Cellule photovoltaïque

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cellule photovoltaïque 4 pouces en silicium polycristallin.

Une cellule photovoltaïque est un composant électronique qui, exposé à la lumière (photons), produit de l’électricité grâce à l’effet photovoltaïque qui est à l’origine du phénomène. Le courant obtenu est proportionnel à la puissance lumineuse incidente. La cellule photovoltaïque délivre une tension continue.

Les cellules photovoltaïques les plus répandues sont constituées de semi-conducteurs, principalement à base de silicium (Si) et plus rarement d’autres semi-conducteurs : séléniure de cuivre et séléniure d'indium (CuIn(Se)2 ou CuInGa(Se)2), tellurure de cadmium (CdTe), etc. Elles se présentent généralement sous la forme de fines plaques d’une dizaine de centimètres de côté, Les cellules sont souvent réunies dans des modules solaires photovoltaïques ou panneaux solaires, en fonction de la puissance recherchée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Photovoltaics cell production.svg

Le principe de l'effet photoélectrique (transformation directe d'énergie portée par la lumière en électricité) a été appliqué dès 1839 par Antoine Becquerel et son fils Edmond Becquerel qui a noté qu'une chaîne d'éléments conducteurs d'électricité donnait naissance à un courant électrique spontané quand elle était éclairée.

Plus tard, le sélénium puis le silicium (qui a finalement pour des raisons de coût supplanté le cadmium-tellure ou le cadmium-indium-sélénium également testés) se sont montrés aptes à la production des premières cellules photovoltaïques (posemètres pour la photographie dès 1914, puis 40 ans plus tard (en 1954) pour une production électrique[1]). La recherche porte également aujourd’hui sur des polymères et matériaux organiques (éventuellement souples) susceptibles de remplacer le silicium.

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Articles connexes : photodiode et effet photovoltaïque.

Dans un semi-conducteur exposé à la lumière, un photon d'énergie suffisante arrache un électron, créant au passage un « trou ». Normalement, l'électron trouve rapidement un trou pour se replacer, et l'énergie apportée par le photon est ainsi dissipée. Le principe d'une cellule photovoltaïque est de forcer les électrons et les trous à se diriger chacun vers une face opposée du matériau au lieu de se recombiner simplement en son sein : ainsi, il apparaîtra une différence de potentiel et donc une tension entre les deux faces, comme dans une pile.

L'une des solutions, couramment utilisée, pour extraire sélectivement les électrons et les trous utilise un champ électrique au moyen d'une jonction PN, entre deux couches dopées respectivement P et N :

Structure d'une cellule photovoltaïque
  • La couche supérieure de la cellule est composée d'un semi-conducteur dopé N[2]. Dans cette couche, il existe une quantité d'électrons libres supérieure à celle du matériau intrinsèque (i.e. non dopé), d'où l'appellation de dopage N, comme négatif (charge de l'électron). Le matériau reste électriquement neutre  : c'est le réseau cristallin qui supporte globalement une charge négative.
  • La couche inférieure de la cellule est composée d'un semi-conducteur dopé P[3]. Cette couche possédera donc en moyenne une quantité d'électrons libres inférieure à celle du matériau intrinsèque (i.e. non dopé), les électrons sont liés au réseau cristallin qui, en conséquence, est chargé positivement. La conduction électrique est assurée par des trous, positifs (P).

Au moment de la création de la jonction P-N, les électrons libres de la région N rentrent dans la couche P et vont se recombiner avec les trous de la région P. Il existera ainsi, pendant toute la vie de la jonction, une charge positive de la région N au bord de la jonction (parce que les électrons en sont partis) et une charge négative dans la région P au bord de la jonction (parce que les trous en ont disparu) ; l'ensemble forme la Zone de Charge d'Espace (ZCE) et il existe un champ électrique entre les deux, de N vers P. Ce champ électrique fait de la ZCE une diode, qui ne permet le passage du courant que dans un sens : les électrons peuvent passer de la région P vers la région N, mais pas en sens inverse ; inversement les trous ne passent que de N vers P.

