Cathédrale Saint-Jean-Baptiste d'Alès

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Cathédrale Saint-Jean-Baptiste d'Alès
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Jean-Baptiste d'Alès
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Nîmes
Début de la construction XVIIe siècle
Protection Monuments historiques
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Commune Alès
Coordonnées 44° 07′ 26″ N 4° 04′ 39″ E / 44.12386, 4.07749 ()44° 07′ 26″ Nord 4° 04′ 39″ Est / 44.12386, 4.07749 ()  

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Cathédrale Saint-Jean-Baptiste d'Alès

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste est une cathédrale catholique romaine du diocèse de Nîmes. Elle est située à Alès, sous-préfecture du département du Gard en France.

Présentation[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste côtoie les bâtiments modernes

La cathédrale est édifiée sur les restes d'une ancienne église carolingienne, elle-même située sur l'emplacement d'un temple gallo-romain.

Le clocher-porche, massive tour carrée, possède quelques éléments de l'édifice antérieur datant des XIIe et XVe siècles. À l'origine surmonté d'un dôme recouvert de plomb détruit par la foudre en 1775, il est surmonté d'un gracieux campanile en forme de flèche en fer forgé datant de 1776 abritant la cloche des heures. La nef est couverte de voutes sur croisées d'ogives dont la hauteur atteint 20 mètres et le chœur est entouré d'une imposante colonnade de style louis XVI XVIIIe. Une haute coupole surmonte la croisée du transept. Les peintures et décors (XIXe) des murs et voutes du chœur et de la nef sont malheureusement dans un très mauvais état.

En 1629, Louis XIII assiège la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante dans les Cévennes animé par le duc de Rohan, qui capitule après neuf jours. Les huguenots sont autorisés par le roi à partir pour Anduze avec la promesse expresse de ne plus porter les armes contre le roi. Le , Richelieu accorde aux protestants la paix d'Alès ou l'Édit de grâce qui leur retirait leurs places fortes mais leur confirmait les garanties religieuses de l'édit de Nantes.

La cathédrale d'Alès lors de la seconde phase des travaux de restauration extérieurs en avril 2012

En 1694, afin de combattre la religion réformée et sur ordre de Louis XIV, le diocèse d'Alès est créé. La cathédrale est presque entièrement reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le dernier évêque, Mgr de Beausset, abandonne son poste pendant la Révolution et le diocèse est supprimé le 29 novembre 1801. Les paroisses du diocèse ont été divisées entre les diocèse d'Avignon et de Mende, puis de Nîmes.

L’édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Sur un autre aspect, la démolition d'une partie du vieil Alès au début des années 1960 a provoqué la construction d'immeubles modernes de styles "barres HLM" en face même de l'entrée de la cathédrale et sur son flanc ouest. Celle-ci est désormais complètement masquée depuis les quais du Gardon. Cette opération d'urbanisme pour le moins calamiteuse et très contestée a défiguré à jamais le centre de la vieille ville et a créé de véritables verrues architecturales...

Très récemment, l'ensemble a fait en partie l'objet d'une campagne de nettoyage et de restauration des façades extérieures, notamment la belle toiture en demie coupole du chœur désormais protégée des intempéries par une couverture de plomb. Cependant,comme déjà mentionné, les peintures intérieures de la nef et du chœur sont en très mauvais état et mériteraient une sérieuse restauration. Une campagne de réhabilitation de la cathédrale a débuté pour permettre une rénovation complète du bâtiment[2], les travaux s'achèveront aux alentours de 2014.

Le grand orgue[modifier | modifier le code]

À la suite des guerres de religion, l'église ne possède plus d'orgue depuis 1622. En 1727, Charles Boisselin, d'Avignon, est chargé de construire l'orgue qu'il achève en 1729. Dès 1782, l'orgue est reconstruit par Jean-François Lépine qui ajoute le positif de dos. Tous les tuyaux sont neufs, à l'exception de la Montre du Grand-Orgue. Le nouvel instrument est reçu en novembre 1783. Dominique Cavaillé effectue des travaux en 1808-1809.

En 1860, le facteur Théodore Puget effectue une restauration. La mécanique et les sommiers sont refaits à neuf, le Récit est enfermé dans une boîte expressive et le nombre de jeux est porté à 28. Seuls les sommiers de Pédale seront préservés. Puget conserve aussi la plus grande partie de la tuyauterie de l'Épine qu'il réharmonise.

Devenu presque injouable vers 1930, Bossier effectue, en 1938, une restauration contestable de l'instrument qui fut endommagé par la foudre.

La partie instrumentale de l'instrument datant du XVIIIe siècle est classée « monument historique » en juillet 1962. Le buffet de Boisselin est classé en mars 1971. En 1973, la restauration est confiée à Alain Sals, de Malaucène, qui aboutit à la mise en place d'un instrument dont la composition se situe dans la tradition de l'orgue polyphonique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00102948 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. 4M d'euros pour restaurer la cathédrale d'Alès

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]