Cathédrale d'Isernia

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Cathédrale d'Isernia
Image illustrative de l'article Cathédrale d'Isernia
La façade
Présentation
Nom local Cattedrale di San Pietro Apostolo
Culte Catholicisme
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse Isernia-Venafro
Début de la construction 1349
Fin des travaux XIXe siècle
Style dominant Style baroque et néoclassique
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Molise
Province Province d'Isernia
Commune Isernia
Coordonnées 41° 36′ 00″ N 14° 14′ 00″ E / 41.6, 14.2333341° 36′ 00″ Nord 14° 14′ 00″ Est / 41.6, 14.23333  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale d'Isernia
La cathédrale sur une photo de 1925

La Cathédrale d'Isernia (Cattedrale di San Pietro Apostolo ou Cattedrale di Isernia en italien) est le dôme de la ville de Isernia, dans la région Molise. Il s'agit de l'édifice de culte catholique le plus important de la ville d'Isernia, église mère de la diocèse Isernia-Venafro et siège de la dite paroisse. La cathédrale se trouve sur la piazza Andrea d'Isernia, dans le centre historique et est bâtie sur les restes d'un ancien temple païen italique du IIIe siècle av. J.-C.. Son aspect actuel est le résultat de nombreuses interventions effectués soit après les nombreux séismes, soit suite aux projets de restructuration de l'édifice.

Historique[modifier | modifier le code]

La base de l'édifice comporte les restes d'un temple d'une colonie italique assujettie à Rome datant de vers 264 av. J.-C. Le temple de la Triade Capitoline dédié aux dieux Jupiter, Junon et Minerve comportair trois cellules, une par divinité. Le podium en travertin caractérisé par un basement massif est encore visible dépassant sur le côté.

Au Moyen Âge, une cathédrale de style greco-byzantin est construite sur le site du temple. L'entrée était située au Sud, l'abside au Nord, correspondant aux anciennes cellules dédiées aux dieux païens. En 1300, un campanile est construit à redos de la cathédrale. Une série de désastres, parmi lesquels de nombreux séismes ont endommagé les structures de l'édifice. Une première restauration a lieu en 846 et 1349 le batiment est totalement reconstruit suite à l'écroulement provoqué par un fort séisme. Son aspect changea fondamentalement avec le déplacement de l'entrée côté Nord donnant sur la place du marché. L'intérieur de l'église était constitué de trois nefs richement décorées.

En 1456 un nouveau séisme a endommagé l'édifice qui a été de nouveau restauré en gardant les mêmes caractéristiques.

Au XVIIe siècle deux chapelles sont construites sur les côtés de l'abside et en 1769 la coupole. En 1805, un fort tremblement de terre déterira les anciennes structures de l'édifice qui a été de nouveau reconstruit au même endroit mais en plus grand. Les travaux ont eu lieu entre 1826 et 1834, sous l'épiscopat de Gomez Cardosa, et complétés par monseigneur Gennaro Saladino entre 1837 et 1851, qui a fait construire le pronaos.

Au mois de septembre 1943, l'eglise est endommagée par un bombardement aérien. L'édifice est restauré à l'initiative de l'évêque Achille Palmerini entre 1963 et 1968.

Par la suite, des fouilles archéologiques ont été réalisées à l'intérieur de la cathédrale. Ceux-ci ont mis en évidence les antiques structures du temple visibles à travers un pavement en verre.

Extérieur[modifier | modifier le code]

La façade

La façade principale de la cathédrale donne sur la place Andrea d'Isernia et est flanquée par celle moins élevée du palais episcopal. Son aspect actuel est le fruit des la restauration néoclassique effectués sur ordre de l'évêque Gennaro Saladino pendant la seconde moitié du XIXe siècle. L'entrée est constituée de trois grands portails en bronze de style moderne est est précédé d'un ample pronaos, lui aussi du XIXe siècle ; la structure avec le grand tympan triangulaire en travertin, est soutenue par deux couples de poteaux aux angles et par quatre grandes colonnes ioniques sut le fronton. En 1954, les deux côtés du pronaos ont été ouvertes et les grilles en fer forgé supprimées. Le long de la façade gauche de la cathédrale qui longe le Corso Marcelli, restée en brique, on voit la stratification historique et la présence d'un portail en style baroque avec une corniche en marbre, actuellement muré est situé à un niveau plus élevé par rapport au plan routier.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L'intérieur

L'aspect actuel de l'intérieur de la cathédrale remonte aux restaurations effectuées sur ordre de l'évêque Gennaro Saladino et ses successeurs à partir de 1851, ceci suite au séisme du 26 juillet 1805.

L'espace interne est comporte trois nefs avec quatre travées dotées de poteaux décorés de lésènes d'ordre corinthien en marbre polychrome.

La nef centrale comporte sur le mur intérieur de l'entrée la cantoria en bois avec l'orgue de marque Ruffati. Le transept, avant le séisme de 1984 possédait une voûte en berceau décorée à fresque de figures de saints. La coupole possède encore sa décoration originale à fresque qui recouvre entièrement la calotte interne, réalisée en 1927 - 1928 par le peintre Amedeo Trivisonno. La décoration est centrée sur le dogme de l' Assomption de Marie, et s'inspire stylistiquement des fresques baroques. Le pavement dont la plus grande partie est en verre remonte à 2002 et permet de voir les vestiges archéologiques retrouvés sous l'édifice.

La chapelle du très saint Sacrément avec l'icone de la Virgo Lucis

L' abside a une forme rectangulaire et conserve deux œuvres baroques. Adossé à la paroi du fond se trouve le maître autel datant du XVIIIe siècle, commandé par l'évêque d' Isernia Michelangelo de Peruta. L'autel est surmonté par la Consegna delle Chiavi a San Pietro (« Remise des Clefs à saint Pierre »), de Raffaele Gioia.

Le maître autel, la cathèdre, l'ambon et les fonts baptismaux en marbre situés sous l'arc de séparation de la croisée du transept et l'abside datent de années 1980.

La cappella del Santissimo Sacramento (« chapelle du très saint Sacrément »), située à gauche de l'abside comporte un autel baroque en marbre polychrome avec ciboire surmonté de deux chérubins et par le Saint-Esprit.

Le retable comporte la très ancienne peinture byzantine dénommée Virgo Lucis (La Madone de la Lumière) de Marco Basilio. Cette œuvre dont la réalisation remonte au XVe siècle a été apportée à Isernia en 1567 par l'évêque Lomellina.

Dans la chapelle à droite du presbythère se trouve la statue de la Madonna de ru père (Madone du Pied), réalisée probablement au XIIIe siècle, située à l'origine au Sanctuaire Santa Maria d'Altopiede, puis à l' Eremo dei Santi Cosma e Damiano et enfin dans la cathédrale au XXe siècle.

Diverse œuvres font partie du Trésor de la Cathédrale dont la cage en bronze doré de San Nicandro (XIVe siècle, la Croix d'argent donnée par Celestin V, divers calices et une Croix d'autel de l'école angevine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Ranuccio Bianchi Bandinelli et Mario Torelli, L'arte dell'antichità classica, Etruria-Roma, Turin, Utet,‎ 1976
  • (it) Dora Catalano, Itinerari: La città antica, in: D. Catalano, N. Paone, C. Terzani, Isernia, p.  97-115, Isernia, Cosmo Iannone Editore,‎ 2001
  • (it) Pasquale Damiani, Palazzi e Chiese della Città di Isernia, p.  125-131., Venafro, Edizioni Vitmar,‎ 2003

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]