En fonctionnement, quand un photon arrache un électron à la matrice, créant un électron libre et un trou, sous l'effet de ce champ électrique ils partent chacun à l'opposé : les électrons s'accumulent dans la région N (qui devient le pôle négatif), tandis que les trous s'accumulent dans la couche dopée P (qui devient le pôle positif). Ce phénomène est plus efficace dans la ZCE, où il n'y a pratiquement plus de porteurs de charges (électrons ou trous) puisqu'ils se sont annihilés, ou à proximité immédiate de la ZCE : lorsqu'un photon y crée une paire électron-trou, ils se séparent et ont peu de chance de rencontrer leur opposé, alors que si la création a lieu plus loin de la jonction, l'électron (resp. le trou) nouveau conserve une grande chance de se recombiner avant d'atteindre la zone N (resp. la zone P). Mais la ZCE est très mince, aussi n'est-il pas utile de donner une grande épaisseur à la cellule[4].

D'un point de vue électrique, une cellule photovoltaïque est l'équivalent d'un générateur de courant auquel on a adjoint une diode. Il faut ajouter des contacts électriques (qui laissent passer la lumière en face éclairée : en pratique, on utilise un contact par une grille), une couche antireflet pour assurer une bonne absorption des photons, etc.

Pour que la cellule fonctionne, et produise le maximum de courant, on ajuste le gap du semi-conducteur au niveau d'énergie des photons. On peut éventuellement empiler les jonctions, de façon à exploiter au mieux le spectre d'énergie des photons, ce qui donne les cellules multi-jonctions.

Technique de fabrication[modifier | modifier le code]

Le silicium est actuellement le matériau le plus utilisé pour fabriquer les cellules photovoltaïques. On l'obtient par réduction à partir de silice, composé le plus abondant dans la croûte terrestre et notamment dans le sable ou le quartz. La première étape est la production de silicium dit métallurgique, pur à 98 % seulement, obtenu à partir de morceaux de quartz provenant de galets ou d'un gisement filonien (la technique de production industrielle ne permet pas de partir du sable). Le silicium de qualité photovoltaïque doit être purifié jusqu'à plus de 99,999 %, ce qui s'obtient en transformant le silicium en un composé chimique qui sera distillé puis retransformé en silicium. Le silicium est produit sous forme de barres nommées « lingots » de section ronde ou carrée. Ces lingots sont ensuite sciés en fines plaques mises au carré (si nécessaire) de 200 micromètres d'épaisseur qui sont appelées « wafers ». Après un traitement pour enrichir en éléments dopants (P, As, Sb ou B) et ainsi obtenir du silicium semi-conducteur de type P ou N, les wafers sont « métallisés » : des rubans de métal sont incrustés en surface et reliés à des contacts électriques. Une fois métallisés les wafers sont devenus des cellules photovoltaïques.

La production des cellules photovoltaïques nécessite de l'énergie, et on estime qu'un module photovoltaïque doit fonctionner environ deux à trois ans[5] suivant sa technique de fabrication pour produire l'énergie qui a été nécessaire à sa fabrication (retour énergétique du module).

Les techniques de fabrication et les caractéristiques des principaux types de cellules sont décrits dans les trois paragraphes suivants. Il existe d'autres types de cellules actuellement à l'étude, mais leur utilisation est minoritaire (part de marché record de 16 % en 2009[6]).

Les matériaux et procédés de fabrication font l'objet de programmes de recherches ambitieux pour réduire les coûts de possession et de recyclage des cellules photovoltaïques. Les techniques couches minces sur substrats banalisés semblent recueillir les suffrages de l'industrie naissante. En 2006 et 2007, la croissance de la production mondiale de panneaux solaires a été freinée par manque de silicium, et les prix des cellules n'ont pas baissé autant qu'espéré. L'industrie cherche à faire baisser la quantité de silicium utilisé. Les cellules monocristallines sont passées de 300 microns d'épaisseur à 200 et on pense maintenant atteindre rapidement les 180 puis 150 microns, diminuant la quantité de silicium et d'énergie nécessaire, mais aussi les prix.

Cellule photovoltaïque en silicium amorphe[modifier | modifier le code]

Les cellules photovoltaïques en silicium amorphe sont fabriquées par dépôts sous vide, à partir de plusieurs gaz, une des techniques les plus utilisées étant la PECVD. La cellule est gris très foncé. C'est la cellule des calculatrices et des montres dites « solaires ».

