Cecil Day-Lewis

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Cecil Day-Lewis

Autres noms Nicholas Blake
Activités Poète, romancier
Naissance
Ballintubber, Comté de Laois, Drapeau de l’Irlande Irlande
Décès (à 68 ans)
Hadley Wood, Hertfordshire, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Cecil Day-Lewis (ou Day Lewis), (Ballintubber, Irlande - Hadley Wood, Hertfordshire, Angleterre, ) est un poète britannique, poète lauréat de 1967 à 1972, commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique et, sous le pseudonyme de Nicholas Blake, un écrivain de roman policier. Il est le père du comédien Daniel Day-Lewis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils du révérend Frank Cecil Day Lewis et de Kathleen Squires. Après la mort de sa mère en 1906, il est élevé à Londres par son père, avec l’aide d’une tante. Il étudie à Sherborne School et à Wadham College, dont il sort diplômé en 1927. À Oxford, il rejoint le cercle formé autour de W. H. Auden et l'aide à éditer Oxford Poetry 1927. Son premier recueil de poèmes, Beechen Vigil, paraît en 1925[1].

Dans sa jeunesse, Day-Lewis a adopté des idées communistes, devenant membre du Parti communiste de 1935 à 1938, et ses premiers poèmes sont marqués par le didactisme et une préoccupation pour les thèmes sociaux[2]. Il s'engage comme partisan dans l'armée républicaine pendant la guerre civile espagnole, mais, après la fin des années trente, il perd peu à peu ses illusions[1],[3].

En 1928, il se marie avec Mary King, la fille d'un professeur, et travaille comme maître trois écoles[1]. En 1951 il se marie en secondes noces avec l'actrice Jill Balcon.

En 1935, pour compléter les revenus tirés de ses poèmes, Day-Lewis décide d'écrire un roman de détective, A Question of Proof, pour lequel il crée le personnage de Nigel Strangeways, un détective amateur, neveu d'un officier de Scotland Yard[4]. Suivent dix-neuf autres romans policiers. Dans le premier roman, le personnage de Nigel Strangeways est modelé sur W. H. Auden, mais Strangeways devient une figure moins extravagante et plus sérieuse dans les romans suivants. À partir du milieu des années 1930, Day-Lewis parvient à vivre de sa plume[1].

Durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille comme rédacteur de publications au ministère de l'Information, une institution moquée par George Orwell dans son uchronie 1984 (également basée sur l'expérience d'Orwell à la BBC). Dans son travail, il s'éloigne de l'influence d'Auden et développe un style lyrique plus traditionnel. Plusieurs critiques affirment qu'il a atteint sa pleine stature de poète avec Word Over All (1943), quand il achève de prendre ses distances avec Auden[5].

Après la guerre, il rejoint l'éditeur Chatto & Windus comme rédacteur en chef. En 1946, il est lecteur à l'université de Cambridge, publiant ses lectures dans The Poetic Image (1947). En 1951, il se marie avec l'actrice Jill Balcon, fille du producteur de cinéma Michael Balcon. Plus tard, il enseigne la poésie à l'université d'Oxford, où il est professeur de poésie de 1951 à 1956[1].

De ces deux mariages, Day-Lewis a eu cinq enfants, en particulier l'acteur Daniel Day-Lewis et le journaliste Tamasin Day-Lewis, ainsi que l'écrivain et critique télé Sean Day-Lewis, qui a écrit une biographie sur son père, C. Day Lewis : Une Vie littéraire anglaise (1980).

Il est nommé poète lauréat en 1968, succédant à John Masefield. Day-Lewis est également président du Conseil des Arts, dans la catégorie littérature, vice-président de la Société royale de littérature, membre honoraire de l'Académie américaine des Arts et des Lettres, membre de l'Académie irlandaise des Lettres et professeur de rhétorique à Gresham College, à Londres.

Tombe de Cecil Day-Lewis

Day-Lewis meurt le 22 mai 1972, dans le Hertfordshire, dans la maison de Kingsley Amis et d'Elisabeth Jane Howard, où il demeurait avec son épouse. C'était un grand admirateur de Thomas Hardy, et il s'est arrangé pour être inhumé aussi près que possible de la tombe de l'écrivain, au cimetière de l'église St. Michael's, à Stinsford[1].

Epitaph
1904-1972
Shall I be gone long?
For ever and a day
To whom there belong?
Ask the stone to say.
Ask my song.

Poésie[modifier | modifier le code]

"Song"[modifier | modifier le code]

Tiré de The Passionate Shepherd to His Love de Christopher Marlowe :

Come, live with me and be my love,
And we will all the pleasures prove
Of peace and plenty, bed and board,
That chance employment may afford.
I'll handle dainties on the docks
And thou shalt read of summer frocks:
At evening by the sour canals
We'll hope to hear some madrigals.
Care on thy maiden brow shall put
A wreath of wrinkles, and thy foot
Be shod with pain: not silken dress
But toil shall tire thy loveliness.
Hunger shall make thy modest zone
And cheat fond death of all but bone-
If these delights thy mind may move,
Then live with me and be my love[6].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Signé Cecil Day-Lewis[modifier | modifier le code]

