Cavillon

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Cavillon
L'entrée nord du village.
L'entrée nord du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Picquigny
Intercommunalité Communauté de communes à l'Ouest d'Amiens
Maire
Mandat
Jean-Philippe Delfosse
2014-2020
Code postal 80310
Code commune 80180
Démographie
Population
municipale
104 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 23″ N 2° 05′ 05″ E / 49.9231, 2.0847 ()49° 55′ 23″ Nord 2° 05′ 05″ Est / 49.9231, 2.0847 ()  
Altitude Min. 40 m – Max. 126 m
Superficie 5,46 km2
Localisation

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Cavillon

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Cavillon

Cavillon est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 6 kilomètres du chef-lieu de canton Picquigny et à 22 kilomètres à l'ouest de la capitale picarde, Amiens, Cavillon est un petit village fleuri, entouré de champs et de bois, traversé du nord au sud par la Départementale 95.

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • L'important bois de Cavillon dit « Bois de Tenfol » prolonge le parc du château.
  • « La Briqueterie », à proximité des traces d'une villa gallo-romaine.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la graphie « Cavellon » dès 1166, ce village fut mentionné « Caveillon » en 1301, pour apparaître sous son nom actuel de « Cavillon » en 1567.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Cavillon existe depuis l'époque gallo-romaine. À la période de labours, des archéologues fouillent encore le sol entre le village et le lieu-dit « La Briqueterie », où était construite une villa gallo-romaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Léonard Oboeuf   Agriculteur
mars 1995 mars 2008 Louis Leroy   Agriculteur retraité
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Philippe Delfosse   Électricien
Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 104 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
226 224 226 238 255 254 243 253 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
274 275 274 253 221 200 208 186 182
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
159 145 149 119 104 100 116 104 114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
94 111 117 116 112 94 108 104 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

A la sortie Sud du village
  • L’église, dédiée à saint Nicolas, est en pierres avec clocher bas, couvert d'ardoises. Sur l'abside, on peut lire la date de 1781, mais la nef serait de la fin du XVIe siècle. Les fenêtres quant à elles sont en anse de panier. Au-dessus de la petite porte latérale, un cadran solaire très sobre est gravé.

L'intérieur est couvert d'une voûte en bois plafonnée avec sablières sculptées de motifs végétaux et géométriques. Les blochets sont ornés de têtes humaines (comme dans la plupart des édifices religieux de la région, antérieurs au XIXe siècle, par exemple l'église de Saveuse ou la chapelle de Bovelles), malheureusement empâtés d'un badigeon de chaux blanche. De belles statues en bois polychrome du XVIe siècle voisinent avec d'autres en plâtre polychrome du XIXe siècle. Un « Christ en Croix » en bois polychrome, style art naïf du XVIe siècle, est classé à l'inventaire supplémentaire des « Monuments historiques » de même qu'une statuette de Saint Antoine du XVIe et une statue d'évêque, peut-être Saint Nicolas.

  • Près de l'église, dans un beau parc planté d'arbres séculaires, le château en briques et pierres, se compose d'un corps de logis construit en 1648 et de deux ailes plus basses mais non saillantes, l'une de 1698, l'autre de 1830.

Au début des années 1950, il fut la propriété des Auxiliaires du Clergé de l’Abbaye du Gard (sur la rive gauche de la Somme, en aval de Picquigny).

  • À côté, l’ancienne école-mairie, bâtie en 1868 (école fermée en 1960), a été restaurée et aménagée en salle de réunion et bureau du secrétariat de mairie en 1996.
  • De l’autre côté de la départementale 95, qui traverse le village, dans le cimetière ancien, entouré d’un mur de briques, repose le précédent maire du village, Léonard Oboeuf, aux côtés de cinq soldats du Commonwealth.
  • Chapelle Notre-Dame des Victoires, à la sortie du village, en direction de Oissy.
  • Pour le culte catholique, la commune dépend de la Paroisse St-Simon du Molliénois.

