Catherine de Suède

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Sainte Catherine de Suède
Image illustrative de l'article Catherine de Suède
Sainte Catherine de Suède
Veuve, moniale, abbesse de l’ordre de Sainte-Brigitte
Naissance 1322
Décès 1381  (à 59 ans)
Vadstena
Nationalité Flag of Sweden.svg Suédoise
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 24 mars[1]
Attributs Souvent représentée en compagnie d'une biche
Saint patron Des femmes enceintes et des risques d'avortement

Catherine de Suède aussi nommée Catherine de Vadstena - 1322-1381 était la fille de sainte Brigitte de Suède et l'abbesse du couvent de Vadstena de l’ordre de Sainte-Brigitte.

Catherine avec la biche à ses côtés.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Catherine appartient à la famille royale de Suède. Sa mère est sainte Brigitte de Suède et son père Ulf Gudmarson. Elle est la seconde fille et la quatrième de leurs huit enfants.

Elle est élevée dans le couvent des Cisterciennes de Risaberg (ou Bisberg) et ne souhaite pas quitter cette communauté religieuse mais dès l'âge de douze ou treize ans, son père l'accorde en mariage au chevalier Edgar von Kyren (Eggard de Kyrn ou Edgar Lydersson), seigneur d'Eggerstnæs bien plus âgé qu'elle. Elle soigne avec dévouement son mari invalide dont elle n'a aucun enfant, ayant obtenu de lui qu'il préserve sa virginité[2].

En 1349, avec le consentement de son mari, elle rejoint sa mère à Rome où celle-ci s'est établie depuis son veuvage. C’est lors de ce voyage qu’elle apprend la mort d’Edgar. Elle décide alors de rester elle aussi à Rome jusqu’à la mort de sa mère, résistant à toutes les sollicitations des seigneurs locaux qui la demandent en mariage ou tentent de l'enlever selon plusieurs légendes[3].

Toutes deux visitent longuement les églises et les tombeaux des martyrs, et s’adonnent à de longs exercices de mortification. Elles vont aussi soigner les malades des hôpitaux, vivent dans la pauvreté et l’austérité et accomplissent des pèlerinages en Terre sainte.

Elle revient ensuite en Suède pour ensevelir la dépouille de sa mère au couvent de Vadstena dont elle devient l'abbesse.

Catherine repart à Rome en 1375, pour obtenir la reconnaissance papale de l’ordre de Sainte-Brigitte et la canonisation de sa mère, qui n’a lieu qu'en 1384.

Elle a écrit un livre de dévotion, intitulé Consolation de l'âme (en suédois médiéval Siælinna tröst, ou Själens tröst en suédois moderne) dont un exemplaire daté de 1407 existe toujours.

Sainte Catherine de Suède, fille de sainte Brigitte, ne fut jamais canonisée non plus. Son procès se déroula de 1446 à 1489, mais il ne fut jamais conclu.

Dans l'iconographie chrétienne, elle a généralement comme attribut un cerf ou une biche, rappelant la légende de cet animal qui la défendit contre les poursuites de jeunes débauchés[4].

En 1484, l'approbation du pape Innocent VIII pour assurer sa vénération comme sainte sans être canonisée se traduit par le fait qu'elle rejoint sa mère sainte Brigitte au catalogue des saints. Son procès en béatification et canonisation se déroule de 1446 à 1489, mais n'est jamais achevé en raison de la réforme protestante[5].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir site Nominis
  2. (en) J.C. Cooper, Dictionary of Christianity, Routledge,‎ 2013, p. 47
  3. Élisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes, Bayard,‎ 2008, p. 504
  4. Jacques-Paul Migne, Encyclopédie théologique, Chez l'éditeur,‎ 1850, p. 128
  5. « Katarina Ulfsdotter », Nordisk Familjebok, 1910, p. 1281–1283

Liens externes[modifier | modifier le code]