  • Avantages :
    • fonctionne avec un éclairement faible ou diffus (même par temps couvert, y compris sous éclairage artificiel de 20 à 3000 lux),
    • un peu moins chère que les autres techniques,
    • intégration sur supports souples ou rigides.
  • Inconvénients :
    • rendement faible en plein soleil, de 5 % à 7 %[7],
    • nécessité de couvrir des surfaces plus importantes que lors de l’utilisation de silicium cristallin (ratio Wc/m² plus faible, environ 60 Wc/m2)[8],
    • performances qui diminuent avec le temps dans les premiers temps d'exposition à la lumière naturelle (3-6 mois), pour se stabiliser ensuite (-10 à 20 % selon la structure de la jonction).[réf. nécessaire]

Cellule photovoltaïque en silicium monocristallin[modifier | modifier le code]

Une cellule photovoltaïque à base de silicium monocristallin

Lors du refroidissement, le silicium fondu se solidifie en ne formant qu'un seul cristal de grande dimension. On découpe ensuite le cristal en fines tranches qui donneront les cellules. Ces cellules sont en général d'un bleu uniforme.

  • Avantages :
    • bon rendement, de 14 % à 16 % (~150 Wc/m2)[8],[7] ;
    • nombre de fabricants élevé.
  • Inconvénients :
    • coût élevé ;
    • rendement plus faible sous un faible éclairement ou un éclairement diffus[9] ;
    • baisse du rendement quand la température augmente.

Cellule photovoltaïque en silicium polycristallin[modifier | modifier le code]

Une cellule photovoltaïque à base de silicium multicristallin

Pendant le refroidissement du silicium dans une lingotière, il se forme plusieurs cristaux. La cellule photovoltaïque est d'aspect bleuté, mais pas uniforme, on distingue des motifs créés par les différents cristaux.

  • Avantages :
    • cellule carrée (à coins arrondis dans le cas du Si monocristallin) permettant un meilleur foisonnement dans un module,
    • bon rendement de conversion, environ 100 Wc/m2 (voire plus)[8], mais cependant un peu moins bon que pour le monocristallin,
    • rendement de 9 à 11 %
    • lingot moins cher à produire que le monocristallin.
  • Inconvénient :
    • rendement faible sous un faible éclairement ou soleil diffus

Polycristallin ou multicristallin ? On parlera ici de silicium multicristallin (réf. IEC TS 61836, vocabulaire international photovoltaïque). Le terme polycristallin est utilisé pour les couches déposées sur un substrat (petits grains).

Cellule photovoltaïque tandem[modifier | modifier le code]

Empilement monolithique de deux cellules simples. En combinant deux cellules (couche mince de silicium amorphe sur silicium cristallin par exemple) absorbant dans des domaines spectraux connexes, on améliore le rendement théorique par rapport à des cellules simples distinctes, qu'elles soient amorphes, cristallines ou microcristallines.

  • Avantage :
    • sensibilité élevée sur une large plage de longueur d'onde. Excellent rendement.
  • Inconvénient :
    • coût élevé dû à la superposition de deux cellules.

Cellule photovoltaïque organique[modifier | modifier le code]

Cellule photovoltaïque multi-jonction[modifier | modifier le code]

Des cellules ayant une grande efficacité ont été développées pour des applications spatiales. Les cellules multi-jonctions sont constituées de plusieurs couches minces qui utilisent l'épitaxie par jet moléculaire.

Une cellule triple jonction, par exemple, est constituée des semi-conducteurs GaAs, Ge et GaInP2. Chaque type de semi-conducteur est caractérisé par une longueur d'onde maximale au-delà de laquelle il est incapable de convertir le photon en énergie électrique (cf. bande interdite). D'un autre côté, en deçà de cette longueur d'onde, le surplus d'énergie véhiculé par le photon est perdu. D'où l’intérêt de choisir des matériaux avec des longueurs aussi proches les unes des autres que possible (en multipliant leur nombre d'autant) de manière à ce qu'une majorité du spectre solaire soit absorbé, ce qui génère un maximum d'électricité à partir du flux solaire. Le coût de ces cellules est de l'ordre de USD 40 $/cm2.

Cellule photovoltaïque CIGS[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cellule CIGS.

La technique consiste à déposer un matériau semi-conducteur à base de cuivre, d'indium, de gallium et sélénium sur un support.

