Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de Naples

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Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de Naples
Image illustrative de l'article Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de Naples
La façade du XIXe siècle et le portail du XVe siècle.
Présentation
Nom local Duomo San Gennaro
Culte Catholicisme
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Naples (siège)
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XIXe siècle
Style dominant Architecture gothique
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Campanie
Commune Naples
Coordonnées 40° 51′ 09″ N 14° 15′ 35″ E / 40.8525, 14.259640° 51′ 09″ Nord 14° 15′ 35″ Est / 40.8525, 14.2596  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption de Naples

La cathédrale de Naples, bâtie à la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle, dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, est surtout célèbre pour les reliques de saint Janvier, saint patron de la ville, qui y sont conservées. De ce fait, elle est également et plutôt connue sous le nom de Duomo San Gennaro.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'édifice a été construit par Charles Ier d'Anjou, sur l'emplacement de la première basilique-cathédrale Santa Stefania qui datait du VIe siècle. La nef de gauche mène à la basilique paléochrétienne Santa Restitua, construite vers 450 et remaniée au XVIIe siècle, et au baptistère San Giovanni in Fonte édifié un siècle plus tard.

Architecture[modifier | modifier le code]

Gravement endommagée tout d'abord par un tremblement de terre en 1349[1] puis, plus récemment, par les bombardements de 1943, elle a été refaite à plusieurs reprises et a maintenant une façade néogothique (1876). Cette dernière conserve des portails du XVe siècle d' Antonio Baboccio. Celui du milieu est orné de deux lions et d'une Vierge à l'Enfant de Tino di Camaino, dans la lunette.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L'intérieur est de structure gothique, à trois nefs soutenues par seize piliers, compte de nombreuses chapelles, dont beaucoup ont encore leur aspect gothique d'origine, une abside du XVIIIe siècle, la cathèdre de l'évêque en marbre et les tombes de plusieurs personnages illustres, dont saint Aspreno, le premier évêque de la ville.

Le plafond à caissons de la nef a été commandé en 1621 par l'archevêque et cardinal Decio Carafa. Il est orné de grandes peintures dues aux meilleurs peintres napolitains de l'époque, dont Santafede, Girolamo Imparato et Giovanni Vincenzo da Forli. Entre les arcades et les fenêtres de la nef, Luca Giordano, le plus célèbre peintre napolitain du XVIIe siècle, a peint des médaillons représentant les Apôtres, les Pères de l'Église et les saints napolitains.

Vue de la nef.

Au revers de la façade se trouvent les tombeaux de certains rois de la dynastie angevine qui a régné sur le royaume de Naples du XIIIe siècle au XVe siècle, dont celui de Charles Ier, fondateur de lignée et frère de Saint Louis. Ils ont été réaménagés à la fin du XVIe siècle par Domenico Fontana.

Au niveau des pilastres de la nef se trouvent les bustes des seize premiers évêques de Naples, décor commandé par le cardinal et archevêque Decio Carafa au début du XVIIe siècle et achevé au siècle suivant.

Le chœur de la cathédrale a été refait au XVIIIe siècle par l'architecte Paolo Posi à la demande du cardinal Spinelli dans un style rococo. On y trouve une sculpture de Pietro Bracci.

Le transept droit abrite une Assomption réalisée par Le Pérugin et son école qui ornait autrefois le maître-autel de la cathédrale et fut commandée par le cardinal Oliviero Carafa.

La chapelle Capece Minutolo a conservé son architecture et sa décoration gothique d'origine. Son pavement de mosaïque et ses fresques du XIIIe siècle sont de Montano d'Arrezo. Elle abrite un grand nombre de tombeaux.

La basilique de Santa Restituta.

La crypte du Succorpo à trois nefs, commandée par le cardinal Oliviero Carafa, a été décorée de statues et de bas-reliefs de style Renaissance par le Lombard Tommaso Malvito et ses assistants. Elle fut construite à partir de 1497 sous l'abside pour accueillir les reliques de San Gennaro que le cardinal Carafa était parvenu à rapatrier à Naples. Ses ossements y sont toujours conservés.

Du bas-côté gauche de la nef on accède à l'ancienne basilique de Santa Restituta, église d'époque paléochrétienne qui fut remanié dans le style baroque mais qui présente encore une architecture du IVe siècle dans la nef, avec notamment les colonnes antiques d'origine. Le décor du plafond fut réalisé par Luca Giordano tandis que le chœur présente une étonnante scénographie baroque, avec un décor peint encadré d'un rideau en stuc. La basilique renferme des tombes médiévales et, dans une des chapelles latérales, de précieuses mosaïques réalisées en 1322 par Lello da Orvieto. A partir de cette basilique, on peut accéder à l'édifice le plus ancien du complexe de la cathédrale : le baptistère de San Giovanni in Fonte, du IVe siècle, dont le plafond est décoré de mosaïques du Ve siècle en partie conservées.

La chapelle du Trésor[modifier | modifier le code]

Plafond de la chapelle du Trésor par Giovanni Lanfranco.

La chapelle du Trésor de saint Janvier (Cappella del Tesoro di San Gennaro) est la troisième chapelle du collatéral droit. Elle fut bâtie entre 1608 et 1637, suite au vœu émis par les Napolitains d'ériger une somptueuse chapelle à saint Janvier en remerciement de sa protection lors de l'épidémie de peste qui ravage Naples en 1525-1529. En forme de croix latine et surmontée d'une coupole, elle est l'œuvre de Francesco Grimaldi et constitue le joyau de l'art baroque napolitain. Le décor somptueux a été commandé à certains des meilleurs artistes italiens de la première moitié du XVIIe siècle, alors actifs à Rome auprès du pape. La fresque de la coupole représentant le Paradis a ainsi été peinte entre 1641 et 1643 par le peintre baroque Giovanni Lanfranco, d'origine parmesane. Les fresques des murs sont, elles, l'œuvre de Domenichino, également bolonais, qui les a réalisées de 1631 à 1641. Les artistes napolitains, furieux que cette commande prestigieuse soit confiée à des peintres étrangers organisèrent une cabale contre Domenichino, allant jusqu'à prendre en otage sa famille. L'artiste finit par mourir à la tâche en 1641 et fut remplacé par Lanfranco. L'un des tableaux d'autels, peint en 1646 et représentant un épisode de la vie de saint Janvier, est l'œuvre de José de Ribera. Le maître-autel est orné de reliefs en argent massif de Gian Domenico Vinaccia. Derrière l'autel, deux niches conservent les ampoules contenant le sang de San Gennaro. La grille ouvragée qui donne accès à la chapelle depuis la nef de la cathédrale, datée de 1630, est l'un des chefs-d'œuvre de Cosimo Fanzago.

La sacristie[modifier | modifier le code]

La sacristie conserve quarante-quatre bustes d'argent des autres saints protecteurs de Naples, dont :

  • Le splendide buste-reliquaire de saint Janvier, véritable chef-d'œuvre d’orfèvrerie réalisé au XIVe siècle par les maîtres français Étienne Godefroy, Guillaume Verdelay et Milet d'Auxerre.
  • Le buste reliquaire de Saint Pierre de Vérone, d'un orfèvre napolitain anonyme vers 1600, en argent fondu, battu et iselé, dim; 105 X 70 cm.

Œuvres d'Art[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. qui détruisit en particulier la façade du Duomo
  2. Notice sur l'œuvre

Liens externes[modifier | modifier le code]