Cellettes (Loir-et-Cher)

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Cellettes
Le château de Beauregard.
Le château de Beauregard.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Blois
Canton Blois-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Blois
Maire
Mandat
Michel Contour
2014-2020
Code postal 41120
Code commune 41031
Démographie
Gentilé Cellettois
Population
municipale
2 373 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 45″ N 1° 22′ 53″ E / 47.5291666667, 1.3813888888947° 31′ 45″ Nord 1° 22′ 53″ Est / 47.5291666667, 1.38138888889  
Altitude Min. 68 m – Max. 107 m
Superficie 20,96 km2
Localisation

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Cellettes

Cellettes est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre. Ses habitants sont les Cellettois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Cellettes est situé au sud du Blaisois, près de la forêt de Russy, sur le Beuvron.

Cellettes sur la carte de Cassini en 1753

Histoire[modifier | modifier le code]

En Sologne, la pénétration humaine, lentement amorcée depuis le premier âge de fer le long des principaux cours d’eau, s’est accentuée par l’arrivée des Carnutes. Ainsi Beuvron, la rivière des bièvres (castors) est un nom gaulois.

Le site de Cellettes entouré de bois a pu se trouver à l’écart de la pénétration romaine, comme plus tard de l’arrivée des Normands, qui, l’une et l’autre, se sont faites par les vallées de la Loire et du Cher.

Le nom de Cellettes vient de « cella », la cellule de l’ermite. Ses noms précédents sont "Cella Sancti Mundrici" et "La Celle-Saint-Mondry".

En effet, dès le VIe siècle, un ermite, Saint Mondry (Mundericus ou Mondéric), se serait installé sur les bords du Beuvron. Des historiens contestent cette existence car certains faits et gestes, attribués aux ermites de cette époque, ont été rédigés à une date incertaine ou très postérieurement aux événements.

Dans le sanctoral des RP Bénédictins, éditions Letouzey & Ané 1936, on trouve que « Mondry (Mundericus) d'Arisitum aurait été le titulaire d'un évêché fondé vers 570 en Austrasie. Mondry lui-même aurait fondé à Cellettes, diocèse de Blois, une église et un village en mémoire de sa cellule primitive ».

Dans la forêt de Russy, on peut encore voir la trace d'une voie romaine (pont romain).

Au Moyen Âge, des moulins à blé ont été construits sur le Beuvron et l'existence de vignobles est attestée aux alentours de Cellettes.

En 1790, Cellettes était un chef-lieu de canton. Elle a été rattachée au canton de Blois-Ouest en 1801.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[1], dont Cellettes[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[4].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cellettes (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries de Cellettes se blasonnent ainsi :

De sinople à la celle (ou cellule de moine) sommée d'une croisette d'or, adextrée d'un cep de vigne pampré du même et fruité de sable, le tout posé sur une terrasse aussi d'or chargée d'une burèle ondée du champ ; au chef aussi d'or chargé d'un castor au naturel, accosté de deux glands du champ.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Michel Contour PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 373 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 027 1 050 1 089 1 032 980 1 086 1 194 1 240 1 260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 212 1 119 1 129 1 121 1 148 1 125 1 078 1 076 1 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 144 1 066 1 039 893 912 888 872 954 910
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
938 1 004 1 200 1 709 1 922 2 138 2 186 2 209 2 295
2011 - - - - - - - -
2 373 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution démographique (Nombre de feux)
1250 1665 1709 1713 1720 1725 1726 1735 1741 1768 1774 1786 1787 1788 1789
Feux 220 238 228 228 228 190 193 249 215 192 175 172 170 168 166
Gabellants 610 610 540 435 426 423
Anciens comptages en nombre de feux "taillables", les gabellants sont les habitants de plus de huit ans

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 12,5 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 26,1 %, plus de 60 ans = 22,7 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 10,5 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 26 %).
Pyramide des âges à Cellettes en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,3 
6,4 
75 à 89 ans
8,2 
16,0 
60 à 74 ans
17,5 
26,1 
45 à 59 ans
24,9 
19,6 
30 à 44 ans
21,4 
12,5 
15 à 29 ans
10,5 
19,2 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

81 odonymes recensés à Cellettes (Loir-et-Cher)
au 2 février 2014
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Pont Route Rue Sentier Venelle Autres Total
4 [N 1] 0 0 3 [N 2] 1 [N 3] 7 0 0 3 [N 4] 0 3 [N 5] 33 0 0 27 [N 6] 81
Notes « N »
  1. Allée de l'Archerie, Allée des Étangs, Allée du Chêne et Allée Verte.
  2. Chemin de Charlemagne, Chemin de la Fontaine et Chemin de Maison Vert.
  3. Clos des Meuniers
  4. Place Saint Mondry, Place du 8-Mai-1945 et Place du 11-Novembre.
  5. Route d'Aulnières, Route de la Bruyère et Route de Seur.
  6. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

Église Saint-Mondry[modifier | modifier le code]

Cette église est placée sous le patronage de Saint Mondry.