Une inquiétude cependant : les ressources en matières premières. Ces nouvelles techniques utilisent des métaux rares comme l'indium dont la production mondiale est de 25 tonnes par an et le prix d'avril 2007 de 1 000 dollars le kg ; le tellure dont la production mondiale est de 250 tonnes par an ; le gallium d'une production de 55 tonnes par an ; le germanium d'une production de 90 tonnes l'an. Bien que les quantités de ces matières premières nécessaires à la fabrication des cellules solaires soient infinitésimales, un développement massif mondial des panneaux solaires photovoltaïques en couches minces sans silicium ne manquerait pas de se heurter à cette disponibilité physique limitée.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Exemple d'utilisation
Article détaillé : Module solaire photovoltaïque.

Les cellules photovoltaïques sont parfois utilisées seules (éclairage de jardin, calculatrice, ...) ou bien regroupées sur des panneaux solaires photovoltaïques.

Elles sont très utilisées en remplacement des piles (dont l'énergie est de loin la plus chère pour l'utilisateur ; même pour le fabricant, un compartiment pile et la pile éventuellement fournie peuvent coûter plus cher qu'une cellule), pourvu que le dispositif ne réclame pas trop d'énergie par rapport à la surface qu'on peut accorder au générateur photovoltaïque, et qu'il y ait assez de lumière pendant l'usage : les cellules ont envahi calculettes, montres, gadgets, etc.

Il est possible d'augmenter leur plage d'utilisation avec un stockage (condensateur ou une batterie). Lorsqu'elles sont utilisées avec un dispositif de stockage d'énergie, il est indispensable de placer une diode en série pour éviter la décharge du système pendant la nuit.

Elles sont utilisées pour produire de l'électricité pour de nombreuses applications (satellites, parcmètres, avion solaire, bateau solaire[10]...), ainsi que pour alimenter des habitations ou un réseau public de distribution dans le cas des centrales solaires photovoltaïque.

Une installation photovoltaïque est avant tout une installation électrique obéissant à des normes strictes qui en France sont éditées par l'UTE[11]. On citera la norme C15712-1 pour les installations raccordées au réseau et la C15712-2 en cours de rédaction pour les installations des sites isolés (avec stockage d'énergie par batterie). Par ailleurs la C15-100 reste valable et applicable en particulier sur la partie AC[12]. La particularité d'une installation PV réside dans l'existence de courants continu et alternatif et de sources de danger pouvant venir de plusieurs endroits. À ce titre, une vigilance accrue est conseillée en maintenance ou lors d'un sinistre provoquant l'intervention des services d'urgence.

Prospective, recherche et développement[modifier | modifier le code]

La technique n'a pas atteint la maturité et de nombreuses pistes de recherches sont explorées ; il s'agit d'abord de faire baisser le prix de revient de l'électricité produite, mais aussi d'obtenir des progrès en matière de rusticité, de souplesse d'usage, de facilité d'intégration dans des objets, de durée de vie, etc. Des accroissements du rendement de leurs cellules sont périodiquement annoncés par toutes les sociétés de fabrication, par exemple :

