Cathédrale Saint-Louis de Saint-Louis-du-Sénégal

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16° 01′ 29″ N 16° 30′ 16″ O / 16.02477, -16.50445 ()

Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondue avec la cathédrale de Saint-Louis dans l’État américain du Missouri

La Cathédrale Saint-Louis de Saint-Louis-du-Sénégal est une cathédrale du XVIIIe siècle située sur la place d'armes, dans le quartier sud de l'île Saint-Louis au Sénégal.

C'est la plus ancienne église d'Afrique de l'Ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux religieuses aux abords de la cathédrale de Saint-Louis en 2007

Longtemps les chrétiens de Saint-Louis ne disposaient pas d'une véritable église. Ils se réunissaient en divers lieux, dans l'enceinte du fort, à l'intérieur de l'hôpital militaire, voire dans des maisons particulières, par exemple la demeure de Jean Thévenot, qui fut le maire de la ville de 1765 à 1778. L'occupant anglais interdit même la présence de prêtres et toute manifestation religieuse.

La reprise de la colonie par les Français en janvier 1817 modifie la donne. Lors de son arrivée dans l'île en 1822, la mère Anne-Marie Javouhey, fondatrice de l'ordre des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, réclame la construction d'une véritable église. Elle est soutenue par le commandant et administrateur, le baron Roger, qui pose la première pierre le . La pierre est bénie par l'abbé Girardon, préfet apostolique. L'édifice est ouvert aux fidèles l'année suivante, puis consacré le . À Gorée, l'église Saint-Charles-Borromée sera achevée à son tour en 1830.

Architecture[modifier | modifier le code]

Son plan rappelle (dans des proportions plus réduites) les églises construites à cette époque en France : trois nefs avec un transept. Des tribunes fermées de balustrades métalliques surplombent les bas-côtés.

Sa façade néo-classique avec ses deux tours carrées lui donnent une certaine monumentalité. La statue du roi de France trône sur le portique d'entrée.

Comme le reste de l'île, la cathédrale figure depuis 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, mais l'érosion, les oiseaux et le manque de moyens ont eu raison de sa sobre élégance et ses piliers géants seraient aujourd'hui atteints d'une « arthrose architecturale irréversible »[1].

Note[modifier | modifier le code]

  1. « Cathédrale en détresse » [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Abdoul Hadir Aïdara, Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Grandvaux, 2004, p. 79-80 (ISBN 2-909550-43-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Joseph Roger de Benoist, Histoire de l'Église catholique au Sénégal : Du milieu du XVe siècle à l'aube du troisième millénaire, Karthala, Paris, 2008 (ISBN 2845868855)

Lien externe[modifier | modifier le code]