Cathédrale Sainte-Marie de Pampelune

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Cathédrale Sainte-Marie
de Pampelune
Image illustrative de l'article Cathédrale Sainte-Marie de Pampelune
Présentation
Nom local Catedral de Santa María de Pamplona
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archevêché de Pampelune (siège)
Début de la construction 1394
Fin des travaux 1501
Style dominant Gothique
Néo-classique (façade)
Protection Classée BIC (1931)
Géographie
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Navarre Navarre
Commune Pampelune
Coordonnées 42° 49′ 11″ N 1° 38′ 27″ O / 42.819768, -1.64081242° 49′ 11″ Nord 1° 38′ 27″ Ouest / 42.819768, -1.640812  

Géolocalisation sur la carte : Navarre

(Voir situation sur carte : Navarre)
Cathédrale Sainte-Mariede Pampelune

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
Cathédrale Sainte-Mariede Pampelune

La Cathédrale Sainte-Marie est située à Pampelune, en Espagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'église romane primitive subsistent quelques chapiteaux, des portails et du cloître, exposés au musée de Navarre. Cette cathédrale fut édifiée entre 1100 et 1127, les travaux du cloître roman se prolongeant jusqu'en 1137.

En 1280 fut entreprise la construction d'un nouveau cloître gothique, qui est parvenu jusqu'à nous. Son édification dura jusqu'en 1375, parallèlement à l'élévation d'annexes de la cathédrale : réfectoire, cuisine, chapelle Barbazgna.

Las, en 1391, la nef de la cathédrale romane du XIIe siècle s'effondra. Seules la façade, le chevet et le cloître échappèrent au désastre. Dès 1394, Charles III le Noble (1387-1425) fait reconstruire sur le même emplacement une nouvelle cathédrale gothique, en préservant le cloître achevé peu de temps avant. Les travaux de reconstruction se prolongèrent jusqu'en 1501.
Au XVIIIe siècle, Ventura Rodríguez réédifia la façade principale dans les styles baroque et néo-classique, alors à la mode.

La nef[modifier | modifier le code]

La nef de la cathédrale

La nef ne compte que deux étages : grandes arcades et fenêtres. La sobriété des nervures, les grandes surfaces de mur nu lui donnent l'aspect dépouillé du gothique navarrais.

De plan à trois nefs, une croisée de transept, avec une abside polygonale, dont un déambulatoire. Devant la grille ouvragée qui ferme le sanctuaire, se dresse le tombeau en albâtre commandé en 1416 par le roi Charles III le Noble, fondateur de la cathédrale, pour lui-même et son épouse Eléonore.

Le sculpteur tournaisien Janin Lomme, instruit de l'art funéraire de Dijon, a su personnaliser les visages des gisants et varier les attitudes et les costumes des pleurants.

Dans une chapelle du déambulatoire à droite, un retable hispano-flamand, de la fin du XVe siècle.

Le cloître[modifier | modifier le code]

La Porte précieuse

Il date des XIVe et XVe siècles avec d'élégantes baies gothiques parfois surmontées de gâbles qui donnent à ce cloître une grande légèreté.

Les tombeaux sculptés et les portes des différentes dépendances sont intéressants. La Dormition de la Vierge figurant au tympan de la porte d'accès au cloître est d'une expression presque baroque. Dans l'aile Est, la chapelle « Barbazane » (de Barbazàn, l'évêque qui a fait ériger son tombeau) présente une belle voûte en étoile du XIVe siècle.

Du côté sud, la « Porte Précieuse » est une pièce maîtresse de la sculpture de la même époque : le tympan et le linteau, consacrés à la vie de la Vierge, sont sculptés avec beaucoup de finesse ; de part et d'autre de la porte se répondent les deux statues d'une fort belle Annonciation.

Le musée diocésain[modifier | modifier le code]

Il est installé dans l'ancien réfectoire des chanoines de la cathédrale et la cuisine attenante, qui datent de 1330. Dans le réfectoire, grande pièce voûtée de six croisées d'ogives, la chaire du lecteur est ornée d'une charmante chasse à la licorne. La cuisine carrée comporte une cheminée dans chaque angle et une lanterne centrale haute de 24 m.
Le musée expose de nombreux objets de culte précieux dont deux reliquaires : celui du Saint-Sépulcre offert par Saint-Louis en 1258, au roi Thibaud II de Navarre (1253-1270), et celui du Lignum Crucis, offert par l'empereur Manuel II Paléologue à Charles III le Noble, en 1401.
Des Vierges de bois polychromes et des Christs provenant de toute la région.

Protection[modifier | modifier le code]

La cathédrale fait l’objet d’un classement en Espagne au titre de bien d'intérêt culturel depuis le 3 juin 1931[1].

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur le Camino navarro du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle'.
On vient de Villava, la prochaine commune est Cizur Menor, et l'église San Miguel Arcángel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base BIC du ministère espagnol de la Culture sous le nom Iglesia Catedral de la Asunción de Nuestra Señora et le n° de référence RI-51-0000755.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]