  • une alternative au sciage a été développée par « Evergreen Solar ». il est remplacée par le dépôt de silicium encore liquide sur un film où il se cristallise directement à l'épaisseur du « wafer »
  • Des cellules CGIS seront produites industriellement et en continu par « NanoSolar » via une technique d'imprimerie. Coût espéré : 1 $/W en 2010.
  • La taille des wafers croit régulièrement, ce qui diminue le nombre de manipulations
  • On cherche à mieux valoriser toutes les longueurs d'onde du spectre solaire (dont l'infra-rouge, ce qui ouvrirait des perspectives très intéressantes  : transformation directe de la lumière d'une flamme en électricité, rafraîchissement).
  • Des « concentrateurs » (déjà utilisés sur les satellites) sont testés sur terre pour produire des cellules photovoltaïques à concentration (HCPV), associées à des « trackers » plus performants qui permettrait en outre d'alléger les systèmes en divisant le poids de béton par 10 et la quantité de métal par deux [13]. Via des miroirs et des lentilles incorporées dans le panneau, ils focalisent le rayonnement sur l'élément essentiel et coûteux qu'est la cellule photovoltaïque et ses semi-conducteurs. Fin 2007, Sharp a annoncé disposer d'un système concentrant jusqu'à 1100 fois le rayonnement solaire (contre 700 fois pour le précédent record en 2005); début 2008, Sunergi a atteint 1600 fois. La concentration permet de diminuer la proportion du panneau consacré à la production de l'électricité, et donc leur coût. De plus ces nouveaux matériaux (les III-V notamment) supportent très bien l'échauffement important dû à la concentration du flux solaire[14].
  • Des siliciums amorphe et cristallin pourraient peut-être être associés par « hétérojonction » dans une même cellule photovoltaïque à plus de 20 % de rendement (Projet de 2 ans, annoncé début 2008, par le Laboratoire d'innovation pour les technologies des énergies nouvelles et des nanomatériaux du CEA-Liten avec le coréen JUSUNG (équipementier pour fabricants de semi-conducteurs), avec l'INES (Savoie) où le CEA-Liten a concentré ses activités concernant l'énergie solaire).
  • D'autres semi-conducteurs (sélénium; association Cuivre-Indium-Sélénium (CIS) en couche mince) sont étudiés. En France l'institut de recherche et développement sur l'énergie photovoltaïque (IRDEP [15]) s'intéresse au CIS au rendement modeste de 12 %, mais à faible coût de fabrication. En 2009, selon ENF, il existe 25 entreprises produisant ce type de panneau solaire, Würth Solar est le principal vendeur avec 15 MWc vendus en 2007[16]. Showa Shell doit mettre en service en septembre 2010 une centrale photovoltaïque de 1MW en modules « CIS », sur son terminal pétrolier de la Préfecture de Niigata[17].
  • L'usage de matériaux composés de boîtes quantiques permettra d'atteindre 65 % dans le futur (avec un maximum théorique de 87 %)[18], [19], [20], [21], [22], [23], [24]. Les dispositifs à multijonctions GaAs sont les cellules les plus efficaces. Spectrolab a obtenu 40,7 % d'efficacité (déc. 2006), un consortium (dirigé par des chercheurs de l'université du Delaware) a obtenu un rendement de 42,8 %[25] (septembre. 2007).
  • Des cellules polymères photovoltaïques peuvent être faites avec des composés organiques (matières plastiques), pour réaliser des panneaux souples et légers, des tuiles, voiles ou tissus photovoltaïques, espère-t-on à faible coût de fabrication. Pour l'instant leurs rendements sont faibles (5 % maximum), ainsi peut-être que leur durée de vie, et de nombreux problèmes techniques restent à résoudre.
    Début 2008, le groupe japonais Fujikura a annoncé[26] avoir testé (1000 heures à 85 °C et une hygrométrie de 85 %) une cellule photovoltaïque organique de type Grätzel non seulement plus résistante, mais au rendement amélioré de 50 à 70 % grâce à une surface dépolie qui diffuse aléatoirement la lumière réfléchie à l'intérieur de la cellule où elle libère à nouveau des charges électriques en activant d'autres pigments photosensibles.
  • Des panneaux solaires transformant les infrarouges en électricité (cellules thermophotovoltaïques) ont été mis au point par le Boston College de Chestnut Hill (Massachusetts). Une production électrique devient théoriquement possible à partir de toute source de chaleur, même de nuit[27]. Pour l'instant, seule une partie de la lumière visible, principalement les rayonnements verts et les bleus, est transformée en électricité et le rayonnement infrarouge n'est utilisé que par les panneaux thermiques pour chauffer de l’eau.
  • Des cellules transparentes ? Des modélisations de l'Institut allemand Fraunhofer de mécanique des matériaux (IWM ; projet « METCO »[28] laissent croire à une possible production industrielle de cellules transparentes bi-couches. Les semi-conducteurs de type P (couche à lacunes électroniques) transparent semblent les plus difficiles à produire (le phosphore pourrait être un dopant-P de l'oxyde de zinc, mais l'azote serait plus prometteur[29]).
  • En 2011, un doctorant australien, Brandon MacDonald, a réussi à créer des cellules solaires si petites qu’elles peuvent être placées en suspension dans un liquide comme de l’encre[30]. Cette technologie permettrait d'intégrer totalement les ‘cellules de panneau solaire’ à la construction d’un bâtiment. La technologie permettrait aussi une fabrication de panneau solaire utilisant à peine 1 % des matériaux habituellement nécessaires.
  • Enfin, la pénurie de silicium ou de produits dopant (Le prix de l'indium a décuplé de 2002 à 2009, suite à sa raréfaction) accroît encore l'incitation à l'innovation sur un marché en forte croissance qui s'annonce colossal, surtout si on parvient à baisser le prix de revient de l'électricité produite et à le rapprocher de celui des combustibles fossiles.

