Catharine Macaulay

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Portrait de Catharine Macaulay par Robert Edge Pine, vers 1775.

Catharine Macaulay (née Catharine Sawbridge et, au moment de sa mort, Catharine Graham) (1731‑1791), est une historienne anglaise.

Fille de John Sawbridge de Olantigh, un propriétaire terrien du Kent, elle est favorable au républicanisme, et sympathise avec la Révolution française. Elle écrit une Histoire de l'Angleterre depuis l'accession de Jacques Ier jusqu'à l'accession de la maison de Hanovre (8 volumes, 1763‑83), qui connait un grand succès.

Catharine Macaulay compte parmi les activistes politiques principaux de son époque et est impliquée dans de nombreux groupes réformateurs. Elle soutient activement John Wilkes pendant la controverse wilkesienne des années 1760, et est étroitement associée avec la radicale Society for the Supporters of the Bill of Rights. Ses ouvrages reçoivent une critique favorable, se vendent bien et ont sur son époque une influence politique.

Elle écrit en 1790 dans ses Lettres sur l'éducation, tout comme le fait Mary Wollstonecraft en 1792, que l'apparente faiblesse des femmes n'est due qu'à leur éducation insuffisante[1].

Le radicalisme croissant de son œuvre et son mariage scandaleux avec William Graham en 1778 nuisent à sa réputation en Grande-Bretagne, où elle demeure à Bath, dans le Leicestershire, puis à Binfield, dans le Berkshire. Ses ouvrages historiques continuent d'être populaires en Amérique. Ils y fournissent une interprétation de l'histoire de la Grande-Bretagne en lutte constante pour une vertu et une liberté encore à atteindre, et jouent un rôle significatif dans la formation de l'idéologie révolutionnaire.

Elle est d'ailleurs personnellement en relation avec de nombreuses figures majeures de la Révolution américaine. Elle réside à Mount Vernon avec George Washington et sa famille en 1785 ; tous deux continuent à correspondre sur l'organisation d'un gouvernement idéal pendant tout le reste de sa vie.

Elle meurt à Binfield le 22 juin 1791, et y est enterrée dans l'église paroissiale de All Saints.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Walters, Margaret, Feminism: A Very Short Introduction, USA, Oxford University Press,‎ 2006, poche (ISBN 978-0-19-280510-2, lien LCCN?), p. 30