Cavillon et le cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Loisirs, activités associatives, culturelles et touristiques[modifier | modifier le code]

  • Au centre du village, en face de la place récemment aménagée avec plantations, des terrains pour la pratique de la pétanque et des bancs ont pris place. La plus grande des trois mares dont dispose Cavillon est ombragée de tilleuls et abrite dans ses berges fleuries des nids de poules et de canes.
  • L'agrément de la commune de Cavillon (bien entretenue malgré un employé municipal partagé avec des communes voisines) est le fruit notamment de l'impulsion fournie par Madame Leroy, épouse de l'ancien maire, soucieuse de l'image que reflète le village et à laquelle contribuent les habitants par l'entretien et le fleurissement de leurs propriétés.
  • Plusieurs circuits de randonnée passent sur le territoire de Cavillon (descriptif établi sous forme de panneau par la C.C.O.A.).
  • Bibliothèque communale, tenue par des bénévoles les deuxième et quatrième samedi de chaque mois.
  • Association « Vivre à Cavillon »
  • Soirée crêpes en février
  • La fête locale a lieu en mai. Des concours de pétanque sont alors organisés le samedi et des attractions foraines sont à disposition tout le week-end.Pour 2008 la date est fixée au dimanche 25 mai.
  • Des animations en période de fête de Noël ont lieu le dimanche avant le 25 décembre : un goûter avec les enfants (distribution de jouets par le Père Noël qui apporte également un colis aux aînés) et toute la population est organisé chaque année.

Activités économiques et équipements collectifs[modifier | modifier le code]

  • L'employé municipal travaillant à l'entretien des rues du village est un cantonnier commun à plusieurs communes.
  • L’école communale étant fermée depuis 1960, les enfants d’âge scolaire, maternelle et primaire, sont désormais scolarisés, selon le choix des parents, soit à Picquigny soit dans le regroupement pédagogique concentré de Fourdrinoy-Oissy-Cavillon avec des services de garderie, restauration scolaire et ramassage scolaire. Le collège de rattachement est celui d’Ailly-sur-Somme.
  • Typiquement agricole, le village compte sept exploitations agricoles dont un G.A.E.C. de trois membres et une société de quatre agriculteurs.

Leur production concerne la polyculture et l'élevage : nombreuses vaches laitières, deux élevages de porcs, un poulailler de poules pondeuses de plein air.

Suite à l’application de l’arrêté préfectoral du 2 mai 2007, il sera procédé à la demande du G.A.E.C Caffin, dont le siège social est à Cavillon même, à une enquête publique en vue d’obtenir l’autorisation d’exploitation d’une porcherie (naissance et engraissement) d’une capacité de 16 296 places équivalent porc sur la parcelle ZB 74 B au lieudit « le Gaugrez », au milieu d’un triangle composé des communes de Cavillon, Le Mesge, Riencourt.
Sont particulièrement concernées par les risques et inconvénients d’un tel projet les communes de Amiens, Boves, Breilly, Briquemesnil-Floxicourt, Cagny, Crouy-Saint-Pierre, Dreuil-lès-Amiens, Fluy, Fourdrinoy, Le Mesge, Molliens-Dreuil, Oissy, Picquigny, Pissy, Revelles, Riencourt, Saisseval, Seux, Soues, entre autres.
Dès la troisième semaine de juin 2007, près de 3 000 signatures ont été réunies afin de s'opposer à ce projet, qui fut l'objet de plusieurs titres et articles dans la presse locale (Le Courrier picard, en particulier). L'émoi prit soudain une telle ampleur que des médias nationaux (Europe 1, par exemple) firent parfois état de ce mouvement de fronde régionale, qui n'est aux yeux de certains pas sans rappeler la levée protestataire face au projet du troisième aéroport envisagé dans le Santerre, il y a peu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 11 avril 2014, p. 20.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011