Caudeval

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Caudeval
L'église
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Chalabre
Intercommunalité Communauté de communes du Chalabrais
Maire
Mandat
Josette Fontaneau
2014-2020
Code postal 11230
Code commune 11080
Démographie
Gentilé Caudevalois, Caudevaloises
Population
municipale
174 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 04′ 32″ N 1° 58′ 32″ E / 43.0755555556, 1.9755555555643° 04′ 32″ Nord 1° 58′ 32″ Est / 43.0755555556, 1.97555555556  
Altitude Min. 314 m – Max. 530 m
Superficie 7,19 km2
Localisation

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Caudeval

Caudeval (en catalan ou occitan Caudavalh) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune limitrophe avec le département de l'Ariège en Midi-Pyrénées (communes de Moulin-Neuf)

À mi-chemin entre Mirepoix (Ariège) et Limoux (Aude), Caudeval est un village de 170 habitants, culminant à 360 mètres.

À partir de l’église et du château du XIIe siècle, vous emprunterez le chemin de Labade pour un point de vue sur le val d’Ambronne, le Razès et ses coteaux fertiles et vallonnés. Vous apercevrez alors aussi bien les Pyrénées que la Montagne Noire.

Accès par l'ancienne route nationale 626 entre Mirepoix et Gueytes-et-Labastide.

En occitan Caudeval signifie « la fin de la vallée » ou « vallée chaude » d'où la rumeur qu'il y aurait eu des sources thermales.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Caudeval se confond avec l'historique du château de Caudeval et peut être scindée en quatre périodes.

Avant le XIe siècle[modifier | modifier le code]

Avant la construction du château, le site était une terre des comtes de Foix, appelée en 1132, "Vallée de Vendras", aux Xe et XIe siècles, nom gallo-romain formé sur "Venerius" plus suff."anum".

Des décors de l'époque romaine ont été trouvés sur le site du château, en particulier deux fûts de colonne de 7 m de hauteur chacune. Au XIe siècle une tour existait à l'angle nord-ouest du château ; les fondations de cette tour ont été retrouvées et dégagées en 1988. Les comtes de Foix, menant une politique d'expansion vers le bassin méditerranéen, avaient étendu leur autorité jusqu'au col de Peyrefite, à l'est de Caudeval.

Le premier château, au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le comte de Foix, Roger III, fit don de la moitié de ses droits sur la vallée de Vendras, quand sa fille, Brandimène, épousa Guillaume A'NIORT, vicomte du pays de Sault, en 1132. Le château comprenait l'actuelle partie sud, de section rectangulaire et de dimension réduite (moins de la moitié de la surface de l'actuel château). Les défenses du château étaient puissantes, avec des courtines, sur une double rangée, et constituaient un très grand rectangle, "engerbant" la tour IXe siècle. L'entrée était située sur la face est ; deux corbeaux, de grande dimension, subsistent ; ils supportaient le mâchicoulis au-dessus de l'entrée, à la place de la tour extérieure est. À la fin du XIIe siècle, le village de Caudeval fut créé ; il comprenait une rue centrale et une ceinture de remparts, dont l'entrée se situait à l'angle est ; il subsiste un angle de cette ceinture, appelé "la tourette". Des fossés entouraient le village. Les habitants étaient "à la disposition" du seigneur soit à titre de "main d’œuvre", soit comme adjoints d'hommes de guerre, tels que guetteurs. Les seigneurs épousèrent la cause cathare et la famille A'NIORT domina la région ; ce fait méconnu a écarté Caudeval, à tort et à l'encontre de l'Histoire, des sites cathares de l'Aude.

Le deuxième château, après la croisade cathare[modifier | modifier le code]

Couvrant mirepoix face à l'est, le château de Caudeval fut pris en 1209 lors du passage des forces de Simon de Montfort. Deux boulets de pierre ont été trouvés datant du siège de 1209. le pierrier était en position, selon toute vraisemblance, sur la colline sud et à moins de 100 mètres, là où des Templiers ont construit un ouvrage dont les fondations subsistent. Les suzerains de Caudeval furent, dès lors, durant près de six siècles les Levis-Mirepoix. Le châteaux fut agrandi puis, doublé en volume : le mur ouest, fait de très beaux moellons, et des ouvertures intérieures sont le témoignage de ces travaux. Les courtines furent renforcées ; la courtine est subsiste avec ses trous de boulins pour, en cas de menace ou de siège, la mise en place de hourds. Parmi les seigneurs, il convient de citer Jean d'Aulon, maître d'Host de Jeanne d'Arc (commandant l'armée de Jeanne d'Arc), gouverneur de Castemnaudary, puis gouverneur de Peyrepertusse, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes, enfin conseiller du Roi. Les deux coseigneuries furent réunies en une baronnie en 1565 ; Hector de Labat, capitoul, fut le premier baron. À cette époque fut construite à la tour à escalier en vis. La cour sud était pavée et on entrait dans la tour en franchissant deux marches, découvertes en 1995. À l'extérieur, le renforcement des défenses fut réalisé par les Levis, quand ils construisirent les deux tours tours entre 1300 et 1350, la tour est s'appuyant sur le mur-porte du premier châteaux. Ces tours, de section carrée, étaient plus basses qu'actuellement. Le châteaux fut pris une deuxième fois, en 1575, lors des guerres de religion par des troupes protestantes. Il fut repris un an après.