Recueils de poésie[modifier | modifier le code]

  • Transitional Poem (1929)
  • From Feathers To Iron (1932)
  • Collected Poems 1929–1933 (1935)
  • A Time To Dance And Other Poems (1935)
  • Overtures to Death (1938)
  • Short Is the Time (1945)
  • Collected Poems (1954)
  • Pegasus and Other Poems (1957)
  • The Whispering Roots and Other Poems (1970)[7]
  • Complete Poems (1992)[8]

Essais[modifier | modifier le code]

  • A Hope for Poetry (1934)[9]

Romans pour enfants[modifier | modifier le code]

  • Dick Willoughby (1933)
  • The Otterbury Incident (1948)

Traductions[modifier | modifier le code]

Signé Nicholas Blake[modifier | modifier le code]

Série Nigel Strangeways[modifier | modifier le code]

  • A Question of Proof (1935)
    Publié en français sous le titre Il manquait une preuve, Paris, Nouvelle Revue Critique, coll. L'Empreinte no 74, 1935 ; réédition, Paris, Librairie des Champs-Élysées, coll. Le Masque no 2329, 1997
  • Thou Shell of Death ou Shell of Death 1936)
    Publié en français sous le titre Rendez-vous avec la mort, Paris, Nouvelle Revue Critique, coll. L'Empreinte no 101, 1936
    Publié en français sous le titre Vaine Carcasse, Paris, Librairie des Champs-Élysées, coll. Le Masque n° 2158, 1994
  • There's Trouble Brewing (1937)
    Publié en français sous le titre Le Squelette en habit, Paris, Nouvelle Revue Critique, coll. L'Empreinte no 126, 1937 ; réédition, Paris, Librairie des Champs-Élysées, coll. Le Masque n° 2284, 1996
  • The Beast Must Die (1938)
    Publié en français sous le titre Que la bête meure !, Paris, Nouvelle Revue Critique, coll. L'Empreinte no 152, 1938 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, coll. Mystère 2e série no 34, 1969
  • The Smiler With the Knife (1938)
  • Malice In Wonderland ou The Summer Camp Mystery (1940)
  • The Case of The Abominable Snowman ou The Corpse in the Snowman (1941)
    Publié en français sous le titre Le Bonhomme de neige, Paris, Albin Michel, coll. Le Limier no 22, 1950
  • Minute for Murder (1946)
    Publié en français sous le titre La Mort est servie, Paris, Albin Michel, coll. Le Limier no 52, 1954
  • Head of a Traveller (1949)
  • The Dreadful Hollow (1953)
  • The Whisper in the Gloom ou Catch and Kill' (1954)
  • End of Chapter (1957)
    Publié en français sous le titre Fin de chapitre, Paris, Trévise, coll. Le Cachet no 5, 1960 ; réédition, Paris, Librairie des Champs-Élysées, coll. Le Masque n° 2244, 1995
  • The Widow's Cruise (1959)
  • The Worm of Death (1961)
  • The Sad Variety (1964)
  • The Morning after Death (1966)

Autres romans policiers[modifier | modifier le code]

  • A Tangled Web ou Death and Daisy Bland (1956)
  • A Penknife in My Heart (1959)
  • The Deadly Joker (1963)
  • The Private Wound (1968)
    Publié en français sous le titre L'Inavouable, Paris, Julliard, coll. PJ, 1973

Nouvelles policières[modifier | modifier le code]

  • Conscience Money (1938)
    Publié en français sous le titre Le Fruit défendu, Paris, Opta, Mystère Magazine no 182, mars 1963
  • Mr. Prendergast and the Orange (1938)
  • The Assassins’ Club ou A Slice of Bad Luck (1939)
    Publié en français sous le titre Le Club des assassins, Paris, Opta, L'anthologie du Mystère no 2, 1962
  • It Fell to Earth ou Long Shot (1944)
    Publié en français sous le titre La Flèche d'or, Paris, Opta, Mystère Magazine no 246, juillet 1968
  • The Snow Line ou A Study in White (1949)
    Publié en français sous le titre Blanc comme neige, Paris, Opta, Mystère Magazine no 29, juin 1950
    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Étude en blanc, dans Petits Romans noir irlandais Paris, Losfeld, 1997 ; réédition, Paris, Rivages/Noir no 505, 2004
  • Sometimes the Blind ou Sometimes the Blind See the Clearest (1963)
    Publié en français sous le titre Un aveugle parfois, Paris, Fayard, Le Saint détective magazine no 120, février 1965

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études sur Cecil Day-Lewis
  • Sean Day-Lewis, Cecil Day-Lewis: An English Literary Life" (1980)
  • Alfred Gelpi, Living in Time: The Poetry of C. Day Lewis (1998)
  • Peter Stanford, "C Day-Lewis: a Life" (2007)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Cecil Day-Lewis
  2. Day Lewis, C
  3. Arte Historia Personajes
  4. Les auteurs de romans policiers oubliés
  5. BBC
  6. Untitled
  7. Poésie
  8. Complete Poems
  9. Essai
  10. Un extrait de son Orphée et Eurydice, paraît dans The Queen's Book of the Red Cross
  11. Traduction et BBC
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Poète Lauréat britannique
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