Cecil Payne

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Cecil Payne

Description de l'image  Cecil Payne.jpg.
Informations générales
Naissance
Brooklyn
Décès (à 84 ans)
Genre musical Bop, hard bop
Instruments Saxophone baryton, saxophone alto, flûte
Labels Delmark Records

Cecil Payne (14 décembre 192227 novembre 2007) est un saxophoniste de jazz (saxophone baryton). Il est né à Brooklyn, un quartier de New York. Payne jouait également du saxophone alto et de la flûte. Il a joué avec des géants du jazz tels que Dizzy Gillespie et Randy Weston, à côté de sa carrière solo en tant que leader d'une formation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Payne reçut son premier saxophone à l'âge de 13 ans ; il en avait demandé un à son père après avoir entendu Honeysuckle Rose de Count Basie, joué par Lester Young. Payne prit des leçons chez un saxophoniste alto du quartier, Pete Brown.

Carrière[modifier | modifier le code]

Payne débute sa carrière professionnelle avec Jay Jay Johnson sur le label Savoy en 1946. La même année, il commence à jouer avec Roy Eldridge, grâce auquel il rencontre Dizzy Gillespie. Ses premiers enregistrements sont principalement dans le style swing, jusqu'à son embauche par Dizzy Gillespie. Payne reste dans la formation de Gillespie jusqu'en 1949 ; on peut notamment entendre ses solos sur Ow! et Stay On It. Au début des années 1950, il travaille avec Tadd Dameron, ainsi qu'avec Illinois Jacquet de 1952 à 1954. Il entame alors une carrière en indépendant à New York et joue fréquemment avec Randy Weston, avec lequel il travaille jusqu'en 1960[1]. Payne enregistre encore régulièrement pour le label Delmark dans les années 1990, à plus de soixante-dix ans, et même au début du nouveau millénaire.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Payne était le cousin du trompettiste Marcus Belgrave, avec lequel il a brièvement travaillé[2]. À côté de sa carrière de musicien, Payne a travaillé dans l'entreprise de son père dans les années 1950[3]. Payne a dit un jour que ses parents lui avaient fortement recommandé de réfléchir à une carrière de dentiste. Il refusa en arguant que personne ne confierait ses dents à un "Dr. Payne" (qui sonne comme "Dr. Douleur" en anglais)[4].

Discographie non exhaustive[modifier | modifier le code]

  • Randy Weston Jazz a la Bohemia (1956) The Randy Weston Trio plus Payne
  • Patterns of Jazz (1957), son premier album Savoy Records
  • Performing Charlie Parker Music (1961) (Collectables)
  • Cerupa (1993) (Delmark-478)
  • Scotch and Milk (1997) (Delmark DE-494)
  • Payne's Window (1999) (Delmark DE-509)
  • The Brooklyn Four Plus One (1999) (Progressive)
  • Chic Boom: Live at the Jazz Showcase (2001) (Delmark DE-529) avec le saxophoniste ténor Eric Alexander.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ira Gitler, The Masters of Bebop: A Listener's Guide, New York, Da Capo Press,‎ 2001, poche (ISBN 978-0-306-81009-1), p. 40, 41
  2. (en) Scott Yanow, Trumpet Kings: The Players Who Shaped the Sound, Backbeat Books,‎ 2001 (ISBN 978-0-87930-608-3), p. 49
  3. "Ibid"; Gitler, Ira
  4. Cecil Payne at the Up Over Jazz Cafe, Brooklyn, N.Y. 2000