Cellulite (lipodystrophie)

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Coupe transversale de peau avec cellulite.

La cellulite ou lipodystrophie superficielle est une variante de la normale de la répartition du tissu adipeux (lipodystrophie), augmenté au niveau de la peau de certaines régions caractéristiques chez la femme. La réduction (et non "le traitement" comme s'il s'agissait d'une vraie maladie) de la cellulite est décevant et consiste essentiellement à prendre en charge le surpoids, parfois à intervenir chirurgicalement (dans certains cas de figures).

Description[modifier | modifier le code]

La cellulite est une variation physiologique de la répartition de la graisse, augmentée au niveau de l'hypoderme des cuisses, des fesses et des hanches[1]. La peau y a un aspect capitonné, parfois dit en « peau d'orange »[1].

Elle peut apparaître sur des femmes dont la masse graisseuse est inférieure à 20%. [réf. nécessaire]

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme cellulite apparaît pour la première fois dans un dictionnaire français (12e édition du Dictionnaire de médecine dirigé par Littré er Robin) en 1873 ; du latin cellula, cellule et du suffixe « ite » indiquant un état inflammatoire[2]. En 1923, une équipe de médecins français publie le premier Rapport sur la cellulite présenté à la Société de médecine de Paris[3].

En 1924, le docteur Louis Alquier, après avoir croisé ses recherches avec les méthodes de palper-rouler apprise des masseurs suédois, isole et invente la cellulite en tant que telle : il évoque « des grains de nodosité » perceptibles « sous la peau en la pinçant » chez des femmes « enveloppées » ou « la sensation dite de peau d’orange » obtenue en « plissant l’épiderme »[4]. La cellulite est alors vue comme une intoxication du corps et plusieurs causes sont évoquées : insuffisance hépatique, obésité, arthritisme, grippe, etc.[5]. Elle est par la suite considérée comme une maladie[réf. nécessaire] liée à la vague de lipophobie des années 1930 qui est concomittante avec la mode de vêtements raccourcis qui rend les formes féminines plus visibles. Le terme cellulite fait sa première apparition dans un magazine de mode, la revue Votre beauté, en février 1933 dans un article du Docteur Debec sur les exercices contre le corps pour lutter contre la sédentarité[3].

Depuis, la cellulite est devenue un marronnier des magazines de mode de la presse féminine, avec son cortège de suggestions de traitements[6],[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Cellulite au niveau d'une cuisse.

La cellulite peut s'expliquer par le fait que, chez la femme, la configuration du tissu hypodermique est différente de celle retrouvée chez l'homme[1]. Chez la femme, les lobules adipeux sont perpendiculaires à la surface cutanée et font protrusion dans le derme réticulaire, alors que chez l'homme, ces lobules ont une orientation oblique[1].

Une alimentation trop riche favorise le stockage des lipides dans des cellules graisseuses appelées adipocytes. L’augmentation de la taille de ces adipocytes ou l’infiltration excessive d’eau dans les tissus sont les causes d’une augmentation de l’épaisseur de l’hypoderme (situé sous l’épiderme, dans la partie profonde du derme) parfois illustrée par un changement du système adipeux appelé plus communément cellulite. Plus le surplus de lipides stocké sous forme de triglycérides est important, plus on observe un gonflement des adipocytes qui se remplissent de graisses (ils peuvent grossir jusqu’à 50 fois par rapport à leur volume initial[7][réf. insuffisante]).

Il faut savoir que les hormones féminines stimulent le stockage des graisses (réserve énergétique), particulièrement utiles en prévision de la grossesse et de l'allaitement[8],[9].

La propension à la cellulite est liée à différents facteurs isolés ou combinés :

Prise en charge[modifier | modifier le code]

Pour la cellulite, il n'existe pas de "traitement" d'efficacité permettant sa réduction ou sa disparition notable à long terme[10].

La plupart des produits ou solutions populaires sont inutiles ou dangereuses : crèmes amincissantes, massages, électrostimulations musculaires, mésothérapie, traitement par extraits thyroïdiens, diurétiques, anorexigènes[1]...

Toutefois, certaines prises en charge ont parfois révélée une utilité : la lutte contre la surcharge pondérale et la liposuccion ou liposculpture[1].

Pour lutter contre le surpoids, il est possible par exemple de :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Heid E. et Chartier C., « Lipomes cutanés, lipomatoses, lipodystrophies », Encyclopédie médico-chirurgicale dermatologie, Elsevier, 98-615-A-10, 2002, 9 p.
  2. a et b Lucile Quillet, « 10 choses que vous ne savez pas sur la cellulite »,‎ 28 juillet 2014 (consulté le 29 juillet 2014).
  3. a et b Rossella Ghigi, Le travail du corps, Editions L'Harmattan,‎ 2004 (lire en ligne), p. 57-63
  4. Louis Alquier, « La cellulite », in Sergent É., Ribadeau-Dumas L., Babonneix L. Traité de pathologie médicale et de thérapeutique appliquée, t. VI, Paris, Maloine, 1924
  5. Louis Alquier, La cellulite : perturbations vaso-motrices retractions tissulaires, Masson,‎ 1933, 236 p. (lire en ligne)
  6. Patrick Liegibel, « Il était une fois la cellulite : des capitons et des femmes », émission Au fil de l'histoire sur France Inter, 3 octobre 2012.
  7. http://www.maigrirdescuisses.fr/Comment-Maigrir-Des-Cuisses/Cellulite.html
  8. http://www.ponroy.com/ml/images/content/conseils_sante/pdf_conseils_sante/la_cellulite_et_la_peau_dorange.pdf
  9. http://www.xn--medicinaesttica-lnb.net/french/f4_celulite.htm
  10. Wanner M, Avram M., « An evidence-based assessment of treatments for cellulite », Journal of drugs in dermatology, 7(4):341-5, 2008 (lien Pubmed)