Cellule Grätzel

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Cellules à pigment photosensible, ou cellules Grätzel Cellules à pigment photosensible, ou cellules Grätzel
Cellules à pigment photosensible, ou cellules Grätzel
Complexe ruthénium-terpyridine comme pigment photosensible.

Également appelées cellules à pigment photosensible (souvent désignées de leurs noms en anglais : dye-sensitized solar cell, DSSc, DSC voire DYSC), les cellules Grätzel ont été nommées ainsi en référence à leur concepteur, Michael Grätzel, de l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

Principe de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Il s’agit d’un système photoélectrochimique, inspiré de la photosynthèse végétale, constitué d’un électrolyte donneur d’électron (analogue à l’eau dans la photosynthèse) sous l’effet d’un pigment excité par le rayonnement solaire (analogue à un pigment photosynthétique tel que la chlorophylle). La force électromotrice de ce système vient de la rapidité avec laquelle l’électrolyte compense l’électron perdu par le pigment excité avant que ce dernier ne se recombine : le pigment photosensible est imprégné dans un matériau semiconducteur fixé à la paroi transparente et conductrice située face au soleil, de sorte que l’électron libéré par le pigment diffuse jusqu’à la paroi conductrice à travers le matériau semiconducteur pour venir s’accumuler dans la paroi supérieure de la cellule et générer une différence de potentiel avec la paroi inférieure.

Type de cellule réalisé à l'EPFL par Grätzel et O’Regan.
Fonctionnement d'une cellule Grätzel.

Ces dispositifs sont prometteurs car ils font intervenir des matériaux bon marché mis en œuvre avec des technologies relativement simples. La première cellule à pigment photosensible démontrée à l’EPFL en 1991 par M. Grätzel et B. O’Regan utilisait :

  • une paroi supérieure en oxyde d'étain dopé au fluor SnO2•F, qui est un matériau à la fois transparent et conducteur d’électricité ;
  • sur la face intérieure de cette paroi, de l’oxyde de titane TiO2 pulvérulent semiconducteur dont la surface était imprégnée de polypyridine au ruthénium[1] comme pigment photosensible ;
  • un électrolyte iodure/triiodure (I/I3) baignant l’ensemble en assurant la conduction avec la paroi inférieure de la cellule, qui fermait le circuit ;
  • elles pourraient être améliorées par des technologies Plasmoniques [2].

Ces cellules ont atteint en laboratoire[3] des rendements de 11 % mais sont produites commercialement avec des rendements de 3 à 5 %, pour un coût d’environ 2 400 €/kWc[4].

Les cellules Grätzel peuvent produire de l'énergie même sans ensoleillement direct[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’analogie avec la photosynthèse est très étroite, car la chlorophylle est structurellement semblable à quatre unités pyridine autour d’un atome de magnésium ; dans le pigment de Grätzel, le magnésium est remplacé par le ruthénium.
  2. Electro IQ EU partners eye metallic nanostructures for solar cells  ; PV World 01 April 2010, 2010/03.30
  3. Sharp, 2006
  4. Données 2008
  5. « Les 10 révolutions qui vont changer notre vie », Le Figaro Magazine, 8 février 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]