “Chinese Democracy” concernant le Gouvernement de la République populaire de Chine et d'une référence au Falun Gong[13]. Le gouvernement communiste a déclaré par l'intermédiaire d'un journal contrôlé par l'État que l'album rock « fait partie d'un stratagème de l’Occident pour dominer le monde en utilisant la démocratie comme subterfuge »[14],[15].

Un musicien tibétain a été arrêté fin 2009, et son album intitulé Torture without Trace est interdit[16]. En décembre 2009, cinq moines ont été arrêtés pour avoir distribué une vidéo jugée subversive exprimant une loyauté envers le Dalaï Lama et un sentiment d’impuissance après la mort de Tibétains après les manifestations à une large échelle au Tibet[17].

[modifier] La censure d'œuvres d’art

Des œuvres d’artistes ayant notamment traits à Mao Zedong sont parfois censurés par les autorités chinoises comme en mai 2008 quand une toile du peintre Huang Yan ne reçu pas l'autorisation d'être exportée en France,[18] ou en septembre 2008 à la Foire d'art contemporain de Shanghai[19].

Une œuvre de l'artiste chinois Zhang Hongtu résidant à New York et intitulé Bird's Nest, in the Style of Cubist représentant le stade national de Pékin aussi appelé le « Nid d'oiseau » et destiné à une exposition à l'ambassade d'Allemagne en Chine pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008 fut saisi par la douane chinoise en juillet 2008. Sur sa toile, le peintre avait figuré en caractères chinois « flamme olympique sacrée », « un monde, un rêve » (le slogan olympique), « famille, joie, bonheur », le chiffre arabe 8 de façon répété, et les mots en anglais de « Tibet » et « Human Right », l'expression a été qualifiée d'« inacceptable », la représentation du stade « pas assez bonne » et la couleur « trop sombre et atténuée » par les agents des douanes[20].

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

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