Le troisième château du XVIe à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Par suite d'alliances, la famille des Comtes de Rochechouart, Marquis de Faudoas, s'installa à Caudeval. Une aile est fut construite avec la cage du grand escalier. La toiture, plate, fut refaite avec un couronnement de génoises à cinq rangées. La tour du XVIe siècle fut rehaussée, ainsi que les tours extérieures. Dans treize salons et cabinets, des décors de gypseries furent réalisés. Certains décors sont uniques en France : ils représentent à la fois les armoiries des Rochechouart-Faudoas, les symboles de sièges de villes prises par certains Rochechoaurt et les attributs de Gouverneur de Province. D'autres rappellent les prénoms des enfants des Seigneurs de Caudeval au XVIIe siècle. Comme ces décors étaient de couleur blanche, il était nécessaire qu'ils soient fortement éclairés. Par voie de conséquences, les ouvertures à meneaux furent supprimées et de nouvelles ouvertures furent percées, doublant leur surface. Les façades actuelles sont identiques a celles du XVIIe siècle. Les fossés en eau furent comblés ; le sol de la cour pavée et les rues du village surélevées de 1,20 m.

La courtine fut percée pour construire le portique de pierres avec bossages et boules d'amortissement. Le portail en bois fut remplacé au XIXe par un portail en fer forgé, rappelant les décors de la rampe du grand escalier et dominé par une lyre, puisque le propriétaire, le comte de Tréville au XIXe siècle, était musicien et avait créé, au château, un atelier de luthier.

Le comte de Tréville fit détruire la tour du IXe siècle, de même que les Rochechouart firent démolir au XVIIIe siècle les courtines, sauf celles de l'est, combler les fossés et relever le niveau de la cour sud, ainsi que le niveau de la « cour des armes » ou « cour des tours ».

Au XIXe siècle, l'Orangerie et les « communs » furent construits, en reliant le bâtiment principal aux anciennes petites écuries.

Travaux de sauvetage et de restauration[modifier | modifier le code]

Depuis 1972, 700 m2 de toitures furent refaites ainsi que les façades des trois tours ; les intérieurs ont été aménagés. Pour tous ces travaux, le prix de l'Obélisque du Conseil de l'Europe des VMF et un prix de Chefs-d'œuvre en péril furent décernés. Le propriétaire reçut en 1982, de monsieur le ministre de la Culture, une lettre personnelle de félicitations.

Un musée romain fut créé ; il fut agrandi au fur et à mesure des découvertes. Un musée d'Artillerie a aussi été créé. Une galerie néolithique, du site du château, était exposée.

À l'intérieur, les visiteurs pouvaient voir, outre les musées, la salle des gardes (XVIIe siècle), les géoles (XVIIe et XVIIIe siècle), le salon de Marguerite, le salon de billard, le salon de peintures où étaient présentés peintures, dessins, sanguines et lithographies.

À ce jour, le château ne se visite plus.

Différents seigneurs de Caudeval :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Caudeval Blason D'argent, à un pal componé de sinople et d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1939 1989 Fevrier Francois PS maire
1989 2001 Serres Serge SE maire
2001 2009 Danièle Wyrwich SE maire
2009 2014 Josette Fontaneau SE maire
2014 2020 Josette Fontaneau SE maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 174 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330 298 333 323 348 354 334 347 374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313 372 342 322 313 289 283 280 299
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
257 284 273 214 224 195 191 191 170
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
146 136 141 132 144 153 168 172 174
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Regroupement pédagogique Caudeval - Moulin-Neuf

Associations sur la commune[modifier | modifier le code]

  • CDF CAUDEVAL Comité des fêtes organise concours de belote, fetes locale, repas avec animation
  • La Maison bleue
  • Association des parents d'élèves du regroupement pédagogique Caudeval - Moulin-Neuf
  • Amicale du 3ème âge du Val d'Ambronne
  • ACCA de Caudeval
  • Association « Hobbits de Lambronne », association pour promouvoir la littérature Fantasy et la culture Fantasy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]