On ne connaît pas les plans de l’église primitive qui existait probablement dès le XIe siècle. Par une bulle du pape Lucius II datée du 15 avril 1144, on sait qu’elle dépendait de l’abbaye de Pontlevoy qui nommait son curé et ce jusqu’à la création du diocèse de Blois le 1er juillet 1697.

L’église actuelle remonte au XIIIe siècle et comprenait à l’origine une nef centrale, le chœur et le transept. Au XVIe siècle on lui adjoint deux bas côtés au nord et au sud et au XIXe siècle, sous la direction de l’architecte Jules de la Morandière, la grande nef est prolongée d’une tribune et d’un porche flanqué de chaque côté d’un petit escalier de pierre permettant d’accéder à la tribune et au clocher.

La voûte de la nef est une charpente en forme de coque de navire renversé. Au milieu du XVe siècle un orage déclencha un incendie qui la détruit entièrement ainsi que la toiture de l’édifice.

Charles d'Orléans, par lettre du 13 septembre 1447, donne, par grâce spéciale au curé et aux paroissiens de l’église, l’autorisation de couper et prendre dans sa forêt de Russy tout le bois nécessaire à la réfection de l’édifice.

En 1850, l’abbé Belin qui avait été curé pendant 59 ans est remplacé par l’abbé Mollard âgé de 38 ans, plein de zèle et de projets, il entreprend avec le concours des paroissiens de remettre l’église en l’état et de la moderniser.

Il fait refaire tous les vitraux entre 1860 et 1880 et repeindre les murs. N’étant pas satisfait de l’éclairage du chœur, il fait détruire les deux vitraux latéraux et murer l’emplacement puis fait ouvrir le fond du chœur pour y placer un grand vitrail représentant le Calvaire ; au pied de ce dernier il se fait représenter en souvenir de son voyage en Terre Sainte.

Les reliques de Saint Mondry sont conservées dans un curieux petit coffret de bois revêtu de plaques d’os décorées de dessins géométriques que l’on date de l’époque carolingienne. Devant sa fragilité, il fut pourvu au Moyen Âge de pentures en fer étamé pour assurer sa conservation.

L’intérieur de l’église a été entièrement restauré en 1989. Les travaux ont duré six mois. Les peintures murales ont été retirées à l’exception de celles du chœur qui forment un décor autour des fresques. L’idée directrice étant de conserver et restaurer tout ce qui pouvait l’être et de le mettre en valeur.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Cellettes compte dix-huit châteaux ou maisons de maîtres sur son territoire, ce qui en fait une des communes de France les plus riches en ce domaine. Le charme des vallées du Beuvron et de son affluent le Conon a attiré à Cellettes les familles nobles du XVIe siècle, puis les bourgeois de Blois et enfin des familles parisiennes.

Voici la liste de ces châteaux :

  • Le château de l'Angevinière, appelé également Mon repos ou le Gord ;
  • Le château de lArcherie ;
  • Le château des Aulnières, une closerie du XVIIe siècle ;
  • Le château de Beauregard, du XVIe siècle, le plus important, célèbre par sa galerie des portraits et son cabinet des grelots ; il est ouvert à la visite et comporte un parc de près de 70 hectares ;
  • Le château de la Blancardière ;
  • Le Boisselas qui date du milieu du XVIIe siècle ;
  • Le château de la Boissière ;
  • Le château de Bousseuil ;
  • Le château de Conon, qui a été transformé en ferme, et dont on peut encore voir le mur d'enceinte ;
  • La Fresnaye ;
  • Le château de la Gagnotterie, appelé également la Feuillée ou les Rosiers ;
  • L'Hydoinière ;
  • Le château de Lutaine, adossé à la Forêt de Russy, qui s'enorgueillit d'avoir abrité quelque temps l'académicien Paul Claudel qui y écrivit en 1923 Les conversations en Loir-et-Cher ;
  • La Maison Vert ou château de la Vaugelay ;
  • Le château de Montrion ;
  • Le château d'Ornay ;
  • Le château des Rochères ;
  • Le château de la Rozelle ;

à laquelle on peut ajouter :

  • Le château de la Coque qui est plus proche de Cellettes que de Cormeray sa commune d'appartenance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Cellettes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]