Feuille de route du photovoltaïque[modifier | modifier le code]

Voici quelques objectifs que l'industrie japonaise s'est donnés :

Thème Cible 2010 Cible 2020 Cible 2030
Coût de production 100 yen/watt 75 yen/watt <50 yen/watt
Durée de vie - +30 ans -
Consommation de matière première - - 1 g/watt
Coût du convertisseur - - 15 000 yen/kW
Coût de la batterie - 10 yen/Wh -
Efficacité cellule cristalline 20 % 25 % 25 %
Efficacité cellule couche mince 15 % 18 % 20 %
Efficacité cellule CIS 19 % 25 % 25 %
Efficacité cellule III-V 40 % 45 % 50 %
Efficacité cellule "Dye Sensitized" 10 % 15 % 18 %

Source Nedo (Japon), 102.94 yen = 1 €, novembre 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Ngô ; L'Énergie, ressources, technologies et environnement, Dunod CEA, 2002
  2. une petite proportion des atomes du matériau considéré est remplacée par un élément de valence supérieure dans la classification périodique, c’est-à-dire qui possède plus d'électrons sur sa couche de valence. Par exemple, le silicium possède quatre électrons sur sa couche de valence : on peut donc utiliser des éléments de la colonne 15, par exemple le Phosphore.
  3. par un élément de valence inférieure au silicium. Il peut s'agir de Bore (B) ou d'un autre élément de la colonne 13.
  4. On peut, en revanche, lui donner une forme ondulée, comme sur l'exemple : le volume actif est augmenté
  5. IEA - Compared assessment of selected environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD cities[PDF]
  6. (en) « NPD Solarbuzz predicts hard times for thin-film PV », sur photon-international.com,‎ août 2013
  7. a et b INES Education - Solaire photovoltaïque
  8. a, b et c [PDF] Rendement suivant les matériaux d'après ADEME
  9. Le Silicium Monocristallin energissimo.fr, consulté en octobre 2013
  10. Turanor Planesolar accoste à Paris
  11. Commission nationale de normalisation électrotechnique Union Technique de l’Électricité
  12. Normes C15, commission U15C, UTE.
  13. cleantechrepublic (2014) HeliosLite, la start-up franco-américaine qui veut « tracker » les photons
  14. Source : Nikkei Net (2007 12 06) (en), Bulletin de l'ambassade de France
  15. Institut associant EDF, CNRS et École nationale supérieure de chimie de Paris (ENSCP)
  16. (fr) Famille CIS - Couche mince(En production)
  17. « Showa Shell construit une centrale solaire photovoltaïque CIS », sur bulletins-electroniques.com,‎ 4 décembre 2009
  18. « 45 % de rendement en 2010 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  19. « Doubler le rendement des cellules photovoltaïques », sur enerzine.com,‎ 2 février 2007
  20. (en) Hank Green, « Silicon Nano Crystals Could Triple Solar Efficiency », sur ecogeek.org,‎ 16 août 2007
  21. (en) Randall Parker, « Quantum Dots May Boost Photovoltaic Efficiency To 65% », sur futurepundit.com,‎ 24 mai 2005
  22. (en) Yyonne Carts-Powell, « Research targets more-efficient photovoltaics », sur laserfocusworld.com,‎ 6 août 2006
  23. « Le photovoltaïque à l'université de Neuchâtel » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  24. (en) Tannith Cattermole, « Harnessing 'hot' electrons could double efficiency of solar cells », sur gizmag.com,‎ 11 juillet 2010
  25. Green Car Congress: UD-Led Team Sets Solar Cell Efficiency Record of 42.8%; Joins DuPont on $100M Project
  26. Nikkei Net - 04/02/2008
  27. (fr) L’énergie de demain sera-t-elle tirée de l'infrarouge ? sur futurascience.
  28. Faisabilité et évaluation de systèmes de couches minces transparents et conducteurs d'électricité avec des couches de semi-conducteurs oxydantes (Machbarkeit und Evaluierung transparenter und elektrisch leitfähiger Dünnfilmsysteme mit oxidischen Halbleiterschichten)
  29. Source BE Allemagne numéro 441 ; Ambassade de France en Allemagne ; ADIT (17/06/2009), citant un - 06/2009 Communiqué de presse Fraunhofer (en)
  30. Article sur les travaux de Brandon MacDonal